La bataille électorale s’organise autour des électeurs à domicile et de ceux de l’étranger
Les tentatives présumées de dissuader ou de cibler certains électeurs touchent au cœur du processus démocratique, à l’approche d’un scrutin crucial - experts
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Le mois dernier, les automobilistes chypriotes passant devant l’aéroport de Larnaca ont découvert un spectacle inhabituel : un panneau de campagne électorale, alors même que les élections législatives du pays s’étaient achevées en mai. Plus surprenant encore, il ne mettait en scène aucun responsable politique chypriote et ne contenait aucun message dans l’une des langues officielles de l’île. Le visage qui surplombait la route était celui de Gadi Eisenkot, principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour les prochaines élections israéliennes, accompagné d’un message en hébreu s’adressant directement aux vacanciers israéliens.
Selon les experts, cette initiative sans précédent, destinée à séduire les électeurs israéliens à l’étranger, était bien plus qu’une simple innovation de campagne. Elle donnait aussi un premier aperçu de ce qui pourrait être l’une des campagnes électorales les plus atypiques et les plus décisives de l’histoire d’Israël, alors que les modalités mêmes du scrutin deviennent de plus en plus un enjeu de la bataille politique.
La campagne menée par Eisenkot à l’étranger ne constitue qu’un front parmi d’autres dans une lutte plus vaste autour de l’accès au vote de catégories d’électeurs habituellement peu courtisées, chaque parti cherchant à s’assurer le moindre avantage dans un scrutin qui pourrait se jouer à très peu de voix.
Les Israéliens âgés et ceux vivant à l’étranger étant considérés comme plus susceptibles de voter pour les partis du centre et de la gauche, des batailles se profilent autour de l’installation de bureaux de vote dans les maisons de retraite et des moyens permettant aux expatriés de rentrer en Israël pour voter. Des différends apparaissent également autour du transport des électeurs à l’intérieur du pays, tandis que les craintes d’intimidation soulèvent des interrogations jusque-là inhabituelles sur la capacité d’Israël à garantir des élections libres et équitables.
Le scrutin du 27 octobre est « peut-être l’une des élections les plus décisives de l’histoire [d’Israël] », a déclaré Yael Shomer, maîtresse de conférences à la faculté de sciences politiques, de sciences de l’État et d’affaires internationales de l’université de Tel Aviv et chercheuse à l’Institut national israélien d’études électorales (INES).
« Lors des élections précédentes, les principales questions portaient généralement sur l’identité du futur gouvernement, la coalition qui serait formée et les politiques qu’elle mènerait », a expliqué Shomer.
« Cette fois-ci, pour de nombreux Israéliens, l’enjeu porte également sur l’avenir du système politique lui-même. »
Selon Assaf Shapira, directeur du programme de réforme politique de l’Institut israélien de la démocratie (IDI), la multiplication des affrontements politiques autour du système électoral israélien s’inscrit dans une tendance plus générale à la polarisation et au populisme.
« On observe une recrudescence des attaques contre la commission centrale électorale […] de la part de responsables politiques, de députés ou de journalistes identifiés au bloc de droite », a relevé Shapira. « On remarque également un manque de confiance à l’égard des institutions de l’État, perçues comme favorables à un camp politique particulier. »
La commission centrale électorale (CCE), présidée par le juge de la Cour suprême Noam Sohlberg, est chargée de veiller au bon déroulement du scrutin. Mais Shapira et d’autres observateurs estiment que les propos mettant en cause son impartialité relèvent d’une entreprise de délégitimation susceptible, à terme, d’ouvrir la voie à une contestation des résultats des élections.
Lors d’une récente réunion d’une sous-commission de la Knesset, le député du Likud Boaz Bismuth, assis aux côtés de Sohlberg, a critiqué la commission centrale électorale et a mis en cause certaines nominations qui, selon des élus de droite, témoigneraient d’un parti pris politique ou de liens inappropriés avec des personnalités de l’opposition.
