Le chef de la police du Hamas dans le nord de Gaza tué dans une frappe
Le général de brigade Abdel-Nasser Al-Maqadma était surnommé le gouverneur du nord de Gaza ; Tsahal : plusieurs terroristes ayant participé au 7-Octobre éliminés
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Samedi, le général de brigade Abdel-Nasser Al-Maqadma, chef des forces de police administrées par le Hamas dans le nord de la bande de Gaza, a été tué dans une frappe aérienne israélienne, ont indiqué le ministère de l’Intérieur dirigé par le Hamas et les services de secouris.
Maqadma était l’un des cinq Palestiniens au moins qui ont trouvé la mort sous les frappes israéliennes dans la journée de samedi. Il était également connu sous le surnom de gouverneur du nord de la bande de Gaza.
Maqadma a été tué dans la région de Sheikh Radwan, au nord de Gaza-City, ont précisé les secours.
L’armée israélienne a indiqué que l’individu faisait également partie de la branche armée du Hamas.
Ces derniers mois, Israël a éliminé des dizaines de membres des forces de police dirigées par le Hamas, notamment plusieurs hauts responsables, accusant nombre d’entre eux d’appartenir à la branche armée du Hamas et de faire peser une menace immédiate sur Israël et ses forces à l’intérieur de Gaza.
Le Hamas affirme pour sa part que les attaques israéliennes contre les forces de police et leur quartier général visent à faire régner le chaos et l’anarchie dans l’enclave, et qu’elles violent le cessez-le-feu qui a été conclu en octobre sous l’égide des États-Unis.
???? متابعة | وزارة الداخلية والأمن الوطني في غزة: استشهاد مدير شرطة محافظة شمال غزة عميد/ عبد الناصر محمد المقادمة (54 عاماً)، إثر استهدافه من طائرات الاحتلال في حي الشيخ رضوان شمال، غربي مدينة غزة. pic.twitter.com/VLZ2oSJg2s
— فلسطين أون لايـن (@F24online) July 25, 2026
L’armée israélienne a aussi indiqué samedi que plusieurs membres du Hamas, parmi lesquels un terroriste ayant participé à l’invasion d’Israël lors du pogrom du 7 octobre 2023, avaient été tués lors de frappes menées dans la bande de Gaza la semaine dernière.
Une frappe lancée mardi dans le centre de l’enclave palestinienne a permis d’éliminer Muhannad Asaad Mahmoud Abu Ghazal, commandant d’une cellule de la Force Nukhba. Selon l’armée, Abu Ghazal avait attaqué la région de Kissufim le 7-Octobre.
Une autre frappe, survenue mardi dans le nord de Gaza, a tué Raed Hani Mohammed, un agent de surveillance au sein du dispositif aérien du Hamas, a annoncé l’armée israélienne. Nabhan Mohammed Nabhan al-Amsi, chef des renseignements de la brigade de Gaza-City du groupe terroriste, a également perdu la vie lors de cette même frappe, a ajouté l’armée.
L’armée israélienne a expliqué que ces membres du Hamas avaient préparé des attaques contre des soldats et des civils israéliens, et qu’ils avaient été pris pour cible afin de « neutraliser la menace ».
צה"ל חיסל ראש חוליית נוח'בה שפשט למרחב כיסופים ב-7 באוקטובר ומחבלים נוספים מארגון הטרור חמאס
צה"ל תקף במרכז רצועת עזה מוקדם יותר השבוע (ב'), וחיסל את המחבל מהנד אסעד מחמוד אבו גזאל, ראש חוליית נוח'בה בארגון הטרור חמאס.
אבו גזאל פשט למרחב כיסופים במהלך טבח ה-7 באוקטובר.
בתקיפה… pic.twitter.com/fDWBhHiS9j
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) July 25, 2026
Par ailleurs, selon les services de secours palestiniens, une frappe israélienne a tué samedi un sauveteur dans le camp de réfugiés de Nuseirat, situé au centre de la bande de Gaza. Un policier qui avait été blessé lors d’une frappe aérienne israélienne la semaine dernière est par ailleurs décédé samedi, ont-ils ajouté. L’armée israélienne n’a pas encore commenté cet incident.
D’après les secouristes, une frappe aérienne israélienne a aussi tué deux personnes dans une maison à Khan Younès, au sud de l’enclave. Pour l’armée israélienne, cette frappe visait un membre du groupe terroriste du Jihad islamique.
Plus tard dans la journée de samedi, une frappe aérienne israélienne, également à Khan Younès, a causé la mort du lycéen Khaled Al-Breim, portant le bilan de la journée à au moins cinq personnes tuées. Selon ses proches, Khaled Al-Breim a été abattu alors qu’il apportait des friandises à ses proches et amis qui s’étaient réunis au domicile familial pour le féliciter, car il venait de terminer le lycée et se préparait à entrer à l’université.
L’armée israélienne n’a pas encore réagi à la mort de ce lycéen.
Ces derniers décès viennent s’ajouter au bilan de plus de 1 180 Palestiniens morts dans des attaques israéliennes depuis l’entrée en vigueur, en octobre, du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, selon les autorités de santé de Gaza, qui assurent que la plupart des victimes étaient des civils.
Israël affirme pour sa part ne viser que les terroristes, lesquels opèrent au sein de la population civile. Le Hamas ne communique généralement pas le nombre de ses pertes.
Si le cessez-le-feu a mis fin aux combats à grande échelle, il n’a toutefois pas mis un terme aux frappes israéliennes, quasi quotidiennes. Pendant cette même période, quatre soldats israéliens ont été tués par des terroristes à Gaza.
Les pourparlers de paix sont au point mort
Les pays médiateurs, notamment l’Égypte, le Qatar, la Turquie et les États-Unis, tentent de faire avancer le plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin au conflit à Gaza, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait israélien. Mais cette initiative ne semble guère progresser.
