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Les US affirment que Trump, Vance et l’Iranien Ghalibaf ont signé « virtuellement » l’accord sur l’Iran hier

Un premier mort au Liban depuis l'annonce du protocole d'accord a été signalé à la suite d'une frappe de drone israélien ; Trump indique que des navires commencent à franchir le détroit d'Ormuz, tandis que l'armée américaine maintient le blocus des ports iraniens

  • Montage photos (de gauche à droite) : Le président américain Donald Trump arrivant au sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 15 juin 2026 ; le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Islamabad, au Pakistan, le 11 avril 2026. (Crédits : Vadim Ghirda/AP ; Bureau du Premier ministre pakistanais via AP)
    Montage photos (de gauche à droite) : Le président américain Donald Trump arrivant au sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 15 juin 2026 ; le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, à Islamabad, au Pakistan, le 11 avril 2026. (Crédits : Vadim Ghirda/AP ; Bureau du Premier ministre pakistanais via AP)
  • Le vice-président américain JD Vance assiste à l'UFC Freedom 250 sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 juin 2026, à Washington. (Crédit:  AP/Mark Schiefelbein)
    Le vice-président américain JD Vance assiste à l'UFC Freedom 250 sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 juin 2026, à Washington. (Crédit: AP/Mark Schiefelbein)
  • Le président américain Donald Trump monte à bord d'Air Force One, à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 15 juin 2026. (Crédit: AP/Julia Demaree Nikhinson)
    Le président américain Donald Trump monte à bord d'Air Force One, à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 15 juin 2026. (Crédit: AP/Julia Demaree Nikhinson)
  • Une femme agitant un drapeau pré-Révolution islamique lors d'une campagne pro-régime, un portrait du guide suprême assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, éliminé lors de frappes américaines et israéliennes le 28 février, exposé à l'arrière-plan, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 15 juin 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP Photo)
    Une femme agitant un drapeau pré-Révolution islamique lors d'une campagne pro-régime, un portrait du guide suprême assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, éliminé lors de frappes américaines et israéliennes le 28 février, exposé à l'arrière-plan, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le 15 juin 2026. (Crédit : Vahid Salemi/AP Photo)
  • Une fillette faisant le signe de la victoire depuis un véhicule alors que des habitants déplacés traversent le pont de Bourj Rahal pour rejoindre leur village, dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Kawnat Haju/AFP)
    Une fillette faisant le signe de la victoire depuis un véhicule alors que des habitants déplacés traversent le pont de Bourj Rahal pour rejoindre leur village, dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Kawnat Haju/AFP)
  • Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
    Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
  • Des drapeaux israéliens et libanais sont visibles dans une zone proche de la frontière, avec en arrière-plan des bâtiments détruits dans le sud du Liban, vus depuis le nord d'Israël, le lundi 15 juin 2026. (Crédit: AP/Leo Correa)
    Des drapeaux israéliens et libanais sont visibles dans une zone proche de la frontière, avec en arrière-plan des bâtiments détruits dans le sud du Liban, vus depuis le nord d'Israël, le lundi 15 juin 2026. (Crédit: AP/Leo Correa)

Vance : l’accord entre les États-Unis et l’Iran a été signé « virtuellement » hier

Le vice-président américain JD Vance assiste à l'UFC Freedom 250 sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 juin 2026, à Washington. (Crédit:  AP/Mark Schiefelbein)
Le vice-président américain JD Vance assiste à l'UFC Freedom 250 sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 15 juin 2026, à Washington. (Crédit: AP/Mark Schiefelbein)

Alors qu’une cérémonie de signature en présentiel est apparemment prévue vendredi en Suisse, le vice-président américain JD Vance a affirmé que le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran avait été « virtuellement » signé hier.

« Nous avons déjà signé l’accord virtuellement hier », a dit Vance lors d’une interview accordée à l’émission « Good Morning America » de la chaîne ABC.

Vance et le président Donald Trump ont signé électroniquement le protocole d’accord dimanche, a indiqué un haut responsable américain lors d’un point presse téléphonique ultérieur.

Mohammad Bagher Ghalibaf, sur une image de la télévision officielle iranienne, le 31 mai 2026 (Capture d’écran)

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a signé au nom de Téhéran, a déclaré le responsable américain.

La FIFA veut organiser un match de football symbolique entre les équipes jeunes israélienne et palestinienne

Selon des articles parus dans le New York Times et le Guardian, la FIFA envisage d’organiser un match de football symbolique entre les équipes nationales israélienne et palestinienne des moins de 15 ans.

Ce match devrait marquer le coup d’envoi d’un nouveau tournoi réservé aux équipes juniors qui se déroulera aux États-Unis à partir de septembre.

La compétition sera ouverte aux 211 fédérations membres de la FIFA, Russie incluse.

J Street salue l’accord conclu par Trump avec l’Iran

Le lobby américain pro-paix au Moyen-Orient J Street a salué le protocole d’accord annoncé hier par les États-Unis et l’Iran, soulignant toutefois que la guerre à laquelle il a mis fin n’a atteint aucun des objectifs fixés par le président américain Donald Trump au départ.

« Même si les détails de cet accord restent flous, mettre un terme à ce conflit dévastateur permettra de sauver des vies, de réduire le risque d’une nouvelle escalade régionale, et d’atténuer les conséquences économiques désastreuses que cette guerre a infligées aux populations du monde entier », a déclaré J Street dans un communiqué.

« Par ailleurs, nous devons reconnaître une réalité fondamentale : cette guerre coûteuse et illégale n’a atteint aucun des objectifs ambitieux qui ont été invoqués à maintes reprises pour la justifier. Le régime iranien est toujours au pouvoir. Les matières nucléaires iraniennes sont toujours en Iran. L’Iran dispose toujours de capacités militaires importantes. Et Téhéran bénéficie désormais d’un poids bien plus important dans la région et auprès de la communauté internationale qu’avant que le président Trump et le Premier ministre Netanyahu ne décident de déclencher ce conflit », poursuit le communiqué.

« Ce que montrent ces événements, c’est ce que de nombreux experts et anciens responsables de la sécurité soulignent depuis des années : il n’existe pas de solution militaire viable au défi que représente le programme nucléaire iranien. Seule une diplomatie pragmatique et soutenue permettra d’imposer des limitations durables aux activités nucléaires de l’Iran », affirme J Street. L’organisation estime par ailleurs que Trump aurait dû maintenir le pays dans l’accord sur le nucléaire conclu par l’ancien président américain Barack Obama avec l’Iran en 2015, plutôt que de s’en retirer pour négocier une entente qui, selon les critiques, sera finalement très similaire, même après la guerre menée cette année.

Au moins 2 membres du personnel du ministère syrien de l’Intérieur tués dans un attentat-suicide à Raqqa – ministère

Au moins deux membres du personnel du ministère syrien de l’Intérieur ont été tués dans un attentat-suicide visant un camp du ministère à Raqqa, rapporte l’agence de presse officielle syrienne, citant le porte-parole du ministère.

L’armée américaine indique que le blocus des ports iraniens restera en vigueur jusqu’à la signature de l’accord vendredi

Le blocus américain des ports iraniens restera en vigueur jusqu’à la signature de l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran, qui devrait avoir lieu le 19 juin, a indiqué l’armée américaine dans une note d’information.

« Le blocus militaire des ports iraniens reste en vigueur. Il s’applique à tout trafic entrant et sortant de ces ports », précise la note.

« Ne tentez pas de franchir le blocus tant que des instructions explicites n’auront pas été données. »

Le président iranien confirme la signature de l’accord avec les États-Unis vendredi

Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux membres du gouvernement lors de leur visite au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, le défunt leader révolutionnaire iranien, à Téhéran, le 31 janvier 2026. (Crédit:  / Présidence iranienne / AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian s'adresse aux membres du gouvernement lors de leur visite au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, le défunt leader révolutionnaire iranien, à Téhéran, le 31 janvier 2026. (Crédit: / Présidence iranienne / AFP)

C’est le président iranien Masoud Pezeshkian qui a été le premier à confirmer depuis Téhéran que l’accord avec les États-Unis serait signé vendredi.

« Le protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre entre l’Iran et les États-Unis devrait être signé vendredi », a-t-il déclaré, des propos repris par plusieurs sources israéliennes et internationales.

Global Sumud Flotilla : L’Australie va enquêter sur les allégations d’abus commis par Israël

La police fédérale australienne a annoncé avoir ouvert une enquête sur les allégations d’abus commis par des agents israéliens, des accusations qui ont été formulées par des citoyens qui avaient été placés en détention à la suite de l’interception, le mois dernier, de la Global Sumud Flotilla.

Certains membres d’un groupe d’activistes australiens ont affirmé avoir subi des « abus physiques, psychologiques et sexuels » de la part de responsables israéliens et ont exigé que Canberra prenne des mesures.

À l’issue d’une réunion avec la ministre des Affaires étrangères, Penny Wong, le groupe a déclaré que le gouvernement australien s’était « engagé à mener une enquête indépendante » sur ces allégations.