Selon Shapira, la tendance croissante à considérer ses adversaires politiques comme des « ennemis » nourrit, dans les deux camps, la crainte que le camp adverse ne « respecte pas le processus électoral » ni « l’intégrité du scrutin ». Cette défiance contribue à son tour à multiplier les controverses autour des règles et procédures électorales.
Les inquiétudes concernant l’intégrité du scrutin sont également prises au sérieux au plus haut niveau de l’État, y compris par des responsables dont les fonctions les tiennent, en principe, à l’écart de la politique partisane.
Le mois dernier, le président Isaac Herzog a déclaré que lui-même, Sohlberg et le chef du Shin Bet, David Zini, s’étaient engagés à « garantir l’intégrité de l’élection ». Il avait averti que « de nombreux éléments cherchent à saboter le processus de l’intérieur, et surtout de l’extérieur », sans donner davantage de précisions.
Les électeurs à l’étranger au cœur de la campagne
La campagne inhabituelle d’Eisenkot semble avoir été conçue pour toucher les Israéliens passant leurs vacances d’été à l’étranger, selon Liron Lavi, du département d’études politiques de l’université Bar-Ilan. Chypre constituait, selon elle, un choix évident : quelque 590 000 Israéliens se sont rendus sur l’île au cours de la seule année 2025, selon le site d’information Ynet, qui cite la représentation du ministère chypriote du Tourisme en Israël.
Un porte-parole d’Eisenkot a confirmé au Times of Israel que les panneaux d’affichage faisaient partie de la campagne officielle de Yashar, ajoutant que l’opération pourrait être étendue à d’autres pays, sans donner davantage de détails.
Lavi a cité la Grèce parmi les prochaines destinations possibles de la campagne : comme Chypre, le pays est proche d’Israël et particulièrement prisé des touristes israéliens.
Elle a toutefois souligné que des destinations plus lointaines pourraient également être envisagées, notamment les États-Unis, où vit l’une des plus importantes communautés d’Israéliens expatriés au monde.
« Il est très inhabituel de faire campagne à l’étranger, car les Israéliens qui y vivent ne peuvent pas voter depuis l’étranger », a expliqué Lavi. En l’absence de vote par correspondance, ils doivent nécessairement se rendre en Israël pour participer au scrutin.
Si le retour d’Israéliens vivant à l’étranger à l’occasion des élections n’a rien de nouveau, les experts estiment que l’ampleur du phénomène pourrait être sans précédent cette année.
Cette mobilisation attendue s’expliquerait en partie par la forte hausse de l’émigration observée depuis les dernières élections. Selon les chercheurs, cette augmentation a été alimentée, au moins en partie, par la guerre et les tensions politiques, contrairement aux années précédentes, où les départs étaient considérés comme principalement motivés par des considérations économiques.
« Il y a aujourd’hui un nombre inhabituellement élevé de citoyens israéliens vivant ou séjournant temporairement à l’étranger, dont beaucoup sont partis après le 7-Octobre et pendant la guerre qui a suivi », a expliqué Shomer. « Ils sont majoritairement jeunes, diplômés et laïques, des caractéristiques souvent associées à un vote centriste ou en faveur de l’opposition. »
En 2025, près de 50 000 Israéliens ont quitté le pays pour une durée de plus de douze mois, prolongeant une vague d’émigration record amorcée en 2023, selon une étude récente de l’université de Tel Aviv.
Le nombre croissant d’Israéliens établis à l’étranger, mais qui conservent leur droit de vote, a conduit plusieurs organisations non gouvernementales à mettre en place des dispositifs visant à faciliter leur retour en Israël en vue du scrutin. Parmi eux figure le programme FLY&VOTE de l’America Israel Democracy Coalition (AID), qui « a déjà enregistré plus de 25 000 Israéliens et espère en aider jusqu’à 50 000 à rentrer au pays pour voter », selon Shomer.
