Familles des tazpitaniyot de Nahal Oz : « Nous ne pardonnerons pas, nous n’oublierons pas qu’on a laissé tomber nos filles »
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Les familles des seize tazpitaniyot – soldates de surveillance – tuées à la base de Nahal Oz le 7-Octobre saluent l’héroïsme dont leurs filles ont fait preuve ce jour-là.
« À 6 h 29 du matin, il y a trois ans, lorsque les portes de l’enfer se sont ouvertes, aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer que le pire scénario possible se produirait », a déclaré Dror Ashram, dont la fille, la sergente Shay Ashram, figurait parmi les 16 tazpitaniyot assassinées.
« Trois ans plus tard, nous sommes ici et il n’y a pas de pardon, et il n’y en aura jamais, pour la perte de nos filles. Pour l’enfer qu’elles ont vécu dans leurs derniers instants, pour les défaillances, pour l’abandon dont elles et nous avons été victimes. Nous n’oublierons pas et nous ne pardonnerons pas », a-t-il ajouté, alors que les familles se rassemblaient devant un monument dédié aux soldats.
Les enquêteurs militaires décrivent la bataille de la base de Nahal Oz comme l’un des plus grands échecs de Tsahal le 7-Octobre. Au total, 53 soldats ont été tués sur place : 31 soldats de combat et 22 non-combattants, dont 16 tazpitaniyot. Dix autres ont été enlevés, dont sept tazpitaniyot et trois soldats de chars.
Ashram appelle l’armée israélienne à reconnaître l’héroïsme de ces soldats.
« Tous, sans exception, ont fait preuve d’un courage extraordinaire, d’une grande camaraderie, d’une détermination sans faille et d’une volonté inébranlable face à l’ennemi », a-t-il déclaré, selon la chaîne N12.
« L’héroïsme au combat se mesure de bien des façons. Se retrouver au cœur de l’enfer, en proie à une peur mortelle, à l’intérieur d’un abri pris d’assaut de toutes parts, et comprendre que ce sont peut-être vos derniers instants, mais tendre malgré tout votre téléphone à vos amis pour qu’ils puissent dire au revoir à leurs parents : voilà ce qu’est l’héroïsme. »
« Rassurer vos amis, puis même vos propres parents, alors que vous êtes vous-même terrifié, voilà ce qu’est l’héroïsme. »
« Renvoyer les grenades que les terroristes lançaient dans l’abri, pieds nus, en pyjama, à mains nues, c’est ça, l’héroïsme. »
« Voir sur les caméras les terroristes franchir la clôture. Et continuer à faire des rapports par radio, avec professionnalisme et sang-froid, en guidant les forces pour sauver les autres, c’est ça, l’héroïsme ! », a poursuivi Ashram.
Avant le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, les tazpitaniyot avaient envoyé des alertes concernant l’entraînement des terroristes, mais elles avaient été ignorées. Certaines de ces soldates ont déclaré que le sexisme avait joué un rôle dans le fait que leurs avertissements aient été balayés d’un revers de main.
la Communauté du Times of Israël !