Dans un communiqué, la police fédérale australienne a confirmé avoir « ouvert une enquête sur les allégations formulées par un représentant du groupe ».

« La [police] adopte une approche centrée sur la victime et qui tient compte des traumatismes », a déclaré un porte-parole, ajoutant qu’elle « ferait le point en temps voulu ».

Wong avait récemment déclaré qu’elle croyait les femmes qui affirmaient avoir été victimes d’abus et d’agressions sexuelles de la part des autorités israéliennes.

L’ambassade d’Israël à Canberra n’a pas encore répondu à la demande de commentaires de l’AFP.

Une frappe israélienne par drone aurait touché une voiture dans le sud-Liban ; un mort – médias

Les médias libanais font état d’un mort suite à une frappe israélienne par drone dans le sud du Liban.

L’Agence nationale d’information libanaise (ANI) rapporte qu’une voiture a été prise pour cible à Kfar Tebnit, entraînant la mort du conducteur.

Ce bilan est invérifiable et ne fait pas la distinction entre civils et terroristes.

L’armée israélienne n’a pas encore réagi.

Kallas : Pas de consensus sur les sanctions de l’UE contre Ben Gvir

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ne sont pas parvenus à un consensus pour approuver des sanctions contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a indiqué la chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« De nombreux États membres ont également proposé de sanctionner le ministre Ben Gvir, mais aucun consensus n’a été trouvé à ce sujet », a-t-elle déclaré.

Les gouvernements occidentaux ont été indignés après la publication par Ben Gvir d’une vidéo dans laquelle il humilie des activistes de la Global Sumud Flotilla.

La France a décidé d’interdire l’entrée de Ben Gvir sur son territoire en mai, tandis que les procureurs italiens ont ouvert une enquête à son encontre.

Trump arrivé à Genève d’où il se rendra au sommet du G7

L’avion transportant Donald Trump a atterri lundi à Genève en Suisse, d’où le président américain se rendra du côté français du lac Léman à Evian, pour participer au sommet du G7.

Le rendez-vous des dirigeants des grandes puissances industrialisées sera dominé par les derniers développements concernant l’Iran, après la conclusion d’un accord entre Téhéran et Washington, ainsi que par l’Ukraine, les questions commerciales et le numérique.

Les élections à la Knesset devraient se tenir à la date initialement prévue, le 27 octobre, pas avant — source

Photo d'illustration : Séance plénière à la Knesset, à Jérusalem, le 27 avril 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Photo d'illustration : Séance plénière à la Knesset, à Jérusalem, le 27 avril 2026. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Les élections de 2026 devraient se tenir à la date prévue, le 27 octobre, et pas plus tôt, la pause parlementaire préélectorale devant probablement débuter le 16 juillet, a confié une source proche du dossier au Times of Israel.

Des personnalités de la coalition ont pris part à des discussions sur cette question en marge du débat qui s’est tenu aujourd’hui au sein de la commission de la Knesset, débat qui était consacré à l’octroi de l’immunité parlementaire à la députée du Likud Tally Gotliv, a indiqué la source.

Selon cette source, ni le Premier ministre Benjamin Netanyahu ni les partis ultra-orthodoxes de la Knesset, qui avaient initialement exercé des pressions en faveur de la dissolution de la Knesset, ne souhaitent que la suspension des travaux commence plus tôt, car ils souhaitent faire adopter une série de projets de loi controversés, comme la loi sur les crèches et une Loi fondamentale qui assimilerait l’étude de la Torah au service militaire.

La source a ajouté qu’un projet de loi de la coalition visant à dissoudre la Knesset avait peu de chances d’être adopté en dernière lecture.

Lindsey Graham semble préparer le terrain pour distancer Trump de l’accord sur l’Iran si celui-ci ne porte pas ses fruits

Le sénateur américain Lindsey Graham, républicain de Caroline du Sud, s'adressant aux médias, à Tel Aviv, le 21 décembre 2025. (Crédit : Maya Levin/AP)
Le sénateur américain Lindsey Graham, républicain de Caroline du Sud, s'adressant aux médias, à Tel Aviv, le 21 décembre 2025. (Crédit : Maya Levin/AP)

Le sénateur républicain américain Lindsey Graham semble préparer le terrain pour distancer le président américain Donald Trump de l’accord avec l’Iran annoncé il y a peu au cas où celui-ci ne tiendrait pas ses promesses.

Hier soir, dans un tweet accueillant tacitement l’accord pour rouvrir le détroit d’Ormuz, Graham a dit qu’il allait suivre de près les négociations nucléaires qui se tiendront sous couvert du protocole d’accord (MOU).

« Je suis quelque peu inquiet du fait que l’Iran et l’équipe de négociation américaine aient une lecture différente de cet accord », a déclaré Graham en soulignant que tout accord issu des négociations nucléaires à venir devra être soumis au Congrès.

« Je crois impératif que l’architecte de l’accord, le vice-président Vance et ses partenaires de négociation, fassent partie du processus de présentation de l’accord final au Congrès », a écrit Graham, en parlant de Vance, qui dirige l’administration à Washington, comme de l’« architecte » de l’accord, et non Trump.

Après avoir rudement critiqué Trump du temps où il était candidat à la présidence, en 2016, Graham est devenu un des partisans les plus acharnés.

Trump s’est considérablement rapproché de lui et Graham s’est appuyé sur cette relation pour faire un lobbying agressif en faveur d’une intervention militaire américaine en Iran.

En février dernier, Vance se serait opposé à la guerre contre l’Iran, mais il se serait in fine résolu à la soutenir une fois Trump engagé.

Smotrich et Ben Gvir critiquent l’accord États-Unis-Iran, estimant qu’Israël doit le défier

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich arrive à une réunion de la faction du Hatzionout HaDatit à la Knesset à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich arrive à une réunion de la faction du Hatzionout HaDatit à la Knesset à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et le ministre des Finances Bezalel Smotrich se sont insurgés contre l’accord de cessez-le-feu qui est actuellement en cours de négociation entre Washington et Téhéran, insistant pour qu’Israël soit autorisé à poursuivre ses combats sur plusieurs fronts.

« L’État d’Israël ne doit pas accepter le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran », a dit Ben Gvir aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti ultranationaliste Otzma Yehudit à la Knesset, insistant sur le fait que « la sécurité des citoyens israéliens et des soldats de l’armée israélienne prime sur toute autre considération » et qu’Israël n’est « pas lié par des accords qui mettent fin à sa capacité à se défendre ».

« J’exige que le Premier ministre autorise les soldats de l’armée israélienne à poursuivre leurs activités vitales qui consistent à démolir des maisons et à éliminer les terroristes du Hezbollah. Nous ne devons pas agir conformément aux accords conclus entre Trump et Khamenei », a indiqué Ben Gvir.

« Nous chérissons et nous apprécions la profonde amitié avec les États-Unis et le soutien qui est apporté par le président Trump à Israël. Toutefois, la responsabilité directe et exclusive de la sécurité d’Israël incombe uniquement au gouvernement israélien, [qui] doit conserver une totale liberté opérationnelle en matière de sécurité à tout moment et en tout lieu », a-t-il poursuivi.

Smotrich a noté devant les journalistes, avant la réunion de faction de son parti d’extrême droite, Hatzionout HaDatit, que « l’accord avec l’Iran est un mauvais accord pour Israël et pour l’ensemble du monde libre. L’Iran ne doit en aucun cas être autorisé à posséder des armes nucléaires, et nous ne devons pas accepter une réalité où le régime extrémiste de Téhéran continue de progresser vers cet objectif ».

Si la campagne conjointe américano-israélienne contre l’Iran « a donné lieu à des avancées très significatives » et si elle a affaibli le régime, « Israël continuera d’agir en utilisant tous les moyens à sa disposition pour renverser le régime des ayatollahs iraniens et empêcher ce régime terroriste de devenir un État du seuil nucléaire », a continué Smotrich.

« J’entends pas mal de critiques et de suggestions venant de l’extérieur, mais il faut dire la vérité : la pression politique, sécuritaire et internationale exercée pendant cette période sur le gouvernement israélien et le Premier ministre est sans précédent. Pas un seul des candidats autoproclamés au poste de Premier ministre n’aurait résisté ne serait-ce qu’à un dixième de cette pression. Croyez-moi. Je les connais tous bien ».

Trump affirme que les navires recommencent à traverser le détroit d’Ormuz, « totalement sûr »

Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)
Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)

Le président américain Donald Trump a affirmé que « des navires commencent à sortir du détroit d’Ormuz — dont beaucoup sont chargés de pétrole ».

« Ils empruntent « l’autoroute’ sud, qui est totalement sûre, sécurisée et intacte. Il y a d’autres voies de circulation également ! », a-t-il écrit sur Truth Social, alors qu’il tente de promouvoir le protocole d’accord que les États-Unis et l’Iran ont approuvé hier afin de mettre fin à la guerre qui les oppose et de rouvrir le détroit d’Ormuz.

