La synagogue portugaise d’Amsterdam célèbre ses 350 ans en présence du roi
Face à la montée de l'antisémitisme dans son pays, le roi Willem-Alexander a assisté à la cérémonie anniversaire de celle qui fut autrefois la plus grande synagogue du monde
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Le roi Willem-Alexander des Pays-Bas s’est joint dimanche aux membres de la communauté juive portugaise pour célébrer le 350ᵉ anniversaire de la synagogue portugaise d’Amsterdam.
Face à la montée de l’antisémitisme dans le pays, le roi s’est levé lorsque les dirigeants de la synagogue ont récité des prières pour l’État d’Israël, les soldats de l’armée israélienne et les otages détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas.
À l’issue de la cérémonie, il a discuté avec des membres de la communauté juive de l’histoire de celle-ci et de la synagogue. Il a également rencontré de jeunes membres de la communauté pour discuter de son avenir.
Plusieurs compositions musicales ont été interprétées lors de cet événement, notamment une nouvelle version du chant liturgique « Adon Olam ».
La synagogue portugaise, également connue sous le nom d’Esnoga, est l’un des monuments juifs les plus importants et les plus emblématiques d’Europe. Ouverte en 1675 par des Juifs séfarades qui avaient fui les persécutions au Portugal et en Espagne pendant l’Inquisition, elle était à l’époque la plus grande synagogue du monde, reflétant l’importance et la prospérité de la communauté juive d’Amsterdam au XVIIᵉ siècle.
Conçue par l’architecte Elias Bouman, la synagogue est construite dans le style d’une grande salle classique. Elle est toujours utilisée par la communauté locale et a conservé son intérieur d’origine, intégralement préservé.
À ce jour, il n’y a ni électricité ni chauffage. Elle n’est éclairée que par ses hautes fenêtres cintrées et les centaines de bougies qui illuminent les lustres en laiton, et chauffée uniquement par la chaleur des personnes qui s’y trouvent.
Au début du mois, la synagogue a célébré son anniversaire avec un concert aux chandelles. Cette semaine, une série de conférences est organisée, avec des discussions sur des personnalités historiques telles que le fondateur de la synagogue, le rabbin Isaac Aboab da Fonseca, et Samuel Sarphati, un médecin, philanthrope et urbaniste juif néerlandais, nommé cette année « plus grand Amstellodamois de tous les temps ».
Cette célébration intervient à un moment difficile pour les quelque 35 000 Juifs des Pays-Bas, alors que l’antisémitisme est en hausse depuis le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre avec Israël.
Un triste record de 421 actes antisémites a été recensé aux Pays-Bas en 2024, soit une augmentation de 11 % par rapport au précédent pic historique, avait indiqué en avril le Center for Information and Documentation on Israel (CIDI), un groupe de veille juif néerlandais.
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Début novembre 2024, la police d’Amsterdam avait été débordée par des ratonnades visant des supporters du club israélien Maccabi Tel Aviv. Ces attaques avaient été particulièrement traumatisantes pour la communauté juive.
Dans une analyse de la communauté néerlandaise, l’Institut for Jewish Policy Research (JPR), basé à Londres, avait indiqué en janvier que la communauté juive connaissait une légère croissance, due uniquement à l’immigration d’Israéliens dans le pays. Sans cela, elle serait en déclin.
la Communauté du Times of Israël !







