Les inscriptions dans les écoles de Kiryat Shmona, ravagée par la guerre, en chute libre
Les dirigeants du nord s'indignent alors que les entreprises font faillite et que les enfants restent à la maison face à la recrudescence des attaques de drones en provenance du Liban
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Le nombre d’enfants inscrits en maternelle dans la ville de Kiryat Shmona, située dans le nord du pays et ravagée par la guerre, est passé d’un millier en 2023 à 600, a rapporté lundi la chaîne N12.
Seules huit classes de CP devraient ouvrir leurs portes, contre treize avant le début de la guerre, le 8 octobre 2023, lorsque le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a ouvert le feu sur Israël pour soutenir le groupe terroriste palestinien du Hamas.
Sur 300 élèves du collège, seuls 200 devraient réintégrer le système scolaire de Kiryat Shmona.
55 nouveaux élèves sont inscrits pour l’année prochaine, tous dans le système scolaire public nationaliste-religieux.
Des responsables du nord du pays ont déclaré avoir été abandonnés par le gouvernement alors que les économies locales s’effondrent et que les écoles sont fermées, dans un contexte d’intensification des attaques de drones du Hezbollah menées depuis le Liban.
« Jusqu’à quand le gouvernement continuera-t-il à fermer les yeux ? Qu’ils viennent ici, dans les champs, et qu’ils voient l’effondrement économique des habitants. Vous allez au poulailler sans savoir si vous allez recevoir la visite d’un drone », a déclaré Sami Zanti, chef du moshav Shomera, à la radio de l’armée, Galei Tsahal.
« Si des enfants rentrent de l’école en bus et qu’un drone tombe soudainement, où vont-ils se cacher ? », a-t-il poursuivi.
Plusieurs communautés situées le long de la frontière nord ont fermé leurs écoles et leurs crèches jusqu’à nouvel ordre, en raison de la recrudescence des attaques de drones du Hezbollah en provenance du Liban.
Shimon Guetta, président du Conseil régional de Maaleh Yosef, a expliqué à la chaîne publique Kan que cette décision n’avait pas été facile à prendre, mais que la sécurité des enfants était en jeu.
« Ce n’est pas facile de bouleverser le peu de routine que nous avons ici. Tout est à l’arrêt chez nous, le tourisme et l’agriculture sont à l’arrêt », a-t-il déploré.
« Tout est difficile. Mais ce qui s’est passé à Majdal Shams pourrait se produire ici. »
En 2024, douze enfants ont été tués lorsqu’une roquette du Hezbollah a frappé un terrain de football dans cette ville druze.
Mardi, les enfants de plusieurs communautés situées le long de la frontière nord sont restés chez eux, après l’annonce par les dirigeants locaux de la fermeture des écoles et des crèches jusqu’à nouvel ordre, en raison d’une recrudescence des attaques de drones en provenance du Liban.
Ces décisions ont été prises de manière indépendante et sans instruction du Commandement du Front intérieur, et les cours sont désormais dispensés à distance.
Lundi, un haut responsable américain a indiqué que Washington pourrait bientôt donner son feu vert à une opération israélienne de plus grande envergure contre le Hezbollah au Liban.
Selon Al Jazeera, l’Iran a averti les États-Unis que toute frappe israélienne à Beyrouth menacerait les négociations en vue de mettre fin à la guerre et de parvenir à un règlement régional.
la Communauté du Times of Israël !