Vance : « Certains » en Israël apprécient « beaucoup » l’accord avec l’Iran

Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)
Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)

Selon le vice-président américain JD Vance, « certains en Israël » apprécieraient « beaucoup » l’accord obtenu hier par Washington avec l’Iran.

Ce protocole d’accord, dont le contenu n’a pas encore été rendu public, a été vivement critiqué par des responsables politiques israéliens de tous bords.

Dans une interview accordée à CNBC, Vance explique qu’une partie des critiques repose sur des « informations erronées » relayées par les médias d’État iraniens, qui, dit-il, présentent l’accord sous un jour trompeur afin de le faire accepter par leur opinion publique.

Le texte du protocole d’accord devrait être rendu public dans le courant de la semaine, ajoute-t-il. Ceux qui en doutent aujourd’hui réaliseront alors qu’il rend la région plus sûre.

Il compare ce nouveau pacte à l’accord sur le nucléaire signé en 2015 par l’ancien président américain Barack Obama – un accord que, assure-t-il, les États du Golfe détestaient. Ces mêmes pays saluent aujourd’hui le nouveau protocole d’accord, soutient Vance. On ignore à quelles réactions positives de la part des pays du Golfe Vance fait référence.

Vance garantit que cet accord avec l’Iran donnera naissance à un « nouveau Moyen-Orient » où « Israël aura sa place à la table des négociations ».

Les Libanais célèbrent la nouvelle de l’accord entre les États-Unis et l’Iran ; certains tentent de rentrer chez eux dans le sud

Une famille déplacée, avec ses affaires, retourne dans son village à bord d'une camionnette après l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Sidon, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : AP Photo/Mohammed Zaatari)
Une famille déplacée, avec ses affaires, retourne dans son village à bord d'une camionnette après l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Sidon, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : AP Photo/Mohammed Zaatari)

Cette nuit, les médias libanais ont diffusé des images montrant des habitants du sud du Liban, déplacés, célébrant l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis, lequel prévoirait également une désescalade entre Israël et le Hezbollah.

Par ailleurs, des habitants ont été filmés ce matin dans la ville de Nabatieh, dans le sud du Liban, alors qu’ils tentaient de regagner leurs foyers, vraisemblablement convaincus que l’accord le leur permettrait.

Pour l’instant, aucun cessez-le-feu officiel au Liban ni aucun retour organisé des habitants vers leurs foyers n’ont été annoncés. Le gouvernement libanais a même mis en garde les habitants contre tout retour précipité chez eux.

Le Hezbollah, ainsi que l’Iran et le Pakistan, qui a joué le rôle de médiateur, ont déclaré que le cessez-le-feu s’appliquait également au Liban.

Washington s’attend à ce que le détroit d’Ormuz rouvre « sans péage », dit Vance

Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)
Le vice-président américain JD Vance s'adressant aux journalistes à son arrivée à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland, le 28 mai 2026. (Crédit : Matt Rourke/Pool/AFP)

Les Etats-Unis s’attendent à ce que le détroit d’Ormuz rouvre « sans péage » de la part de l’Iran, a déclaré lundi le vice-président américain JD Vance, tandis que la diplomatie iranienne a évoqué des « frais » de service maritime.

« Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c’est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques » qui doivent s’ouvrir pour deux mois à partir de vendredi, a déclaré JD Vance sur la chaîne CNBC.

Accord régional avec les Etats-Unis: le Hezbollah remercie l’Iran d’avoir inclus le Liban

Le Hezbollah pro-iranien a remercié lundi Téhéran d’avoir insisté pour inclure le Liban dans l’accord global avec les Etats-Unis visant à mettre fin à la guerre dans la région.

Dans un communiqué, le groupe terroriste libanais se dit « profondément reconnaissant » à son allié pour sa « position constante aux côtés du Liban, de son peuple et de sa résistance, ainsi que pour son insistance à ce que le Liban soit partie prenante de tout accord conduisant à un cessez-le-feu ».

Le groupe armé et financé par l’Iran, engagé dans une guerre avec Israël depuis le 2 mars, a cessé ses attaques lundi.

L’Iran affirme que les Etats-Unis doivent garantir l’arrêt de la guerre au Liban dans le cadre de l’accord

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis devaient garantir qu’Israël s’engage à mettre fin à la guerre au Liban dans le cadre de l’accord visant à mettre un terme au conflit au Moyen-Orient.

« Les Etats-Unis doivent honorer leurs engagements. Ils doivent s’assurer que le régime sioniste respecte également les siens concernant le Liban », a déclaré le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, ajoutant que Téhéran « ne fait confiance ni à Israël ni aux Etats-Unis ».

Lapid : « Jamais échec n’a été aussi cuisant que celui de Netanyahu sur le front diplomatique iranien »

Le chef de l'opposition, Yair Lapid, préside une réunion de la faction Yesh Atid à la Knesset, à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef de l'opposition, Yair Lapid, préside une réunion de la faction Yesh Atid à la Knesset, à Jérusalem, le 15 juin 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a « perdu la guerre » et s’est « effondré au moment décisif », a affirmé le chef de l’opposition Yair Lapid, critiquant l’accord de cessez-le-feu en cours de négociation entre Washington et Téhéran.

« L’État d’Israël a remporté la bataille ; Netanyahu a perdu la guerre. L’armée israélienne a rempli ses missions, mais Netanyahu a échoué », a déclaré Lapid aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti, Yesh Atid.

« Jamais il n’y a eu d’échec plus total que l’échec diplomatique de Netanyahu sur le front iranien. Le moment est venu pour nous de reconnaître que Netanyahu n’est tout bonnement plus compétent », a poursuivi Lapid, dénonçant le fait que « un président américain puisse dire ouvertement et publiquement au Premier ministre d’Israël : ‘Je suis le chef, et tu feras ce qu’on te dit' ».

Israël se retrouve ainsi dans la délicate situation de devoir choisir entre son droit à l’autodéfense et une confrontation avec son plus grand allié, a-t-il ajouté. Sous un gouvernement Bennett-Lapid, a-t-il insisté, « nous ne nous serions pas retrouvés dans [cette situation] en premier lieu ».

Fustigeant le Premier ministre pour s’être entouré de clowns, de cyniques et de personnages « ayant reçu de l’argent du Qatar », Lapid a assuré que « le 7 octobre 2023, nous avons appris que Netanyahu n’était plus en mesure de protéger la sécurité et la vie des citoyens israéliens. Le 15 juin 2026, nous avons appris qu’il n’était plus capable de mener une campagne diplomatique ».

L’Iran affirme que le respect de l’intégrité territoriale du Liban fait partie de l’accord conclu avec les États-Unis

Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse hebdomadaire au ministère des Affaires étrangères, à Téhéran, le 10 février 2026 (Crédit : ATTA KENARE / AFP)
Esmail Baghaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse hebdomadaire au ministère des Affaires étrangères, à Téhéran, le 10 février 2026 (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

Le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban est inscrit dans l’accord provisoire conclu avec les États-Unis, a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei.

Cette déclaration fait suite à celle du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui avait annoncé que son pays ne retirerait pas ses forces du sud du Liban, et qu’il maintiendrait ses opérations visant à détruire les infrastructures terroristes dans la région.

Baghaei a souligné que Téhéran continuait de nourrir une « profonde méfiance » envers les États-Unis, malgré la conclusion d’un accord-cadre visant à mettre fin à la guerre.

« La profonde méfiance de l’Iran envers les États-Unis trouve hélas son origine dans la longue série d’actes répréhensibles commis par les dirigeants américains », a-t-il ajouté.

« Les États-Unis ont encore un long chemin à parcourir avant de pouvoir gagner la confiance du peuple iranien », a-t-il poursuivi, rappelant que cet accord-cadre « n’est qu’un pas vers l’apaisement des tensions et la fin d’une guerre » qui a éclaté fin février.

L’Iran dit vouloir faire ratifier l’accord de paix avec les Etats-Unis par le Conseil de sécurité de l’ONU

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi qu’il chercherait à obtenir la ratification par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un accord final avec les Etats-Unis, incluant le volet de son programme nucléaire.

« Nous nous attendons à ce que l’accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, 60 jours après » sa signature, a affirmé le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï lors de son point presse hebdomadaire, en remarquant que Téhéran « tirerait des enseignements du passé ».

La diplomatie iranienne affirme que des frais de service maritime seront facturés dans le détroit d’Ormuz

Des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit : AFP)
Des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit : AFP)

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l’Iran facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par le stratégique détroit d’Ormuz, plutôt que d’imposer des péages, dans le cadre de l’accord-cadre conclu avec les Etats-Unis.

« Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l’environnement, l’assurance des navires et d’autres services nécessaires seraient facturés », a précisé le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.

L’Iran affirme que les Etats-Unis se sont engagés à verser des compensations et à débloquer des fonds

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que les Etats-Unis s’étaient engagés à débloquer des fonds iraniens gelés à l’étranger et à verser des réparations pour les dégâts provoqués par la guerre, aux termes d’un accord de fin du conflit.

