Les États-Unis ont annoncé le début des « opérations dans les zones pilotes » au sud du Liban, dans lesquelles les Forces armées libanaises doivent se déployer pour prendre la relève des soldats israéliens après leur retrait.
« Aujourd’hui, les opérations dans les zones pilotes ont débuté dans les villages de Froun, Srifa et Zawtar Al-Gharbiya, conformément à l’accord-cadre trilatéral et sous l’égide du Groupe de coordination militaire pour le Liban », a déclaré le Département d’État américain dans un communiqué.
Deux des trois villages mentionnés ne sont toutefois pas concernés par la présence de soldats israéliens.
Froun et Srifa se trouvent dans la première des deux zones pilotes désignées pour le déploiement des Forces armées libanaises, dans le cadre de l’accord-cadre conclu le mois dernier entre Israël et le Liban. Cette zone pilote est située en dehors de la zone tampon de 10 km établie par l’armée israélienne dans le sud du Liban.
La deuxième zone pilote s’étend de part et d’autre de la zone tampon de l’armée israélienne. Zawtar Al-Gharbiya se trouve à l’intérieur de cette zone tampon. Les soldats israéliens qui y sont actuellement déployés devront se retirer.
Le Département d’État n’a pas précisé ce qu’il entend par « début des opérations dans les zones pilotes » ; il fait apparemment référence au déploiement des forces armées libanaises dans ces trois villages.
« Cette avancée majeure est le résultat direct des discussions qui ont été menées la semaine dernière à Rome entre Israël et le Liban. Les États-Unis continueront à travailler en étroite collaboration avec les deux parties pour mener à bien la mise en œuvre de cet accord-cadre », peut-on lire dans le communiqué du Département d’État.
Si Israël a accepté de retirer ses soldats de la deuxième zone pilote, conformément à l’accord-cadre signé avec le Liban le mois dernier, il ne l’a toutefois pas encore fait. Les responsables militaires assurent en effet n’avoir reçu aucune directive de la part des dirigeants élus concernant un retrait de cette zone.
Les tergiversations israéliennes concernant ce retrait ont entaché les négociations avec le Liban, lequel a brièvement menacé de boycotter les discussions de la semaine dernière à Rome, avant que les États-Unis ne parviennent à raisonner Beyrouth, en lui donnant l’assurance que des progrès seraient réalisés sur cette question.
Pour autant, on ignore toujours quand les soldats israéliens quitteront la deuxième zone, aucun calendrier n’ayant pour l’instant été communiqué.
L’armée israélienne n’a pas encore répondu aux demandes de commentaires concernant ce retrait prévu.