La conseillère juridique de la Knesset met en garde contre le projet de loi « Haredim »
Selon Miri Frenkel Shor, l'alternative proposée, le shirout leumi, ne répond pas aux exigences en matière d'égalité et de sécurité ni aux besoins actuels de Tsahal
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La conseillère juridique de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Miri Frenkel Shor, a fait part de ses vives inquiétudes concernant le projet de loi censé réglementer la conscription des ultra-orthodoxes dans l’armée israélienne, ont rapporté les médias israéliens lundi.
Dans un avis publié à la veille de la discussion du projet de loi par la commission, elle aurait déclaré que l’alternative proposée, à savoir un service civil – le shirout leumi – ouvert uniquement aux diplômés des établissements d’enseignement ultra-orthodoxes, violait les principes d’égalité et n’était pas équivalent au service militaire.
Shor a souligné que le shirout leumi est plus court, volontaire et ne comprend pas de service de réserve, tout en ne répondant pas aux besoins actuels en matière de sécurité qui exigent une augmentation des effectifs de combat de Tsahal.
Le projet de loi actuel, qui permettrait aux Haredim d’effectuer leur shirout leumi au sein d’organismes tels que l’administration pénitentiaire israélienne (IPS), l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, l’agence de renseignement du Mossad ou la police, a été transmis aux membres de la commission par son président, Boaz Bismuth.
Au moins huit députés de la coalition s’opposent à ce texte, tandis que les factions haredim tentent de former un front uni avant le débat prévu mardi.
La semaine dernière, un haut responsable du département du budget du ministère des Finances a informé Shor que le projet de loi récemment dévoilé n’entraînerait pas d’augmentation du nombre de recrues, et pourrait même réduire le nombre de Haredim rejoignant l’armée.
Selon la chaîne N12, le département du budget prévient que le projet de loi supprime les sanctions les plus efficaces contre les réfractaires à la conscription, comme les allocations versées aux yeshivot et les subventions pour les garderies, tout en gonflant artificiellement les taux d’enrôlement en comptant les Haredim qui choisissent de faire leur shirout leumi plutôt que de rejoindre les rangs de Tsahal.
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