« Le déblocage des biens iraniens ainsi que des réparations pour les dégâts constituent deux points essentiels » de l’accord censé être signé vendredi, a affirmé le porte-parole de la diplomatie Esmaïl Baghaï lors de son point-presse hebdomadaire: « la partie américaine s’est engagée à prendre des mesures dans ces deux domaines ».

La diplomatie iranienne affirme qu’une « profonde méfiance » persiste envers les Etats-Unis

Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé lundi que l’Iran éprouvait toujours une « profonde méfiance » envers les Etats-Unis, malgré la signature prévue d’un accord sur la fin de la guerre au Moyen-Orient.

« Malheureusement, il faut reconnaître que la profonde méfiance vis-à-vis des Etats-Unis est la conséquence d’une longue histoire de méfaits des dirigeants américains », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire.

« Les Etats-Unis ont encore beaucoup à faire avant de gagner la confiance des Iraniens », a-t-il ajouté, estimant que l’accord censé être signé vendredi ne constituait « qu’une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre » déclenchée par une attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février.

Le géant du transport maritime Maersk salue l’accord entre les États-Unis et l’Iran, mais ne modifie pas pour l’instant ses activités au Moyen-Orient

Un cargo de la compagnie Maersk traverse le détroit de Gibraltar près du port de Tanger Med, au Maroc, le 20 avril 2025. (Crédit : AP Photo/Mosaab Elshamy)
Un cargo de la compagnie Maersk traverse le détroit de Gibraltar près du port de Tanger Med, au Maroc, le 20 avril 2025. (Crédit : AP Photo/Mosaab Elshamy)

La société danoise Maersk se félicite de l’accord annoncé par les États-Unis et l’Iran. Elle estime néanmoins qu’il est trop tôt pour en évaluer l’impact, et précise qu’aucun changement ne sera apporté pour l’instant aux activités du groupe au Moyen-Orient.

Hébron: Des Palestiniens et des militants venus leur prêter main-forte attaqués par des extrémistes juifs

Une dizaine de partisans du mouvement pro-implantation ont attaqué, il y a peu, des agriculteurs palestiniens de la ville de Halhul, dans le secteur d’Hébron, ainsi que des militants de l’organisation Bnei Avraham qui étaient venus leur prêter main-forte, a fait savoir une militante de Bnei Avraham au Times of Israel.

L’activiste – qui a demandé à conserver l’anonymat – a expliqué qu’une trentaine de Palestiniens et d’activistes s’étaient rendus sur des terres agricoles palestiniennes privées, aux abords de Halhul, pour y travailler.

Selon elle, les résidents d’implantation les ont d’abord agressés, leur assénant des coups de poing et des coups de pied, puis ils ont vandalisé cinq véhicules palestiniens, brisant les vitres et les rétroviseurs et crevant les pneus.

Ces terres sont situées dans la zone C, où Israël exerce à la fois un contrôle sécuritaire et civil.

Selon la militante, les extrémistes juifs sont d’abord arrivés d’un avant-poste voisin et ils ont ensuite été rejoints par des partisans du mouvement pro-implantation en provenance d’autres avant-postes de la région.

Elle a ajouté qu’à la suite de l’incident, les forces de l’armée israélienne sont arrivées sur les lieux. Elles ont alors présenté un ordre de zone militaire fermée et elles ont évacué les militants et les Palestiniens du secteur, même si cet ordre exemptait les résidents locaux et qu’il avait été précédemment émis dans le but d’évacuer l’avant-poste voisin.

Selon elle, les Israéliens venus de l’avant-poste voisin n’ont pas été évacués.

L’armée israélienne n’a pas réagi à cet incident.

Les militants et les Palestiniens tentent actuellement de porter plainte auprès de la police.

Le 5 juin, des partisans du mouvement pro-implantation, accompagnés de soldats, avaient empêché des Palestiniens et des militants israéliens de Bnei Avraham d’accéder à des terres de la zone B, également près d’Hébron, afin que les Palestiniens puissent cultiver leurs champs.

Sur des images de cet incident, un résident d’implantation, le visage masqué, armé, disait que seuls les Juifs étaient autorisés à rester dans le secteur et que les Arabes devaient partir.

« Les Juifs ont le droit d’être ici. Les Arabes doivent partir d’ici. C’est une zone militaire fermée », disait l’homme dans la vidéo, s’adressant aux Palestiniens de la ville de Tarqumiyah.

Liberman : Netanyahu nous mène vers un désastre pire que l’accord Obama

Le député Avigdor Liberman, président du parti Yisrael Beitenu, préside une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset à Jérusalem, le 15 juin 2026 (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)
Le député Avigdor Liberman, président du parti Yisrael Beitenu, préside une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset à Jérusalem, le 15 juin 2026 (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Israël ne doit pas permettre aux États-Unis d’établir un lien entre le cessez-le-feu avec l’Iran et le conflit au Liban, a dit Avigdor Liberman — qui a affirmé que si l’accord en cours de négociation entre l’administration Trump et l’Iran avait été signé sous le précédent gouvernement Bennett-Lapid, le Premier ministre Benjamin Netanyahu « nous aurait accusés de trahison ».

Accusant Netanyahu de mener Israël vers un « désastre diplomatique bien pire que l’accord qui avait été conclu par Obama » avec Téhéran en 2015, Liberman a expliqué aux journalistes, avant la réunion hebdomadaire de son parti d’opposition belliciste Yisrael Beytenu à la Knesset, qu’Israël « doit informer les États-Unis que nous n’acceptons aucun lien, aucune connexion, entre la scène iranienne et la scène libanaise ».

Jérusalem doit être prête à riposter aux attaques du Hezbollah et de l’Iran, a-t-il insisté, affirmant que « pour chaque tir iranien sur Israël, nous devrions répondre en détruisant l’île de Kharg et le port de Bandar Abbas  »

Liberman a également appelé à la création d’une force de missiles israélienne et il a insisté sur le fait que « désormais, le Mossad doit se concentrer sur une seule mission : renverser le régime de l’ayatollah ».

Iran: « on va tout faire pour qu’il n’y ait pas de péage » dans le détroit d’Ormuz – Macron

Le président français Emmanuel Macron participant à une annonce conjointe avec Masayoshi Son, PDG de SoftBank Group Corp., à l'Élysée, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Ludovic Marin/Pool Photo via AP)
Le président français Emmanuel Macron participant à une annonce conjointe avec Masayoshi Son, PDG de SoftBank Group Corp., à l'Élysée, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Ludovic Marin/Pool Photo via AP)

Le président français Emmanuel Macron compte tout faire (…) pour qu’il n’y ait pas de péage » iranien dans le stratégique détroit d’Ormuz, a-t-il affirmé lundi lors d’un entretien avec TF1 en marge du sommet du G7.

« Nous, on défend le droit international et on va tout faire en effet pour qu’il n’y ait pas de péage » dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures, a-t-il souligné, au lendemain de l’annonce d’un accord entre Washington et Téhéran prévoyant la réouverture du détroit, sans autre précision.

Iran: les capacités d’uranium doivent être « neutralisées » sous supervision de l’AIEA -Macron

Le président français Emmanuel Macron rencontre des membres des forces de sécurité, en amont du sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 15 juin 2026. (Crédit: Christian Hartmann/Pool Photo via AP)
Le président français Emmanuel Macron rencontre des membres des forces de sécurité, en amont du sommet du G7, à Évian-les-Bains, en France, le 15 juin 2026. (Crédit: Christian Hartmann/Pool Photo via AP)

Les capacités d’uranium hautement enrichies de l’Iran doivent être « neutralisées » sous supervision de l’agence internationale de l’énergie atomique, a déclaré lundi Emmanuel Macron.

« Notre priorité », c’est qu’il y ait « un accord solide et sérieux qui soit finalisé » entre Washington et Téhéran, a déclaré le président français sur TF1, ajoutant que la France et ses alliés européens allaient « s’assurer que les capacités d’uranium enrichies qui sont présentes en Iran soient bien neutralisées ».

« Soit il faut le sortir, soit le diluer. Ensuite, il faut s’assurer qu’il y aura un contrôle de cette agence (AIEA) pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent, se réorganiser pour refaire de l’uranium enrichi et construire des armes avec ».

Carburant: Macron affirme que le gouvernement va « s’assurer » qu’une chute des cours soit « répercutée à la pompe »

Le président français Emmanuel Macron assiste à une réunion du Conseil de défense et de sécurité à l'Élysée, à Paris, le 8 avril 2026. (Crédit : Tom Nicholson/Pool Photo via AP)
Le président français Emmanuel Macron assiste à une réunion du Conseil de défense et de sécurité à l'Élysée, à Paris, le 8 avril 2026. (Crédit : Tom Nicholson/Pool Photo via AP)

Le gouvernement va « s’assurer » que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran soit « bien répercutée à la pompe », a déclaré lundi Emmanuel Macron sur TF1.