« Les gens sont prêts à dépenser des sommes importantes, à s’absenter de leur travail ou de l’université et à parcourir des milliers de kilomètres simplement pour déposer un bulletin dans l’urne », a-t-elle souligné.
« Cela montre que, pour eux, le scrutin va bien au-delà d’un simple choix entre des gouvernements concurrents. Il en va de l’avenir politique et démocratique d’Israël. »
Ces programmes, qui se présentent comme apolitiques, ont été créés en grande partie pour aider les Israéliens vivant à l’étranger à surmonter les obstacles logistiques et administratifs auxquels ils se heurtent pour venir voter. Plusieurs d’entre eux organisent des vols charters spécialement à cette fin. Les participants doivent toutefois assumer eux-mêmes leurs frais de voyage, ce qui permet à ces dispositifs de rester conformes à la législation électorale israélienne.
Cela n’a toutefois pas empêché des membres de la coalition de tenter, selon certaines informations, d’empêcher la vague attendue d’Israéliens vivant à l’étranger de participer au prochain scrutin, un scénario qu’ils considéreraient comme une menace pour leurs chances de victoire.
De hauts responsables du cabinet de la ministre des Transports, Miri Regev (Likud), auraient ainsi discuté des moyens de limiter le nombre de vols à destination de l’aéroport Ben Gurion dans les jours précédant les élections, afin de faire obstacle à l’arrivée d’électeurs favorables aux partis opposés à Netanyahu. Des Israéliens vivant à l’étranger ont par ailleurs déclaré à Ynet avoir rencontré des difficultés pour faire confirmer leur droit de vote.
« Si [ces informations] sont exactes, il s’agirait incontestablement d’une atteinte au droit de vote et à l’intégrité du scrutin », a déclaré Shapira.
En réponse à ces accusations, un porte-parole du Likud a affirmé que les organisations, aidant les Israéliens établis à l’étranger à rentrer au pays pour voter, ciblaient exclusivement ceux jugés les plus susceptibles de voter contre les partis de l’actuelle coalition et finançaient leurs vols, deux pratiques qui seraient illégales.
« Nous parlons d’un système brassant plusieurs millions de dollars, financé en grande partie depuis l’étranger et destiné à s’ingérer dans les élections israéliennes, en violation de la loi, avec la constitution de caisses électorales extérieures échappant aux règles de financement des campagnes », a accusé le porte-parole.
Cette controverse rappelle un précédent remontant à 2019, lorsque la commission électorale centrale avait interdit à une association à but non lucratif d’organiser des transports en bus pour conduire des électeurs bédouins jusqu’aux bureaux de vote, au motif qu’elle ne s’était pas enregistrée comme organisation liée aux élections.
Des associations de défense des droits civiques avaient critiqué cette décision, estimant qu’elle pénalisait de manière disproportionnée les citoyens bédouins vivant dans des localités isolées du Néguev, peu ou pas desservies par les transports publics, et qu’elle revenait, de fait, à décourager leur participation au scrutin.
Shapira a expliqué que de telles initiatives se situaient dans une zone grise sur le plan juridique, la législation israélienne interdisant aux organisations non gouvernementales de financer le transport d’électeurs jusqu’aux bureaux de vote lorsqu’elles défendent un programme politique particulier ou ciblent une catégorie précise de l’électorat.
« Les Bédouins et les autres populations se trouvant dans une situation comparable doivent compter sur les transports en commun ou se rendre aux bureaux de vote par leurs propres moyens », a-t-il expliqué.
Les électeurs âgés pris dans la bataille électorale
Amener les bureaux de vote jusqu’aux électeurs, plutôt que les électeurs jusqu’aux urnes, est également devenu un sujet de vive controverse à l’approche du scrutin.
En juin, la coalition de Netanyahu a pris la décision controversée de supprimer les bureaux de vote installés dans certaines maisons de retraite et résidences pour personnes âgées. Ses détracteurs ont affirmé que cette mesure visait à décourager la participation des électeurs âgés, aussi considérés comme davantage susceptibles de soutenir les partis d’opposition.
