« Les Juifs ne sont plus les bienvenus en Belgique, » estime l’European Jewish Association
Des responsables juifs de toute l'Europe ont envoyé une lettre exhortant les autorités belges et européennes à intervenir après que les tribunaux d'Anvers ont engagé des poursuites contre des mohalim
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Des responsables juifs de toute l’Europe ont envoyé mardi une lettre aux dirigeants politiques européens pour appeler les autorités belges et européennes à intervenir après que les tribunaux d’Anvers ont décidé de poursuivre en justice des mohalim – les hommes qui exécutent la circoncision selon le rituel juif – au début du mois.
La lettre, rédigée par l’European Jewish Association (EJA), affirme que ces poursuites criminalisent de fait la circoncision et portent atteinte au droit à la liberté de religion, et qualifie cette initiative d’atteinte à la liberté religieuse et à la vie juive en Europe.
Cet appel fait suite à une décision prise plus tôt ce mois-ci par le parquet d’Anvers de poursuivre deux mohalim pour des faits remontant à l’an dernier. Une troisième personne, qui avait filmé l’événement, n’a pas été inculpée, a précisé un représentant de l’EJA.
La décision du tribunal avait alors suscité l’indignation de personnalités politiques du monde entier, notamment du ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, et de l’ambassadeur américain en Belgique, Bill White.
La loi belge exige que les actes médicaux ne puissent être pratiqués que par un médecin agréé, et les mohalim ne disposent pas de cette certification, malgré leur formation au rituel de la circoncision juive, note l’EJA. Les efforts visant à créer un mécanisme d’agrément leur permettant d’exercer légalement dans le pays n’ont pas abouti.
Contenu de la lettre envoyée par courriel :
« Nous sommes consternés par l’intention du parquet d’Anvers de renvoyer deux circonciseurs rituels juifs, appelés mohalim, devant le tribunal correctionnel, ce qui revient à criminaliser la circoncision. Dans de nombreux pays, une solution a été trouvée qui respecte l’équilibre de la liberté de religion. C’est le cas en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, par exemple. Compte tenu du refus catégorique des autorités belges de rechercher un compromis, nous estimons que ces poursuites sont de nature antisémite et rappellent les mesures prises en Europe contre les pratiques juives avant la Seconde Guerre mondiale. Le fait que ce même parquet ait trop souvent classé sans suite des cas évidents d’antisémitisme, mais choisisse aujourd’hui d’agir contre la vie juive elle-même, confirme cette conviction.
Nous rappelons à la Belgique que la liberté de religion est un droit fondamental. Cette décision est en contradiction directe avec ce principe. Le message envoyé ici est clair : les Juifs ne sont plus les bienvenus en Belgique. Et les Juifs belges sont désormais des citoyens de seconde zone aux droits limités. Des décennies de recherche médicale ont démontré que la circoncision n’est pas nocive pour les nouveau-nés de sexe masculin. Au contraire, elle présente des avantages médicaux, ce qui explique pourquoi tant de personnes choisissent de faire circoncire leurs enfants, indépendamment de toute considération religieuse. S’attaquer à la circoncision de cette manière, uniquement lorsqu’elle concerne des bébés juifs, constitue une attaque contre la vie juive en Europe.
Toutes les déclarations des responsables politiques sur l’importance de la vie juive en Europe sont vides de sens s’ils n’agissent pas immédiatement pour mettre fin à cette injustice. Nous les exhortons, ainsi que le gouvernement belge, à mettre un terme à cette folie. La circoncision n’est pas un crime. »
la Communauté du Times of Israël !







