Kushner : Les États-Unis ont profité de l’isolement d’Israël après la frappe de Doha pour conclure l’accord sur Gaza
Le Likud affirme que l’attaque contre le quartier général du Hamas a été un facteur décisif dans la libération des otages ; le Premier ministre avait présenté ses excuses au Qatar pour cette frappe
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Jared Kushner, envoyé spécial et gendre du président américain Donald Trump, a déclaré que les États-Unis avaient conclu l’accord d’octobre 2025 prévoyant un cessez-le-feu à Gaza et la libération des otages, tirant parti de « l’isolement international » auquel Israël était confronté après sa « terrible » frappe contre le quartier général du Hamas à Doha, au Qatar, en septembre dernier.
Cette frappe, menée le 9 septembre 2025 contre les dirigeants du Hamas dans la capitale qatarie, a coûté la vie à un agent de sécurité et à cinq membres subalternes du Hamas, mais a laissé les dirigeants du groupe terroriste palestinien relativement indemnes.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été poussé par Washington à présenter des excuses publiques aux dirigeants qatariens, et le cessez-le-feu à Gaza a suivi peu après.
Kushner, qui a représenté les États-Unis lors de négociations sur Gaza, l’Iran et l’Ukraine, bien qu’il n’occupe aucun poste officiel au sein du gouvernement, a fait ces déclarations vendredi lors d’une intervention à distance à la conférence de Yalta sur la sécurité européenne. Elles ont été rendues publiques dimanche.
Interrogé sur les négociations avec la Russie, Kushner s’est appuyé sur l’accord de cessez-le-feu à Gaza pour illustrer le fait que des événements extérieurs peuvent contribuer à ouvrir la voie à des percées diplomatiques, mais uniquement si les diplomates ont « fait le travail » nécessaire pour parvenir à un accord.
« Regardez l’accord que nous avons conclu… à Gaza », a déclaré Kushner.
Jared Kushner on Gaza:
Israel did the strike in Doha, which was a terrible thing. It was unsuccessful as a military operation, and that led to Israel being globally isolated.
And we used that dynamic in order to push them into a deal that now, today, they’re quite happy with.… pic.twitter.com/B6xLZsyzr6
— Clash Report (@clashreport) September 13, 2026
« Nous y avons travaillé pendant neuf mois, et nous avions défini ce qui se passerait après la guerre… quelles seraient les garanties de sécurité, quels seraient les efforts humanitaires. »
« Ensuite, en réalité, nous avons tiré parti de cette frappe erronée », a-t-il poursuivi.
« Israël a frappé à Doha, ce qui était une chose terrible… Cette opération militaire a échoué et a conduit à l’isolement international d’Israël. Nous avons utilisé cette dynamique pour les pousser à conclure un accord dont ils sont aujourd’hui tout à fait satisfaits, même s’ils étaient un peu réticents à l’époque… Mais au final, cela s’est avéré formidable à la fois pour eux et pour la population de Gaza. »
« Si nous n’avions pas effectué tout le travail préparatoire… lorsque l’occasion s’est présentée, rien ne se serait produit », a déclaré Kushner.
Dans un communiqué publié dimanche soir sans mentionner Kushner, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likud, a réagi à ces propos.
« La décision du Premier ministre d’envoyer l’armée israélienne à Gaza-City et de frapper les dirigeants du Hamas au Qatar, conjuguée à la pression intense exercée par le président Trump, a conduit le Hamas à renoncer à ses exigences et à accepter de libérer tous les otages encore retenus à Gaza », a déclaré le parti, qui mène un combat difficile pour conserver le pouvoir lors des élections du 27 octobre.
Kushner avait précédemment déclaré dans l’émission « 60 Minutes » en octobre, après l’entrée en vigueur de l’accord sur Gaza, que la frappe israélienne sur Doha avait conduit Trump à se rendre compte « qu’il était temps de se montrer très ferme et de les empêcher de faire des choses qu’il estimait contraires à leurs intérêts à long terme ».
Trump avait alors déclaré qu’il était « très mécontent » d’Israël à cause de cette frappe contre le Qatar, un allié « solide » de Washington, et s’était engagé à ce que les États-Unis défendent cet émirat du Golfe en cas d’attaque future.
Fin septembre 2025, lorsque Netanyahu s’est rendu à la Maison Blanche pour annoncer l’accord d’Israël sur le compromis concernant Gaza, Trump a pris des dispositions pour que le Premier ministre présente ses excuses au Qatar.
Quelques jours plus tard, Israël et le Hamas ont conclu un accord de cessez-le-feu et de libération des otages, qui a permis la libération, le 13 octobre, des 20 otages encore en vie. Les dépouilles toujours détenues par le Hamas ont également été restituées dans un délai très court.
Le cessez-le-feu a mis fin aux combats à grande échelle, mais pas aux frappes israéliennes sporadiques sur Gaza. Le Hamas a accusé Israël de violer l’accord, tandis qu’Israël a accusé le groupe terroriste de l’avoir enfreint à plusieurs reprises et de poursuivre ses efforts pour reconstruire ses capacités militaires, affirmant que cela justifiait les frappes.
Gaza reste divisée en deux zones, l’une contrôlée par Israël et l’autre par le Hamas, et les négociations visant à obtenir le désarmement du groupe terroriste et la reconstruction de l’enclave n’ont enregistré que des progrès limités.
la Communauté du Times of Israël !







