L’Iran exécute un homme accusé d’être un agent d’Israël et des États-Unis lors des manifestations de janvier
Majid Adineh a été reconnu coupable "d'actions opérationnelles en faveur de groupes hostiles, du régime sioniste et des États-Unis et de 'moharebeh'", a indiqué Mizan Online
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La justice iranienne a annoncé dimanche l’exécution d’un homme condamné pour avoir mené des « actions opérationnelles » en faveur d’Israël et des États-Unis lors des manifestations anti-régime de janvier.
Majid Adineh a été reconnu coupable « d’actions opérationnelles en faveur de groupes hostiles, du régime sioniste et des États-Unis et de ‘moharebeh’ [guerre contre Dieu]), pour des incendies volontaires, rassemblements et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité intérieure du pays », a indiqué le site d’information officiel du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online.
« Sur la base de nombreux documents et éléments de preuve versés au dossier ainsi que des déclarations de l’accusé, le tribunal révolutionnaire de Karaj l’a condamné à mort et à la confiscation de tous ses biens », a ajouté Mizan.
« Après recours, le verdict a été intégralement confirmé par la Cour suprême du pays et la sentence a été exécutée ce matin », a précisé le site.
Fin décembre, un mouvement de contestation, initialement déclenché contre la vie chère, s’était rapidement mué en vastes manifestations anti-régime qui ont culminé les 8 et 9 janvier.
Des ONG basées à l’étranger ont parlé d’une répression sanglante ayant fait des dizaines de milliers de morts. Le pouvoir iranien a lui recensé plus de 3 000 morts, imputant les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.
Les exécutions se sont multipliées en Iran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par une offensive américano-israélienne contre le pays, et une grande partie des personnes exécutées a été condamnée pour leur participation aux manifestations anti-régime.
Les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, ce qui constitue un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.
Selon des ONG dont Amnesty International, l’Iran est le pays qui recourt le plus à la peine de mort après la Chine.
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