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Accord USA-Iran : Les autorités libanaises invitent les personnes déplacées à patienter

Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

Les autorités du sud-Liban ont invité les populations déplacées depuis trois mois, du fait de la guerre entre Israël et le Hezbollah, à ne pas se précipiter pour rentre chez elles suite à l’accord conclu par les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, Israël ayant annoncé sn intention de laisser ses soldats dans le sud du pays.

Le Liban a été particulièrement endeuillé par le conflit entre les États-Unis et l’Iran, avec des milliers de victimes — principalement des terroristes du Hezbollah, selon Israël — et près d’1,2 million de personnes déplacées par l’offensive israélienne contre le groupe terroriste soutenu par l’Iran, qui avait ouvert le feu sur Israël en soutien à Téhéran le 2 mars dernier.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, un médiateur incontournable entre Téhéran et Washington, a annoncé la nouvelle de la conclusion d’un accord tôt dans la journée de lundi, heure locale, avec à la clef « la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».

Dans le sud-Liban, où les forces israéliennes occupent ce qu’elles qualifient de zone de sécurité, les conseils municipaux ont publié des communiqués appelant les habitants à reporter leur retour, indique l’agence de presse officielle National News Agency.

Mona Mazeh, une femme déplacée réfugiée dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, n’envisage pas de revenir dans l’immédiat dans son village, situé près de Tyr, dans le sud-Liban.

« Franchement, nous hésitons ; on ne peut pas faire confiance à Israël », dit-elle.

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