« Les sondages dont nous disposons montrent généralement que les jeunes Israéliens se situent plus à droite que leurs aînés. Certains des établissements concernés accueillent en outre une importante population immigrée originaire de l’ex-Union soviétique, traditionnellement associée au parti Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman », a relevé Shomer.
Israël a commencé à installer des bureaux de vote dans les maisons de retraite lors des élections législatives de 2021, dans le cadre des dispositions exceptionnelles adoptées face à la pandémie de COVID-19. Les établissements médicalisés pour personnes âgées bénéficiaient déjà, au même titre que les hôpitaux, les prisons et les bases militaires, de modalités particulières permettant de voter sur place. Les résidents des établissements non médicalisés ne disposaient jusque-là d’aucun dispositif équivalent.
La mesure a été reconduite lors des dernières élections, à la fin de 2022, dans les maisons de retraite comptant au moins 75 résidents.
Forte de cette expérience, la commission centrale électorale a recommandé à Simcha Rothman, président de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice de la Knesset, de pérenniser le dispositif dans la législation encadrant le prochain scrutin. Fonctionnaires et représentants d’associations en avaient souligné les résultats : l’installation de bureaux de vote dans ces établissements avait permis d’accroître la participation des personnes âgées et, plus largement, de faciliter l’exercice du droit de vote des personnes à mobilité réduite.
La proposition a néanmoins été rejetée. Amit Halevi, député du Likud et membre de la commission, a fait valoir que réserver ce dispositif aux résidents de maisons de retraite reviendrait à défavoriser les électeurs âgés à mobilité réduite qui n’ont pas les moyens d’y vivre.
Des « sources » citées par Ynet ont affirmé que l’opposition du Likud au maintien de bureaux de vote dans les maisons de retraite reposait sur l’idée préconçue que cette mesure profiterait avant tout à Yisrael Beytenu, parti d’opposition dirigé par Avigdor Liberman.
Yael Rosenfeld, qui compte parmi les requérants ayant saisi la Haute Cour pour obtenir le rétablissement de ces bureaux de vote, a déclaré au média que cette « décision cruelle laisse soupçonner qu’elle répond à des considérations politiques et n’émane pas de professionnels ayant à cœur le bien-être de la population ».
Shomer a toutefois souligné que ces soupçons ne suffisaient pas à « établir avec certitude que le dispositif avait été supprimé afin de restreindre le vote en faveur de l’opposition ».
« Il n’en reste pas moins que la suppression d’un dispositif éprouvé, qui facilitait considérablement l’exercice du droit de vote des personnes à mobilité réduite, est de nature à décourager leur participation, quelles qu’en soient les motivations », a-t-elle déclaré.
Une nouvelle tentative ?
Certains redoutent également le retour de pratiques déjà employées par le passé et accusées d’avoir cherché à entraver la participation électorale, même si aucun élément crédible ne permet, à ce stade, d’étayer de telles craintes.
Les inquiétudes portent notamment sur l’installation de caméras dans les bureaux de vote, en particulier dans les localités arabes. Présenté comme un moyen de lutter contre la fraude électorale, ce dispositif avait été vivement dénoncé par ses détracteurs, qui y voyaient une tentative d’intimidation destinée à dissuader des électeurs arabes de se rendre aux urnes en leur donnant le sentiment d’être surveillés.
Le Likud avait eu recours pour la première fois à des caméras en avril 2019, en munissant secrètement de tels appareils ses représentants chargés de surveiller le déroulement du scrutin dans les bureaux de vote. L’existence du dispositif n’avait été révélée que vers la fin de la journée électorale.
Lorsque les Israéliens avaient de nouveau été appelés aux urnes quelques mois plus tard, la (CCE avait décidé que les partis ne seraient pas autorisés à filmer eux-mêmes à l’intérieur des bureaux de vote. Elle avait en revanche dépêché ses propres observateurs munis de caméras dans les bureaux où existaient des soupçons d’irrégularités.
