Lecornu : « D’autres pays européens » doivent aider la France à « sécuriser » le Liban
Le Liban plaide en faveur d'une force internationale qui remplacerait la Force intérimaire des Nations unies au Liban, dont le mandat prend fin le 31 décembre
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« D’autres pays européens » doivent « nous aider à sécuriser le Liban » après le départ, fin 2026, des Casques bleus, a affirmé mercredi le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, alors qu’une partie du sud du pays est occupée par Israël et que le risque d’un vide sécuritaire est élevé.
Le Liban plaide en faveur d’une force internationale qui remplacerait la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dont le mandat prend fin le 31 décembre.
Lundi, le secrétaire général de l’ONU a recommandé de son côté de maintenir des troupes onusiennes, une option qui risque toutefois de se heurter à l’opposition des États-Unis et d’Israël.
« Ce que fait la France, c’est mettre d’ores et déjà sur la table une offre de moyens militaires qui permettent d’imaginer un nouveau mandat. Vous avez parlé d’une force d’interposition ? Je ne sais pas […] En tout cas, c’est à définir », a développé Lecornu devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question de Boris Vallaud, chef de file des députés socialistes.
À défaut d’une alternative onusienne, d’autres propositions pourraient être avancées, comme une force relevant de l’Union européenne. L’Italie, la France et l’Espagne, qui sont des contributeurs importants de la FINUL, ont exprimé leur volonté de maintenir des forces au Liban.
« Pour éviter justement qu’il y ait ce vide sécuritaire, d’ores et déjà, la France a fait cette offre de service » avec « plusieurs scénarios » : « un scénario à 5 500 hommes, un scénario autour de 3 000, un scénario autour de 2 000 », a détaillé le Premier ministre français.
« Et on va le faire avec les partenaires européens » parce que « parfois nous avons été trop seuls dans cette affaire. Heureusement que les Italiens étaient là. Mais d’autres pays européens doivent être davantage en première ligne pour nous aider à sécuriser le Liban », a-t-il ajouté.
Lecornu a également promis de « multiplier par deux ou trois, dans les toutes prochaines semaines, l’aide humanitaire au Liban », en invitant Israël à « mettre fin à cette guerre et à l’occupation illégale ».
Les frappes se poursuivent malgré les promesses d’apaisement de Washington, où des diplomates libanais et israéliens poursuivaient leurs négociations mercredi, alors que le front entre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pro-République islamique et Israël au Liban est rouvert depuis le 2 mars.
Le mouvement terroriste chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale pour soutenir l’Iran, provoquant une intense campagne de frappes israéliennes.
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