Une dizaine de partisans du mouvement pro-implantation ont attaqué, il y a peu, des agriculteurs palestiniens de la ville de Halhul, dans le secteur d’Hébron, ainsi que des militants de l’organisation Bnei Avraham qui étaient venus leur prêter main-forte, a fait savoir une militante de Bnei Avraham au Times of Israel.
L’activiste – qui a demandé à conserver l’anonymat – a expliqué qu’une trentaine de Palestiniens et d’activistes s’étaient rendus sur des terres agricoles palestiniennes privées, aux abords de Halhul, pour y travailler.
Selon elle, les résidents d’implantation les ont d’abord agressés, leur assénant des coups de poing et des coups de pied, puis ils ont vandalisé cinq véhicules palestiniens, brisant les vitres et les rétroviseurs et crevant les pneus.
Ces terres sont situées dans la zone C, où Israël exerce à la fois un contrôle sécuritaire et civil.
Selon la militante, les extrémistes juifs sont d’abord arrivés d’un avant-poste voisin et ils ont ensuite été rejoints par des partisans du mouvement pro-implantation en provenance d’autres avant-postes de la région.
Elle a ajouté qu’à la suite de l’incident, les forces de l’armée israélienne sont arrivées sur les lieux. Elles ont alors présenté un ordre de zone militaire fermée et elles ont évacué les militants et les Palestiniens du secteur, même si cet ordre exemptait les résidents locaux et qu’il avait été précédemment émis dans le but d’évacuer l’avant-poste voisin.
Selon elle, les Israéliens venus de l’avant-poste voisin n’ont pas été évacués.
L’armée israélienne n’a pas réagi à cet incident.
Les militants et les Palestiniens tentent actuellement de porter plainte auprès de la police.
Le 5 juin, des partisans du mouvement pro-implantation, accompagnés de soldats, avaient empêché des Palestiniens et des militants israéliens de Bnei Avraham d’accéder à des terres de la zone B, également près d’Hébron, afin que les Palestiniens puissent cultiver leurs champs.
Sur des images de cet incident, un résident d’implantation, le visage masqué, armé, disait que seuls les Juifs étaient autorisés à rester dans le secteur et que les Arabes devaient partir.
« Les Juifs ont le droit d’être ici. Les Arabes doivent partir d’ici. C’est une zone militaire fermée », disait l’homme dans la vidéo, s’adressant aux Palestiniens de la ville de Tarqumiyah.