« C’est dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours », avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, « pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines », a prévenu le chef de l’Etat dans une interview au journal de 13 heures

Saar révèle une rencontre secrète en octobre avec le président du Somaliland en visite

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar (à droite) rencontre le président du Somaliland Abdirahman Mohamed Abdillahi au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 15 juin 2026 (Crédit: Shlomi Amsalem, GPO)
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar (à droite) rencontre le président du Somaliland Abdirahman Mohamed Abdillahi au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 15 juin 2026 (Crédit: Shlomi Amsalem, GPO)

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a rencontré le président du Somaliland, Abdirahman Mohamed Abdillahi, au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, révélant dans un communiqué de son bureau que les deux dirigeants s’étaient déjà entretenus en secret au ministère au mois d’octobre, deux mois avant qu’Israël ne devienne le premier pays au monde à reconnaître le Somaliland.

« Je serai toujours fier du privilège que j’ai eu d’écrire, avec vous et votre peuple, les premières pages de l’histoire des relations entre Israël et le Somaliland. Je suis certain que ce partenariat continuera de se renforcer au bénéfice de nos deux nations », a dit Saar, qui a remercié Abdillahi pour sa décision « historique » d’ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Saar a reconnu que « il y a, en effet, des défis à relever pour construire les relations entre Israël et le Somaliland », qui s’était séparé de la Somalie en 1991. La reconnaissance unilatérale de ce pays par Jérusalem avait été condamnée au niveau international, notamment par l’Union africaine et par plus d’une douzaine de pays à majorité musulmane, qui avaient également émis une déclaration commune qui avait dénoncé la décision prise par le Somaliland d’ouvrir son ambassade à Jérusalem.

« Malheureusement, nombreux sont ceux qui tentent de saper [les relations bilatérales]. Ils n’y parviendront pas », a promis Saar, qui a ajouté : « Je suis certain que ce partenariat continuera de se renforcer, dans l’intérêt de nos deux nations ».

Royaume-Uni : La justice valide en appel l’interdiction du groupe Palestine Action 

Un homme âgé emmené par la police alors que des manifestants se rassemblent pour réclamer la levée de l'interdiction frappant le groupe anti-Israël Palestine Action, lors d'une manifestation, à Trafalgar Square, dans le centre-ville de Londres, le 11 avril 2026. (Crédit : Carlos Jasso/AFP)
Un homme âgé emmené par la police alors que des manifestants se rassemblent pour réclamer la levée de l'interdiction frappant le groupe anti-Israël Palestine Action, lors d'une manifestation, à Trafalgar Square, dans le centre-ville de Londres, le 11 avril 2026. (Crédit : Carlos Jasso/AFP)

La justice britannique a validé en appel l’interdiction du groupe anti-Israël Palestine Action, classé organisation terroriste par le gouvernement en juillet 2025.

La décision du ministère de l’Intérieur était « proportionnée » et « n’était pas illégale », a tranché la Cour d’appel.

« C’est une erreur fondamentale de négliger le fait que Palestine Action encourage ouvertement une violence illégale qui s’apparente au terrorisme », a-t-elle ajouté.

En première instance, la Haute Cour de Londres avait jugé « disproportionnée » l’interdiction de ce groupe anti-Israël mais le ministère de l’Intérieur avait aussitôt fait appel.

L’Irak salue la réouverture prévue du détroit d’Ormuz dans le cadre de l’accord Etats-Unis/Iran

L’Irak, pays riche en pétrole, a salué lundi la réouverture prévue du détroit d’Ormuz dans le cadre de l’accord annoncé par les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le ministère irakien des Affaires étrangères a exprimé sa « satisfaction face à l’annonce de la réouverture imminente du détroit d’Ormuz à une navigation normale, compte tenu de son importance cruciale pour assurer l’acheminement du pétrole et du gaz vers les marchés mondiaux ».

L’Irak dépend de cette voie maritime stratégique pour exporter l’essentiel de son pétrole brut, qui représente près de 90% de ses revenus.

L’accord US-Iran, le résultat d’un gouvernement « incapable de remporter une victoire décisive »

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett s'exprimant lors de la conférence Eli Hurvitz organisée par l'Institut israélien de la démocratie (IDI), le 3 juin 2026. (Crédit : Oded Karni/IDI)
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett s'exprimant lors de la conférence Eli Hurvitz organisée par l'Institut israélien de la démocratie (IDI), le 3 juin 2026. (Crédit : Oded Karni/IDI)

Alors qu’il évoquait l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett a affirmé que le gouvernement n’a pas su traduire les succès militaires d’Israël en gains de sécurité durables.

« Pendant la guerre avec l’Iran, nous avons été témoins des performances extraordinaires de l’armée israélienne et des forces de sécurité sur le front, ainsi que du courage de la population israélienne à l’arrière. Ce matin, nous avons appris que le gouvernement était, une fois de plus, incapable de transformer tout cela en acquis durables en matière de sécurité », a commenté Bennett, qui dirige l’alliance « Ensemble » avec le chef de l’opposition Yair Lapid, et qui est considéré comme l’un des principaux candidats à la succession du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des élections qui doivent avoir lieu avant le 27 octobre.

Disant que l’accord n’a rien eu d’une « fatalité », mais qu’il a été le résultat d’un leadership israélien défaillant, Bennett a noté que le gouvernement avait entraîné Israël dans des guerres de « stagnation et d’usure » et qu’il était « incapable de remporter une victoire décisive ».

Il a dit disposer « d’un plan stratégique qui vise à provoquer l’effondrement du régime iranien » et à démanteler son programme nucléaire grâce à « une combinaison de moyens diplomatiques, de renseignement, économiques, technologiques et militaires ».

Iran: au moins 18 manifestants exécutés pour « des raisons de sécurité nationale » depuis janvier -ONU

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, s'exprime lors d'une conférence de presse à Damas, en Syrie, le 15 janvier 2025. (Crédit : Louai Beshara / AFP)
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, s'exprime lors d'une conférence de presse à Damas, en Syrie, le 15 janvier 2025. (Crédit : Louai Beshara / AFP)

Au moins 40 personnes, dont 18 manifestants, ont été exécutées en Iran depuis janvier pour « des raisons de sécurité nationale », a affirmé lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

« Les autorités ont intensifié leur répression brutale, procédant à des milliers d’arrestations et imposant des restrictions encore plus sévères à l’espace civique. Elles ont exécuté au moins 40 personnes pour des raisons de sécurité nationale depuis le début de l’année, dont 18 manifestants », a affirmé Volker Türk devant le Conseil des droits de l’homme à Genève.

Le président libanais espère que l’accord USA-Iran « mettra un terme définitif » à la guerre avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)
Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)

Le président libanais Joseph Aoun a exprimé lundi l’espoir que l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis « mettra un terme définitif » à la guerre avec Israël et ouvrira une ère de stabilité dans son pays.

Dans un communiqué, le chef de l’Etat a indiqué que les Libanais aspirent à ce que « ces ententes se traduisent par des mesures concrètes mettant un terme définitif au cycle de violences et ouvrant la voie à une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction ».

L’accord, dont le Liban n’a pas été notifié officiellement, prévoit la fin de la guerre sur tous les fronts au Moyen-Orient.

Des frais maritimes dans le détroit d’Ormuz ajoutés à l’accord avec Washington au dernier moment -agence Fars

Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)
Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)

L’Iran a ajouté au dernier moment des négociations avec les Etats-Unis une clause prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit stratégique d’Ormuz, a rapporté lundi l’agence iranienne Fars.

« Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d’entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz », a indiqué Fars, citant une source anonyme.

« L’utilisation du terme ‘services maritimes’ (dans la version finale) signifie que les Etats-Unis exigeront le paiement de redevances à l’Iran », a précisé l’agence.

La Suisse n’a pas été sollicitée pour accueillir la signature de l’accord USA-Iran

Le président américain Donald Trump serre la main du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)
Le président américain Donald Trump serre la main du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif à Charm el-Cheikh, en Égypte, le 13 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil)

La Suisse n’a reçu aucune information ni demande officielle pour accueillir la cérémonie de signature du protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, a indiqué un responsable diplomatique au Times of Israel.

Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a pourtant déclaré que les deux parties prendraient part à une cérémonie à Genève ce vendredi.

Accueillir un événement de cette ampleur à Genève dans un délai aussi court poserait des problèmes logistiques à la Suisse, d’autant que les pays participant au sommet du G7, qui se tient cette semaine à Évian, en France, à côté de la Suisse, utilisent leurs missions à Genève comme base logistique pour l’événement.

Selon le responsable, si la demande était faite, la Suisse serait très probablement capable de prendre les dispositions requises pour organiser cette cérémonie de signature.

Eisenkot et Smotrich critiquent eux aussi l’accord entre les États-Unis et l’Iran

L'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, Gadi Eisenkot, lors d'une visite au kibboutz Yiftah, près de la frontière israélienne avec le Liban, le 9 mars 2026. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)
L'ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, Gadi Eisenkot, lors d'une visite au kibboutz Yiftah, près de la frontière israélienne avec le Liban, le 9 mars 2026. (Crédit : Ayal Margolin/Flash90)

Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, ont rejoint le concert de critiques qui sont de plus en plus nombreuses au sein de l’opposition et de la coalition concernant l’accord entre les États-Unis et l’Iran.

