La justice américaine exige que l’UNRWA paie pour les crimes du Hamas et du Hezbollah
Cette nouvelle action en justice fait suite à la position adoptée en avril par le ministère de la Justice, selon laquelle cette agence onusienne n'a pas droit à l'immunité
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Des citoyens américains victimes d’attaques perpétrées par les groupes terroristes palestinien du Hamas et chiite libanais du Hezbollah, ainsi que des proches de ces personnes, poursuivent en justice l’Office très controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), exigeant qu’elle soit tenue responsable d’avoir aidé et permis les actions des groupes terroristes.
Le New York Times a rapporté samedi que la plainte a été déposée jeudi devant un tribunal fédéral à Washington, sur la base d’une décision du ministère de la Justice datant d’avril, selon laquelle l’UNRWA ne peut bénéficier de l’immunité devant les tribunaux américains.
Selon la plainte, l’UNRWA aurait fourni une aide matérielle au Hamas et au Hezbollah, ce qui constituerait une violation des lois antiterroristes. Elle affirme également que l’UNRWA USA a aidé ces groupes terroristes en collectant des dons.
L’acte d’accusation affirme que, plutôt que de promouvoir la paix et la coexistence, l’UNRWA encourage activement les attitudes anti-Israël et antisémites à travers ses positions, ses services et son système scolaire.
Une deuxième action en justice a été intentée l’an dernier à New York par les familles de plus de 100 victimes du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
L’UNRWA a été créée en 1949 à la suite de la Guerre d’Indépendance de 1948 avec les armées arabes qui a accompagné la création de l’État moderne d’Israël. Elle fournit une aide, des soins de santé et une éducation à des millions de Palestiniens à Gaza, en Cisjordanie, ainsi que dans les pays arabes voisins (Syrie, Liban et Jordanie).
Quelque 5,9 millions de personnes sont enregistrées comme réfugiés palestiniens par l’UNRWA, car elles sont descendantes d’Arabes déplacés lors de la guerre qui a entouré la création d’Israël en 1948.
Israël soutient depuis longtemps que l’UNRWA perpétue le conflit israélo-arabe en utilisant cette définition du statut de réfugié, le seul cas au monde où il se transmet de génération en génération. Les autres réfugiés dans le monde relèvent d’une autre agence des Nations unies qui n’autorise pas la transmission de ce statut aux descendants qui n’ont pas été déplacés eux-mêmes. La définition des réfugiés donnée par l’UNRWA signifie que la population de réfugiés palestiniens ne cesse d’augmenter avec le temps, même lorsque les descendants de réfugiés obtiennent la citoyenneté d’un autre pays.
Une interdiction israélienne de l’agence a été votée par la Knesset en novembre à une large majorité, avec le soutien des partis d’opposition, à la suite d’une série de révélations concernant des employés de l’agence activement impliqués dans des groupes terroristes dans la bande de Gaza, la participation de certains d’entre eux à l’invasion et aux massacres perpétrés par le Hamas le 7 octobre, et l’utilisation répétée des infrastructures de l’UNRWA à des fins terroristes.
Israël a également fourni des preuves que les écoles de l’agence incitaient à la haine d’Israël et glorifiaient les attaques contre les Israéliens.
En septembre 2024, le ministère de la Justice, alors sous l’administration de l’ancien président Joe Biden, a affirmé que l’ONU n’avait pas renoncé à son immunité devant les tribunaux américains, ce qui exemptait l’UNRWA de poursuites et empêchait le procès de se tenir à New York.
Mais en avril, le ministère a déclaré que « si, auparavant, le gouvernement avait estimé que certaines immunités protégeaient l’UNRWA de toute obligation de répondre » aux allégations concernant son rôle dans les « crimes odieux » du 7 octobre, il avait « depuis réévalué cette position et conclue désormais que l’UNRWA n’était pas immunisée contre ce litige ».
Le ministère a expliqué que si l’ONU jouissait de l’immunité devant les tribunaux américains, ses « organes subsidiaires », tels que l’UNRWA, n’en bénéficiaient pas.
la Communauté du Times of Israël !







