Liban : le gouvernement exige de l’armée qu’il interdise les activités militaires du Hezbollah et qu’il remette ses armes
« Nous déclarons l'interdiction des activités militaires du Hezbollah et limitons son rôle au domaine politique », a déclaré Nawaf Salam
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Le gouvernement libanais a décidé d’interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu’il remette ses armes à l’Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l’issue d’une réunion extraordinaire du cabinet.
Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes et un essaim de drones sur Israël lundi, entraînant de facto une fois encore le Liban dans une guerre au service de l’Iran.
« L’Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales », a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que « la décision de guerre ou de paix était du seul ressort » de l’Etat.
« Nous déclarons l’interdiction des activités militaires du Hezbollah et limitons son rôle au domaine politique », a déclaré Salam dans un communiqué, exigeant que l’armée libanaise empêche toute attaque de ce type.
Il a également souligné le « rejet par Beyrouth de toute opération militaire lancée à partir du territoire libanais en dehors du cadre des instances légitimes ».
Il a réaffirmé l’engagement de son gouvernement envers le cessez-le-feu de 2024 avec Israël, qui a mis fin à l’opération terrestre de ce pays au Liban contre le groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, et a appelé à la reprise des pourparlers avec Israël.
Samedi, Salam avait écrit sur le réseau social X que son gouvernement « ne laisserait personne entraîner le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité ».
Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d’un vaste réseau d’institutions civiles.
En riposte à une attaque du Hezbollah contre Israël visant à « venger » la mort d’Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l’est du Liban ont tué 31 personnes lundi.
C’est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu de novembre 2024.
Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l’Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.
« Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d’obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l’ensemble du territoire libanais », a ajouté Nawaf Salam.
« Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations » avec Israël « avec une participation civile et sous parrainage international ».
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