Eisenkot, qui figure parmi les favoris pour succéder au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors des prochaines élections, a fustigé ce qu’il a qualifié de « résultat lamentable d’un gouvernement défaillant » et il a affirmé qu’il y avait « un fossé immense » entre les « promesses vides de victoire totale » de Netanyahu et l’accord qui se dessine actuellement.

Il a également reproché à Netanyahu de ne pas s’adresser directement au public, soulignant que les Israéliens apprenaint une fois de plus l’existence d’un accord majeur affectant leur sécurité par des dirigeants étrangers et non par leur propre gouvernement.

Smotrich a, lui aussi, condamné l’accord, estimant qu’il est « mauvais pour Israël et pour l’ensemble du monde libre. Point final. »

Il a affirmé qu’Israël devait poursuivre ses efforts visant à renverser le régime iranien et veiller à ce que Téhéran ne se dote jamais d’armes nucléaires – mais il a défendu le gouvernement, déclarant qu’aucun des candidats à la succession de Netanyahu ne pourrait « supporter ne serait-ce que 10 % de la pression qui est actuellement exercée sur le gouvernement israélien, et en particulier sur son dirigeant ».

Accord USA-Iran : Les autorités libanaises invitent les personnes déplacées à patienter

Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

Les autorités du sud-Liban ont invité les populations déplacées depuis trois mois, du fait de la guerre entre Israël et le Hezbollah, à ne pas se précipiter pour rentre chez elles suite à l’accord conclu par les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit, Israël ayant annoncé sn intention de laisser ses soldats dans le sud du pays.

Le Liban a été particulièrement endeuillé par le conflit entre les États-Unis et l’Iran, avec des milliers de victimes — principalement des terroristes du Hezbollah, selon Israël — et près d’1,2 million de personnes déplacées par l’offensive israélienne contre le groupe terroriste soutenu par l’Iran, qui avait ouvert le feu sur Israël en soutien à Téhéran le 2 mars dernier.

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, un médiateur incontournable entre Téhéran et Washington, a annoncé la nouvelle de la conclusion d’un accord tôt dans la journée de lundi, heure locale, avec à la clef « la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».

Dans le sud-Liban, où les forces israéliennes occupent ce qu’elles qualifient de zone de sécurité, les conseils municipaux ont publié des communiqués appelant les habitants à reporter leur retour, indique l’agence de presse officielle National News Agency.

Mona Mazeh, une femme déplacée réfugiée dans le quartier de Hamra, à Beyrouth, n’envisage pas de revenir dans l’immédiat dans son village, situé près de Tyr, dans le sud-Liban.

« Franchement, nous hésitons ; on ne peut pas faire confiance à Israël », dit-elle.

Israël ne retirera pas ses troupes du Liban, de Syrie et de Gaza – ministre Défense

Des soldats de la 36e division de l'armée israélienne en mission dans le sud du Liban, sur une photo d'archive publiée le 11 juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de la 36e division de l'armée israélienne en mission dans le sud du Liban, sur une photo d'archive publiée le 11 juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Israël maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée, a affirmé lundi le ministre israélien de la Défense, après l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban.

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée, afin de protéger la frontière et les communautés israéliennes contre des éléments jihadistes », a déclaré Israël Katz dans un communiqué.

M. Katz a également mis en garde l’Iran, affirmant qu’Israël riposterait avec « toute sa force » si la République islamique l’attaquait en réponse à ses opérations militaires au Liban.

Accord États-Unis/Iran: Pedro Sánchez appelle à ne pas oublier « le coût » du conflit, un « non-sens »

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez gesticulant pendant une conférence de presse à Pékin, en Chine, le 14 avril 2026. (Crédit : Ng Han Guan/AP Photo)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez gesticulant pendant une conférence de presse à Pékin, en Chine, le 14 avril 2026. (Crédit : Ng Han Guan/AP Photo)

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a salué lundi l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en appelant à ne pas oublier « le coût » du conflit, un « non-sens » selon lui.

« Plus de 7 400 morts, en majorité des civils. Des centaines de foyers, d’écoles et d’hôpitaux détruits. Une hausse généralisée des prix et des milliards d’euros de pertes, y compris en Europe. Tel est le coût du conflit en Iran », écrit sur X Pedro Sánchez, qui avait toujours manifesté son opposition farouche à ce conflit. « Célébrons. Mais n’oublions pas. Et apprenons une bonne fois pour toutes que la guerre est un échec. Le dialogue et la diplomatie sont la seule voie », conclut-il.

Trump qualifie Netanyahu de « type très difficile », affirmant que les attaques contre l’Iran pourraient reprendre si aucun accord n’est conclu

(À gauche) Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. (Crédit : Alex Brandon/AP)
(À gauche) Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump lors d’une conférence de presse à Mar-a-Lago, le 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Le président américain Donald Trump a dit au New York Times que si l’Iran ne parvenait pas à conclure un accord nucléaire définitif avec les États-Unis, il relancera les attaques militaires contre Téhéran ou il fera des États-Unis « le gardien du Moyen-Orient » en échange de 20 % des revenus de la région.

Trump a indiqué au Times, dans le cadre d’une interview, que l’accord qu’il a conclu avec l’Iran garantira à terme que le détroit d’Ormuz soit « définitivement libre de tout péage ».

Il a aussi qualifié le Premier ministre Benjamin Netanyahu de « type très difficile » et il a affirmé que ce dernier devrait lui être reconnaissant. Israël n’a pas participé aux négociations sur l’accord américano-iranien qui vient d’être annoncé, et ses termes ont suscité de vives inquiétudes parmi les responsables israéliens.

« C’est un type très difficile », a expliqué Trump à propos de Netanyahu, « et pour être honnête avec vous, il devrait nous être très reconnaissant d’avoir fait cela. Car si l’Iran disposait d’une arme nucléaire, Israël n’existerait plus au bout de deux heures ».

Accord États-Unis/Iran: le Pakistan salue « un pas historique vers la paix »

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a salué lundi « un pas historique vers la paix » après la conclusion entre les États-Unis et l’Iran d’un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, à l’aide de la médiation de son pays.

« Aujourd’hui, le monde a assisté à un pas historique vers la paix. Après les ténèbres de la guerre, le soleil de la paix s’est levé », a déclaré le dirigeant, soulignant le rôle « extraordinaire » joué dans la négociation par le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, et remerciant également les autres pays ayant contribué à la médiation.

Pour l’Egypte, l’accord Etats-Unis/Iran pourrait être un « tournant » pour la paix au Moyen-Orient

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'adressant au Parlement lors d'une session consacrée aux amendements constitutionnels, sur une photo prise et diffusée par le Département de l'information de presse du Pakistan (PID) le 12 novembre 2025 (Crédit : Département de l'information de presse du Pakistan/AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif s'adressant au Parlement lors d'une session consacrée aux amendements constitutionnels, sur une photo prise et diffusée par le Département de l'information de presse du Pakistan (PID) le 12 novembre 2025 (Crédit : Département de l'information de presse du Pakistan/AFP)

La diplomatie égyptienne a salué lundi l’accord annoncé par les Etats-Unis et l’Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, estimant qu’il pourrait constituer un « tournant majeur » pour la paix dans la région.

« L’Egypte espère que cet accord constituera un tournant majeur vers le renforcement de la confiance mutuelle, la mise en place de nouveaux fondements pour la coopération, la création d’un environnement propice à la paix et la promotion des efforts diplomatiques visant à résoudre les questions régionales restantes », a énuméré le ministère des Affaires étrangères au Caire dans un communiqué.

L’Arabie saoudite salue l’accord entre l’Iran et les Etats-Unis

L’Arabie saoudite a salué lundi l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en prévenant que « les intérêts sécuritaires des Etats de la région » devaient être pris en compte.

Le royaume a salué « l’accord conclu entre les Etats-Unis et la République islamique d’Iran pour mettre fin aux opérations militaires et engager, dans un délai de 60 jours, des négociations détaillées en vue de parvenir à un accord permanent », a déclaré sur X le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Il a insisté au passage sur la nécessité de parvenir à un accord de paix durable « qui prenne en considération les intérêts sécuritaires des Etats de la région tout en respectant le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays ».

Le Commandement du Front intérieur lève les restrictions nationales sur les rassemblements

À la suite d’une nouvelle évaluation, le Commandement du Front intérieur a levé les restrictions nationales sur les rassemblements qui ont été imposées hier en raison des craintes de tirs de missiles iraniens.

« Dans le cadre de ces changements, il a été décidé de lever la restriction fixant la capacité des rassemblements à 5 000 personnes au maximum dans toutes les régions du pays », a déclaré l’armée israélienne.

Dans les localités situées à la frontière nord, les directives actuelles restent toutefois inchangées : les rassemblements sont limités à 100 personnes en extérieur et à 400 en intérieur.

