Le gouvernement envisage un projet de loi si la proposition Yadan ne peut être examinée
Le texte initial suscite de vives réserves ; ses très nombreux opposants estiment qu’il ferait peser un risque sur la liberté d’expression et qu’il entretient un amalgame dangereux entre les Juifs et Israël
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le gouvernement envisage de présenter un projet de loi contre l’antisémitisme qui sera élaboré « dans une logique transpartisane », si la proposition de loi Yadan, qui suscite beaucoup de controverses, ne peut être examinée dans les temps, a appris l’AFP jeudi de source au sein de l’exécutif.
Si la proposition de la députée Caroline Yadan (Renaissance), élue de la circonscription des Français de l’étranger incluant Israël, « venait à ne pas être examinée du fait de l’obstruction ou de l’adoption [d’une] motion de rejet, […] un projet de loi ambitieux sera présenté et travaillé avec l’ensemble des forces parlementaires dans les plus brefs délais, dans une logique coordonnée et transpartisane », a développé cette source.
Pour le moment, le gouvernement ne prévoit « aucune modification de l’ordre du jour » de l’examen de ce texte.
« C’est aux parlementaires de prendre leur responsabilité. »
Cette législation vise à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme, parfois dissimulées derrière l’antisionisme.
Cependant, elle suscite de vives réserves. Ses très nombreux opposants estiment qu’elle ferait peser un risque sur la liberté d’expression et qu’elle entretient un amalgame dangereux entre les Juifs et Israël.
Une pétition appelant les députés à voter contre a recueilli plus de 700 000 signatures sur le site de l’Assemblée nationale ; une mobilisation massive à laquelle s’ajoutent plusieurs tribunes du monde universitaire et de modestes manifestations étudiantes.
Mercredi soir, le Syndicat de la magistrature a publié un communiqué pour dénoncer un texte « inadapté au travail des juges, mais aussi dangereux pour les libertés publiques ».
Toutefois, le gouvernement a réitéré sa « détermination » à le faire adopter par la voix de sa ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.
Dénonçant une campagne de désinformation sur le texte, elle a affirmé sur franceinfo que chacun resterait « libre d’avoir l’avis qu’il souhaite sur la politique menée par un gouvernement », soulignant que « ça n’est pas la même chose que d’appeler à la destruction d’un État ».
la Communauté du Times of Israël !