La guerre a éclaté lorsque des terroristes dirigés par le Hamas ont envahi le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tuant plus de 1 200 personnes et enlevant 251 otages.
Selon le ministère de la Santé de Gaza administré par le Hamas, plus de 72 000 personnes ont été tuées dans l’enclave pendant la guerre – dont plus de 600 depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025 -. Ce bilan ne fait toutefois pas la distinction entre civils et hommes armés.
Pour l’armée israélienne, le bilan global avancé par le Hamas est globalement exact. Les responsables de Tsahal estiment en effet que deux à trois civils ont été tués pour chaque terroriste neutralisé.
Tsahal annonce avoir tué plus de 23 000 combattants à Gaza, auxquels viennent s’ajouter 1 600 autres terroristes abattus sur le sol israélien lors du pogrom du 7-Octobre.
Israël affirme vouloir limiter au maximum les pertes civiles, soulignant que le Hamas utilise les civils de Gaza comme autant de boucliers humains, combattant depuis des zones civiles, notamment des habitations, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Le bilan israélien de l’offensive terrestre contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires le long de la frontière avec l’enclave palestinienne s’élève à 477 morts.
Israël contrôle de fait près de 64 % de cette minuscule enclave côtière, détruite par les bombardements durant la guerre qui a suivi l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël en 2023.
La quasi-totalité des 2 millions d’habitants de Gaza vit désormais sur une minuscule bande de terre, principalement dans des tentes de fortune ou dans des bâtiments endommagés, et dans des conditions désastreuses, sous le contrôle du Hamas.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a condamné cette semaine les frappes israéliennes à Gaza.
« Neuf mois après l’annonce d’un cessez-le-feu, il n’y a toujours aucun endroit sûr pour les Palestiniens à Gaza », a déclaré aux journalistes à Genève le porte-parole du Haut-Commissariat, Thameen Al-Kheetan.
« L’armée israélienne a intensifié ses attaques à Gaza ces derniers jours, tuant et blessant des dizaines de Palestiniens », a-t-il dénoncé. Les frappes israéliennes ont coûté la vie à « au moins 57 Palestiniens, dont six enfants et huit femmes », entre le 13 et le 20 juillet, a précisé Kheetan.
Ces derniers jours, l’armée israélienne a annoncé une série de frappes dans la bande de Gaza visant des membres du Hamas et du Jihad islamique qui, selon elle, auraient participé à l’attaque du 7-Octobre ou à la prise d’otages qui a suivi.
L’armée a également indiqué avoir pris pour cible un dépôt d’armes, un site de fabrication d’armes et une position de lancement de roquettes, ajoutant que ces infrastructures représentaient une menace pour ses soldats.
Kheetan, quant à lui, a expliqué que les frappes avaient visé des immeubles d’habitation, au moins une tente dans laquelle se trouvaient des personnes déplacées, ainsi que d’autres zones densément peuplées. Trente-quatre des victimes ont été « tuées loin de la Ligne jaune imposée par Israël », a-t-il souligné, en référence à la ligne de démarcation entre la région contrôlée par l’armée israélienne, qui couvre la majeure partie de la bande de Gaza, et le reste du territoire, contrôlé de facto par le Hamas.
Au sujet des attaques des 17 et 18 juillet, Kheetan a indiqué que le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme avait établi que 10 frappes israéliennes avaient tué au moins 21 Palestiniens.
« Lors de l’une de ces attaques, qui a visé un appartement de Gaza-City, ce sont cinq membres d’une même famille qui ont été tués : les deux parents et trois enfants, respectivement âgés de 8, 15 et 17 ans », a-t-il déclaré.
« Le meurtre de civils lors de ces attaques soulève des interrogations quant à la persistance de violations du droit international humanitaire, de crimes de guerre et d’autres atrocités potentielles à Gaza », a souligné Kheetan. « En vertu du droit international, le fait d’attaquer délibérément des civils constitue un crime de guerre. »
On ignore pour l’instant à quelles frappes il faisait référence. Israël a assuré que les frappes du 17 juillet avaient permis d’éliminer un tireur d’élite du Jihad islamique palestinien, ainsi qu’un membre de la division des opérations du Hamas, et que les frappes du 18 juillet avaient visé des dépôts d’armes, ainsi que deux terroristes du Hamas, notamment un commandant, qui avaient pris part à l’invasion d’Israël le 7-Octobre et étaient impliqués dans la prise d’otages.
Ces derniers mois, Israël a intensifié ses efforts pour cibler et éliminer les terroristes impliqués dans le pogrom du 7 octobre 2023 et les événements qui ont suivi.
Israël rejette les accusations selon lesquelles il ciblerait des civils. Il affirme respecter toutes les lois de la guerre. Il reconnaît que des non-combattants sont parfois tués accidentellement, et souligne que le Hamas opère délibérément depuis des zones civiles.
En début de semaine, des responsables impliqués dans la mise en œuvre du plan de paix américain pour Gaza ont confié au Times of Israel que le cadre envisagé à l’automne dernier progressait « à petits pas », mais qu’il faudrait sans doute encore des années avant de constater des avancées significatives en matière de désarmement du Hamas, de déradicalisation et de reconstruction à grande échelle.
Le Hamas, qui reste l’autorité gouvernante de facto dans les parties de la bande de Gaza non contrôlées par l’armée israélienne, refuse toujours de rendre les armes. Israël, quant à lui, n’a pas encore approuvé les mesures de procédure relatives à certains volets du plan – notamment le déploiement de forces étrangères de maintien de la paix, la constitution d’une nouvelle force de police palestinienne et les opérations humanitaires.
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