Etats-Unis/Iran: la Chine « se félicite » de l’accord et « salue » la médiation du Pakistan

La Chine a accueilli avec satisfaction lundi l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en rendant hommage aux efforts de médiation du Pakistan.

« La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan », a affirmé lors d’un point-presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Les Etats-Unis et l’Iran vont tenir des discussions préparatoires à Doha avant la signature d’un accord – diplomate

Washington et Téhéran doivent envoyer cette semaine des délégations à Doha pour des discussions préparatoires indirectes en vue de la signature, prévue vendredi à Genève, d’un accord parrainé par le Pakistan et destiné à mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.

« Des réunions préparatoires distinctes avec chacune des parties se tiendront cette semaine à Doha, avant la signature officielle en Suisse et le lancement des discussions techniques », a déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat, un diplomate proche des discussions.

Selon lui, les médiateurs qataris ont quitté Téhéran après « 17 heures de négociations intensives », entamées dimanche et qui ont abouti à un accord.

Des photos montrent des habitants du sud du Liban rentrant dans leurs villages

Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)
Une famille déplacée, accompagnée de ses effets personnels, retournant dans son village à la suite de l'annonce d'un premier accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, dans la ville portuaire de Saïda, au sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

Les agences de presse ont publié des photos de résidents du sud du Liban regagnant leurs villages, après l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran.

Il n’est toutefois pas certain que l’armée israélienne autorise ce retour, et les autorisations varieront probablement d’un village à l’autre.

Une fillette faisant le signe de la victoire depuis un véhicule alors que des habitants déplacés traversent le pont de Bourj Rahal pour rejoindre leur village, dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (Crédit : Kawnat Haju/AFP)

Katz : Israël reste au sud-Liban ; si l’Iran frappe, nous riposterons « de toutes nos forces »

Des soldats de l'armée israélienne opérant dans le sud du Liban, sur une photo d'archive publiée le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de l'armée israélienne opérant dans le sud du Liban, sur une photo d'archive publiée le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Le ministre de la Défense, Israel Katz, a assuré qu’Israël ne se retirerait pas du sud du Liban, malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran qui inclurait également la fin des combats contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même menons une politique claire qui stipule que l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza, sans aucune limite de temps, afin de protéger, depuis ces zones, la frontière et les communautés israéliennes contre les éléments djihadistes », a déclaré Katz dans un communiqué.

Il a ajouté que les zones de sécurité seraient « débarrassées de leurs habitants, et que toutes les infrastructures terroristes, en surface et souterraines, y compris les maisons des villages situés sur la ligne de contact qui servaient de bastions terroristes, seraient détruites ».

Katz a déclaré que le maintien de ces zones de sécurité constituait « l’une des plus grandes réussites de Tsahal » dans cette guerre et que, par conséquent, « nous nous opposons à un retrait de Tsahal du Liban, malgré toutes les pressions existantes et à venir ».

« Le Premier ministre Netanyahu a clairement fait valoir ces points auprès du président américain Trump et d’autres hauts responsables américains, et je les ai également clairement exprimés hier au secrétaire américain à la Guerre Pete Hegseth », a-t-il déclaré, ajoutant que Tsahal soutient également le maintien de la zone de sécurité au Liban.

« Nous ne ferons aucun compromis sur les intérêts de sécurité d’Israël ni sur la protection de nos citoyens, et nous ne nous retirerons pas des zones de sécurité », a assuré Katz.

Le ministre de la Défense a également averti que « si l’Iran attaquait Israël en raison des événements au Liban, nous le frapperions de toutes nos forces ».

« Notre engagement ne concerne que nos citoyens et la sécurité de l’État d’Israël », a-t-il ajouté.

Cette déclaration est la première d’un dirigeant israélien concernant le cessez-le-feu annoncé hier soir.

Accord Iran-USA: les Bourses européennes en hausse à l’ouverture

Les Bourses européennes ont ouvert en hausse lundi, saluant l’annonce d’un accord au Moyen-Orient qui a ramené les prix du pétrole à leur plus bas niveau depuis mars et exercé une détente sur les taux d’intérêt.

Après quelques minutes d’échange, Paris progressait (+1,84%) un peu plus fortement que Francfort (+1,74%). Plus dépendante des cours du pétrole, Londres décollait plus modérément (+0,80%).

L’UE va réfléchir à son rôle au Moyen-Orient après l’accord entre les États-Unis et l’Iran – Kallas

Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne et vice-présidente chargée des affaires étrangères et de la politique de sécurité, s'adressant aux médias, à Bruxelles, le 16 mars 2026. (Crédit: Nicolas Tucat/AFP)
Kaja Kallas, haute représentante de l'Union européenne et vice-présidente chargée des affaires étrangères et de la politique de sécurité, s'adressant aux médias, à Bruxelles, le 16 mars 2026. (Crédit: Nicolas Tucat/AFP)

L’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran marque une « avancée potentielle » dans la guerre et l’UE va désormais examiner comment elle peut s’impliquer dans la phase suivante, a annoncé la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

« De son influence économique à son expertise nucléaire, en passant par ses relations de longue date avec ses partenaires du Golfe, l’UE est prête à contribuer à une résolution durable », a commenté Kallas dans un message qui a été diffusé sur le réseau social X, avant une réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 États membres de l’UE à Bruxelles.

La présidente de la Banque centrale européenne salue l’accord de cessez-le-feu avec l’Iran

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE à Francfort, en Allemagne, le jeudi 11 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Michael Probst)
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s'adresse aux médias lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE à Francfort, en Allemagne, le jeudi 11 juin 2026. (Crédit: AP Photo/Michael Probst)

La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a estimé que l’accord de cessez-le-feu qui a été conclu avec l’Iran était une « bonne nouvelle » – d’autant plus qu’il pourrait conduire à la réouverture du détroit d’Ormuz.

« Si cette nouvelle est confirmée par l’évolution de la situation, dans les jours à venir, et par la signature d’un protocole d’accord… c’est une bonne nouvelle. Nous ne pouvons que nous en réjouir », a dit Lagarde au micro de la station de radio France Culture.

« L’histoire n’est pas encore terminée », a-t-elle ajouté, précisant que « toute la question de l’enrichissement d’uranium reste à débattre, à convenir et à conclure sous la forme d’un accord ».

Ben Gvir critique l’accord Etats-Unis/Iran, appelle à intensifier les opérations militaires au Liban

Le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, présidant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 25 mai 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale et chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, présidant une réunion de faction de la Knesset, à Jérusalem, le 25 mai 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a critiqué lundi l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, affirmant qu’Israël n’était pas lié par ses termes.

« L’accord de Trump ne nous engage pas (…) nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité », a affirmé M. Ben Gvir sur sa chaîne Telegram, dans ce qui constitue la première réaction d’un responsable israélien à cet accord conclu lundi.

« Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du (groupe terroriste libanais) du Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d’un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban) », a-t-il ajouté.

Sud-Liban: Frappe au drone et tirs d’artillerie de Tsahal, selon les médias libanais

Les médias libanais ont fait savoir qu’une voiture qui circulait dans la ville de Kfar Tebnit, dans le sud du Liban, a été touchée par une frappe au drone israélienne, ce matin.

« Des blessés ont été signalés », a noté l’Agence nationale d’information du Liban.

La NNA a aussi rapporté que des tirs d’artillerie israéliens ont frappé Kfar Tebnit et la ville voisine de Nabatieh al-Fawqa.

L’armée israélienne n’a pas fait de commentaire.

Les responsables israéliens ne se sont pas encore exprimés sur le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, qui inclurait également la fin des combats au Liban.

L’Administration civile démolit la maison de Bédouins qui avaient fui les violences des extrémistes juifs

L’Administration civile a démoli hier dans la soirée une maison qui appartenait à un habitant de Shaqara, une communauté bédouine située près du village de Duma, au sud de Naplouse.

La communauté, qui compte plusieurs dizaines de personnes, avait fui ses habitations au mois de mars dernier à la suite d’attaques à répétition menées par des partisans du mouvement pro-implantation. Elle réside désormais à l’intérieur de Duma.

En réponse à une demande de renseignements du Times of Israel, l’Administration civile a déclaré avoir lancé « une opération de mise en application de la loi à l’encontre d’une construction palestinienne illégale érigée sur un terrain en attente de délimitation ».

En Cisjordanie, les terrains en attente de délimitation désignent des zones dont le statut juridique n’a pas encore été pleinement déterminé. Ils ne sont pas enregistrés comme terrains privés mais ils n’ont pas non plus été déclarés terrains d’État.

C’est la deuxième fois en l’espace de deux jours que l’Administration civile démolit des habitations appartenant à des Bédouins qui ont fui leurs communautés en raison de violences commises par des partisans du mouvement pro-implantation.

Dimanche, l’Administration civile a démoli quatre habitations appartenant à des résidents de Khilet al-Sidra, une communauté bédouine de la région de Jérusalem qui a été en grande partie abandonnée au mois de janvier dernier après des violences commises par les extrémistes juifs. L’Administration civile a également déclaré, dans ce cas, que ces démolitions constituaient une mesure coercitive, les constructions ayant été érigées illégalement.

