Le Likud conclut un compromis pour faciliter le vote des Israéliens expatriés ; 53 000 prévoient de rentrer voter
Aux termes de cet accord, le parti s'engage à retirer son recours, tandis qu'AID Coalition, qui prévoit 6 vols pour le jour du scrutin, ne subventionnera pas les frais ni n'organisera d'autres vols
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Le Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a retiré son recours contre une initiative visant à faire venir par avion des Israéliens expatriés dans le pays pour le jour du scrutin, dans le cadre d’un compromis négocié mardi par le juge Noam Sohlberg, président de la commission centrale électorale (CCE).
Le Likud avait fait appel contre l’initiative « Fly&Vote » du groupe « AID Coalition », qui vise à aider les citoyens israéliens résidant à l’étranger à revenir dans le pays pour voter lors des élections législatives du 27 octobre. Israël n’autorise pas le vote par correspondance, à l’exception des diplomates et des émissaires en poste à travers le monde. Les citoyens éligibles, âgés de 18 ans et plus, qui vivent à l’étranger, peuvent voter s’ils se trouvent en Israël le jour du scrutin.
AID Coalition a déclaré dans un communiqué qu’environ 53 000 Israéliens prévoyaient de se rendre en Israël avant le 27 octobre pour voter, un chiffre susceptible d’influencer l’issue de cette campagne très serrée.
En vertu de cet accord, AID Coalition ne subventionnera pas les billets d’avion ni n’en prendra en charge le coût de quelque manière que ce soit, et n’organisera aucun vol supplémentaire en dehors des six qu’elle propose. Le prix des billets pour les six vols déjà organisés restera aligné sur les tarifs du marché fixés par les compagnies aériennes.
Dans le cadre de ce compromis, le groupe versera également 10 000 shekels pour couvrir les frais de justice du Likud.
Le Likud s’est opposé aux initiatives visant à faire venir des électeurs expatriés, partant vraisemblablement du principe que la plupart d’entre eux soutiendraient les partis d’opposition. Le parti a affirmé dans sa plaidoirie qu’Aid Coalition enfreignait les lois interdisant d’accorder des avantages aux Israéliens dans le but d’influencer leur vote. Sohlberg a mis en avant ces lois lors du débat de mardi, selon la presse israélienne.
L’avocat du Likud, Me Ilan Bombach, a fait valoir, selon ces informations, que l’initiative était menée par une « société étrangère », et a affirmé qu’elle coordonnait des efforts visant à « encourager les Israéliens vivant aux quatre coins du monde à se rendre en Israël le jour du scrutin ou à une date proche afin qu’ils puissent voter, en leur fournissant un ‘soutien logistique’ », notamment en organisant des vols, en réduisant les coûts et en proposant « des services ou avantages supplémentaires avant et après leur arrivée en Israël ». »
AID Coalition se décrit sur les réseaux sociaux comme une « organisation à but non lucratif, non partisane et basée aux États-Unis, qui renforce la démocratie israélienne par le biais d’initiatives civiques et d’une action concrète ».
Le groupe trouve ses racines dans les manifestations de masse de 2023 contre la refonte très controversée du système judiciaire du gouvernement Netanyahu. Il affirme toutefois être non partisan, « ne soutenir aucun candidat ni aucun parti », et ne prendre en charge aucun frais de voyage.
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