Le Conseil de Paix rassure Israël après ses inquiétudes sur le plan pour Gaza
"Le retrait de Tsahal au-delà de la Ligne jaune n'aurait lieu qu'une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s'y est engagé auprès des médiateurs", a précisé le Conseil de Paix sur X
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Le Conseil de Paix de Donald Trump, chargé de mettre en œuvre la deuxième phase du plan de paix à Gaza, a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu que l’armée israélienne ne se retirerait pas de l’enclave avant le désarmement « complet » du groupe terroriste palestinien du Hamas.
De son côté, le Qatar, médiateur dans ce conflit, a accusé mardi Israël d’entraver les efforts diplomatiques.
L’intensification des frappes ces derniers jours » sur Gaza « n’est rien d’autre qu’une tentative de faire dérailler la mise en œuvre du plan et de bloquer les solutions pacifiques au conflit », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.
Israël s’était inquiété lundi d’un accord annoncé par le président américain, accepté par le Hamas et rendu public vendredi, relatif à la deuxième étape du plan Trump pour la sortie du conflit. Le texte rattache le désarmement du groupe terroriste palestinien à un retrait progressif des troupes israéliennes de Gaza.
Le Conseil de Paix a ensuite précisé sur le réseau social X que « le retrait de Tsahal au-delà de la Ligne jaune n’aurait lieu qu’une fois le désarmement achevé, comme le Hamas s’y est engagé auprès des médiateurs », en référence à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle israélien, représentant plus de 60 % de la bande de Gaza, et le reste du territoire.
Dans une première version, ensuite rectifiée, de cette publication, il avait d’abord mentionné un « retrait total » de l’armée israélienne.
Des ministres israéliens n’en ont pas moins réclamé l’organisation d’un vote au sein du gouvernement pour annuler l’accord, affirmant qu’il ne reflétait pas ce qui avait été initialement discuté.
Le Hamas a dans la foulée, demandé des clarifications au Haut représentant du Conseil de Paix, Nickolay Mladenov. Ce dernier avait écrit vendredi que « le retrait [israélien] devait aller de pair avec le désarmement », avant de rencontrer Netanyahu lundi.
Frappes meurtrières
La version de l’accord publiée vendredi « ne reflète pas la position d’Israël », avait réagi lundi un porte-parole de Netanyahu, Doron Spielman, dans la première réaction officielle d’Israël, avant la mise au point du Conseil de Paix.
Le texte stipule aussi que le désarmement du Hamas et le stockage de son arsenal sera assuré par le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), un organe technocratique palestinien chargé de gérer l’enclave dans une phase transitoire.
Le groupe terroriste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, plutôt qu’une reddition unilatérale de son arsenal.
Sur le terrain, une source sécuritaire à Gaza a fait état mardi de l’explosion d’un drone israélien dans le centre de l’enclave et de tirs d’artillerie israéliens sur des zones du sud et du nord, sans victimes signalées.
L’armée israélienne avait aussi annoncé lundi avoir ciblé deux terroristes à Gaza, la Défense civile du Hamas faisant état de deux morts dans une frappe contre un véhicule dans le nord.
Ces opérations sont toutefois d’une ampleur moindre que celles menées pendant le week-end, qui auraient fait 19 morts, selon l’Agence de défense civile de Gaza, dirigée par le Hamas, l’un des plus lourds bilans de ces derniers mois.
Ces chiffres sont invérifiables et ne font pas la distinction entre civils et terroristes.
Malgré la conclusion d’un cessez-le-feu en octobre 2025, les hostilités n’ont jamais cessé dans l’enclave dévastée par deux ans de guerre, déclenchée par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023.
Depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025, plus de 1 250 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé du groupe terroriste palestinien.
Cinq soldats israéliens et un employé civil sous contrat ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
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