« Le plus grand musicien de notre génération » : dernier adieu au célèbre Matti Caspi
Des milliers de personnes rendent hommage à l'artiste israélien, salué par ses enfants comme une source d'inspiration ; "Sans vous, la culture israélienne n'existerait pas", dit le maire de Tel Aviv
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L’auteur, compositeur et chanteur Matti Caspi a été inhumé lundi. Des milliers d’anonymes se sont joints à sa famille et à ses amis pour rendre hommage à ce célèbre artiste israélien décédé dimanche matin à l’âge de 76 ans, après plusieurs années de lutte contre le cancer.
Le cercueil de Matti Caspi a été exposé lors d’une cérémonie commémorative, dans la matinée de lundi, dans la cour du Centre des arts du spectacle de Tel Aviv. À l’issue de la cérémonie, la famille de Matti Caspi a assisté aux funérailles, organisées à Kfar Saba.
À Tel Aviv, plusieurs artistes, parmi lesquels Riki Gal, Shlomo Gronich et Danny Robas, ont interprété des chansons de Caspi.
Ses enfants, le maire de Tel Aviv Ron Huldai et plusieurs artistes ont rendu hommage au chanteur. Robas a pour sa part salué Caspi comme « le plus grand musicien de notre génération ».
« Mon cher père, je t’aime pour toujours », a déclaré Sean, fille de Caspi. « Tu es un père fantastique et un musicien génial. Mon génie. Mon rossignol. Tu as la plus belle voix du monde, celle qui inspire tous les artistes. »
« Papa, tu étais et tu seras toujours la bande originale légendaire de nos vies », a-t-elle ajouté.
« Cette dernière année, nous avons tenté de t’aider à te rétablir, nous avons fait tout notre possible pour que tu ailles mieux, et tu m’avais promis que tu recommencerais à chanter. Désormais, c’est avec les anges que tu chanteras », a-t-elle poursuivi. « Je te promets de perpétuer ton héritage, pour toujours. Au moins, tu ne souffres plus. »
Bar, le fils de Caspi, a également rendu hommage à son père : « Quand je veux te voir, je me regarde dans un miroir. Quand je veux t’entendre, je me parle à moi-même, d’une voix basse et calme. Tu t’es toujours senti un peu éloigné, mais toutefois aussi proche que possible. Désormais, tu es encore plus loin, mais aussi encore plus proche. Je t’aime, papa. »
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« C’est l’homme dont les mélodies, les arrangements et le jeu nous ont appris ‘ce qu’est l’amour’ et comment chercher ‘un endroit où nous inquiéter' », a quant à lui déclaré le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, aux personnes présentes, en référence à deux des chansons de Caspi. « Matti Caspi, merci pour ta créativité sans bornes et florissante. »
« Sans toi, la culture israélienne n’existerait pas », a ajouté Huldai.
Caspi est né en 1949 dans le kibboutz Hanita, dans le nord d’Israël. C’est pendant son service militaire qu’il a créé son premier groupe musical. Au cours de sa carrière, il a produit quelque 1 000 chansons, dont plusieurs des mélodies les plus appréciées en Israël, notamment « Brit Olam » (engagement éternel), « Ekh Ze SheKochav » (Comment se fait-il qu’une étoile), « Hine Hine » (Ici, ici), « Lo Yadati SheTelchi Mimeni » (Je ne savais pas que tu me quitterais) et « Shir HaYonah » (Le chant de la colombe).
L’an dernier, Caspi a développé des métastases cancéreuses. Il a malgré tout continué à tourner et à se produire jusqu’au mois de juin, date à laquelle son cancer a entraîné une paralysie de sa main gauche, l’empêchant de jouer de la guitare et du piano.
« Je me battrai par tous les moyens à ma disposition. Je garderai mon obstination jusqu’au bout », avait-il affirmé en juillet.
La famille de Caspi a annoncé son décès dimanche matin, dans un communiqué.
Caspi était « l’un des plus grands compositeurs israéliens de notre génération », a indiqué le président Isaac Herzog dans un communiqué à l’annonce du décès de l’artiste.
« Matti Caspi nous a quittés », a déclaré le président, « mais sa contribution à la musique israélienne et à nos vies est toujours présente, et continuera d’accompagner le monde de la culture pendant des générations ».
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