À la veille du scrutin de septembre, le Likud avait annoncé avoir installé des dizaines de caméras à l’extérieur de bureaux de vote dans des localités arabes, une initiative que ses détracteurs avaient là encore dénoncée comme une manœuvre visant à intimider les électeurs.
« Les représentants des partis pourraient tenter à nouveau une opération similaire le jour du scrutin et contraindre la commission centrale électorale à réagir en temps réel », a averti Shomer.
On ignore toutefois l’effet, s’il y en a eu un, que cette manœuvre des caméras a eu sur la participation des électeurs arabes. En avril, moins de 50 % des électeurs arabes éligibles ont voté, ce qui pourrait toutefois s’expliquer davantage par la dissolution de la Liste arabe unie que par les caméras, qui ont été dissimulées pendant au moins une partie de la journée électorale.
En septembre, lorsque l’utilisation de caméras a été rendue publique, le taux de participation a dépassé les 59 %, plus de quatre cinquièmes des électeurs ayant voté pour la Liste arabe unie reconstituée. Le taux de participation a de nouveau augmenté lors du nouveau scrutin organisé en 2020, alors que la CCE avait encore étendu l’utilisation des caméras dans les bureaux de vote.
Outre les allégations de dissuasion des électeurs, des questions se posent également quant aux efforts visant à maximiser le taux de participation. Dans une récente décision, Sohlberg a interdit aux agents électoraux et aux observateurs des partis politiques de divulguer des informations sur les personnes ayant voté. Cette pratique, principalement utilisée par les partis de droite et ultra-orthodoxes, consistait à mener, le jour même du scrutin, des campagnes de mobilisation ciblant certaines zones ou certains groupes démographiques.
Israël à la croisée des chemins
Ces polémiques sur la manière dont les élections sont organisées surviennent alors que les Israéliens semblent perdre confiance dans le caractère démocratique de leur pays et dans sa capacité à organiser un scrutin honnête.
Selon l’indice « Israeli Voice » de juillet 2026 publié par l’IDI, près des trois quarts des Israéliens juifs s’inquiètent de l’intégrité des élections de 2026 et seuls 43 % se montrent optimistes quant à l’avenir de la démocratie.
Certains experts ont averti que les attaques menées contre la CCE par le Likud, le parti au pouvoir de Netanyahu, pourraient potentiellement présager une contestation des résultats du scrutin.
« En Israël, la politisation de l’administration électorale n’est pas simplement une conséquence fortuite de la polarisation. Elle est en train de devenir l’un des principaux projets politiques du gouvernement actuel », a déclaré Shomer.
« La commission centrale électorale est de plus en plus placée dans la même catégorie rhétorique que la Cour suprême, la procureure générale et la fonction publique professionnelle : des institutions présentées par les partisans du gouvernement comme les composantes d’un ‘État profond’ non élu qui fait obstacle à la volonté de la droite. »
Shomer et Lavi estiment toutes deux que bon nombre d’Israéliens qui ont émigré ces dernières années l’ont fait en raison du gouvernement au pouvoir, mais que beaucoup pourraient revenir en cas de changement de direction lors des prochaines élections.
« Ils ne sont pas partis définitivement. Ils sont partis pour le moment parce qu’il était devenu trop difficile de vivre en Israël », a déclaré Lavi.
« Mais si la situation s’améliore, ils aimeraient revenir. »
Shomer a fait valoir que les enjeux dépassaient largement le résultat direct du scrutin d’octobre. Elle a averti que si la coalition actuelle restait au pouvoir et poursuivait son programme institutionnel, la récente vague d’émigration pourrait s’accélérer.
« Cette élection n’est pas simplement une compétition entre des gouvernements alternatifs. C’est une élection qui porte sur les règles de gouvernance, l’indépendance des institutions chargées de contrôler le pouvoir, les relations d’Israël avec ses alliés les plus proches, et, en fin de compte, sur le type de pays qu’Israël deviendra une fois les votes dépouillés. »
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