Le président du Conseil de l’UE salue l’accord Iran-USA qui met fin à une « guerre coûteuse »

Le président du Conseil européen, António Costa, prononçant un discours lors d'une conférence de presse de clôture après une réunion d'urgence du Conseil européen consacrée aux menaces du président américain à l'égard du Groenland, au siège européen, à Bruxelles, le 22 janvier 2026. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)
Le président du Conseil européen, António Costa, prononçant un discours lors d'une conférence de presse de clôture après une réunion d'urgence du Conseil européen consacrée aux menaces du président américain à l'égard du Groenland, au siège européen, à Bruxelles, le 22 janvier 2026. (Crédit : Nicolas Tucat/AFP)

Le président du Conseil de l’UE, Antonio Costa, a salué lundi l’accord annoncé entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, ajoutant que les Européens étaient prêts à contribuer à une « paix durable » ».

« Je me réjouis de la fin de cette guerre coûteuse et de la pleine restauration de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a réagi sur X le président du Conseil de l’Union européenne, quelques heures après l’annonce d’un accord pour terminer la guerre au Moyen-Orient, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.

Liban : un « cessez-le-feu robuste et durable est indispensable », martèle Macron

Le président français Emmanuel Macron participant à une annonce conjointe avec Masayoshi Son, PDG de SoftBank Group Corp., à l'Élysée, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Ludovic Marin/Pool Photo via AP)
Le président français Emmanuel Macron participant à une annonce conjointe avec Masayoshi Son, PDG de SoftBank Group Corp., à l'Élysée, à Paris, le 1ᵉʳ juin 2026. (Crédit : Ludovic Marin/Pool Photo via AP)

Le président français Emmanuel Macron a appelé lundi à la mise en place d’un « cessez-le-feu robuste et durable » au Liban après la conclusion d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran.

« Un cessez-le-feu robuste et durable est indispensable », a-t-il insisté sur X alors qu’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth a encore fait trois morts dimanche.

Yair Golan : l’accord « efface » d’immenses exploits militaires

Le chef du Parti des Démocrates, Yair Golan, a estimé que l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran était désastreux pour Israël.

« Les immenses exploits militaires qui ont été remportés grâce au courage de nos pilotes et au sang de nos combattants ont été effacés, tandis que Netanyahu restait en retrait — faible, malade, isolé et sans influence », a-t-il dit.

Il a ajouté que cet accord était le « point culminant de nombreuses années d’échecs », le Premier ministre, « l’homme qui avait promis une “victoire totale” », terminant son mandat « avec des ennemis d’Israël plus forts, un Israël plus faible, et la force de dissuasion bâtie au prix du sang de nos combattants s’érodant sous nos yeux ».

Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie prêts à lever certaines sanctions visant l’Iran

Les pays de l’E4, comprenant le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie, ont salué dimanche l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin des hostilités, se disant prêts à lever certaines sanctions pesant sur l’Iran, dans un communiqué conjoint.

« L’Iran ne doit jamais acquérir l’arme nucléaire. Nous sommes prêts à travailler avec les États‑Unis, l’Iran et l’AIEA à cette fin », ont déclaré les dirigeants de ces pays européens, cités dans le communiqué.

Ils ajoutent être « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l’Iran concernant son programme nucléaire ».

Les Etats-Unis vont débloquer immédiatement 12 milliards de dollars – média iranien

L’agence de presse Mehr a rapporté lundi un texte, présenté comme étant un protocole d’accord en 14 points entre l’Iran et les Etats-Unis, dont une clause prévoit immédiatement le versement de 12 milliards de dollars d’avoirs gelés.

Le document publié par Mehr prévoit « le déblocage de 24 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours » qui s’ouvre après la conclusion du protocole d’accord.

« La moitié de cette somme doit être mise à la disposition de l’Iran avant le début des négociations », précise le texte, qui n’a pas été confirmé officiellement.

L’Iran dit que des pourparlers en vue d’un accord final se tiendront d’ici 60 jours

Le protocole d’accord conclu dans la nuit de dimanche à lundi entre l’Iran et les Etats-Unis ouvre la voie à des pourparlers d’ici 60 jours en vue d’un accord final, selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères.

« Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif », a déclaré à la télévision d’Etat Kazem Gharibabadi, ajoutant toutefois que « la méfiance demeurait » envers les Etats-Unis.

L’Iran dit avoir « imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés »

Les forces armées iraniennes ont estimé avoir humilié les Etats-Unis et Israël durant leur guerre contre la République islamique, après l’annonce de la conclusion d’un protocole d’accord entre Téhéran et Washington.

L’Iran a « imposé sa volonté divine et d’acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L’ennemi n’a d’autre choix que d’accepter la défaite et de se rendre », a estimé l’état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat.

Trump affirme que le détroit d’Ormuz rouvrira après la signature de l’accord avec l’Iran vendredi

Donald Trump a affirmé dimanche que le détroit d’Ormuz rouvrirait après la signature vendredi d’un accord de paix avec l’Iran, semblant contredire l’un de ses précédents messages qui suggérait la réouverture immédiate de cette voie maritime stratégique.

« Avec l’ouverture du détroit dès la signature de l’accord vendredi, afin de permettre le déminage, le pétrole coulera à nouveau des deux côtés pour la région et le monde entier », a écrit sur sa plateforme Truth Social le président américain, qui avait auparavant annoncé la réouverture du détroit ainsi que la levée « immédiate » du blocus naval américain.

« Ce grand accord apportera la paix et la sécurité à toute la région », a-t-il également assuré.

« J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots! », avait-il écrit auparavant.

USA/Iran : le chef de l’ONU salue l’annonce d’un accord, « étape cruciale » vers la paix

Le chef de l’ONU Antonio Guterres a salué dimanche l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, qui prévoit la fin des hostilités et la réouverture du détroit d’Ormuz, une « étape cruciale » vers la paix au Moyen-Orient.

« Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », a souligné le secrétaire général dans un communiqué, remerciant à cette occasion plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

Accord américano-iranien: le G7 va évoquer la « réouverture d’Ormuz dans la durée », dit Macron

Les grandes puissances du G7 vont discuter à partir de lundi à Evian, en France, des « conséquences » de l’accord conclu entre les Etats-Unis et l’Iran, dont « la réouverture » du détroit d’Ormuz « dans la durée », a déclaré dimanche soir Emmanuel Macron.

« L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran », a dit le président français dans une vidéo postée sur Instagram à son arrivée dans la ville sur les rives du lac Léman, où il accueillera lundi pour trois jours Donald Trump et les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

L’Iran estime avoir « remporté de grandes victoires » durant cette guerre

L’Iran a estimé dans la nuit de dimanche à lundi sortir vainqueur de la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis, après l’annonce d’un accord avec Washington pour mettre fin durablement au conflit au Moyen-Orient.

« L’ennemi, qui a attaqué pour mener à bien ses desseins malveillants, a vu tous ses objectifs réduits à néant, et la République islamique d’Iran a remporté de grandes victoires dans cette guerre », a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, à la télévision d’Etat iranienne.

Accord Iran/USA: Vance dit prévoir d’assister à la signature en Suisse, la participation de Trump « possible »

Le vice-président américain JD Vance (à gauche) s'exprimant tandis que le président Donald Trump écoute lors d'une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier dans la salle Est de la Maison Blanche, à Washington, le 9 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP)
Le vice-président américain JD Vance (à gauche) s'exprimant tandis que le président Donald Trump écoute lors d'une réunion avec des dirigeants du secteur pétrolier dans la salle Est de la Maison Blanche, à Washington, le 9 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP)

Le vice-président américain JD Vance a indiqué dimanche à Fox News qu’il prévoyait d’assister à la signature de l’accord conclu avec l’Iran dans quelques jours en Suisse, et ajouté que la présence de Donald Trump était également « possible ».

« J’ai bien l’intention d’y être, mais il est possible que le président lui-même soit présent », a-t-il déclaré à la chaîne de télévision.

Selon le médiateur pakistanais, cet accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sera officiellement signé à Genève le 19 juin.

L’Iran dit que l’accord avec les Etats-Unis « met fin immédiatement à la guerre » – « y compris au Liban »

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré dans la nuit de dimanche à lundi que l’accord avec les Etats-Unis mettait « fin immédiatement à la guerre ».

« Premièrement, la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a énuméré à la télévision d’Etat le diplomate, spécialiste des questions juridiques.

Le médiateur pakistanais annonce qu’un accord a été conclu entre les Etats-Unis et l’Iran

Le Premier ministre pakistanais a annoncé que les Etats-Unis et l’Iran étaient parvenus à un « accord de paix » qui met immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban, une cérémonie de signature devant se tenir à Genève le 19 juin.

« Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre (de l’accord) jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature », a écrit sur la plateforme X tôt lundi Shehbaz Sharif, médiateur clé de la guerre au Moyen-Orient qui dure depuis plusieurs mois.

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