La cheffe de la diplomatie britannique rencontre Rubio sur fond de tensions sur l’Iran
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La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, doit rencontrer vendredi le secrétaire d’État américain Marco Rubio, après les dernières critiques de Donald Trump visant Londres pour la cession de la souveraineté des îles Chagos, qui abritent une base aérienne américano-britannique.
L’an dernier, le Premier ministre britannique Keir Starmer a conclu un accord visant à transférer la souveraineté de l’archipel de l’océan Indien à l’île Maurice, tout en conservant le contrôle de l’une de ses îles, Diego Garcia, au moyen d’un bail de 99 ans préservant les opérations américaines sur la base.
Washington avait initialement approuvé cet accord, mais Trump a depuis changé d’avis à plusieurs reprises. En janvier, il l’a qualifié de « grande stupidité », avant d’indiquer plus tôt ce mois-ci qu’il comprenait qu’il s’agissait du meilleur accord que Starmer pouvait conclure, puis de renouveler ses critiques cette semaine.
Cooper doit rencontrer Rubio à Washington pour discuter de questions de défense et de sécurité, alors même que Trump durcit également son ton à l’égard de l’Iran, déclarant que Téhéran devait conclure un accord sur son programme nucléaire dans les 10 à 15 prochains jours, faute de quoi « de très mauvaises choses » se produiraient.
La base de Diego Garcia a récemment été utilisée pour des opérations au Moyen-Orient contre les Houthis du Yémen ainsi que pour l’aide humanitaire à Gaza.
Selon les conditions d’utilisation de la base conjointe, la Grande-Bretagne doit donner son accord préalable à toute opération menée depuis Diego Garcia.
Hier, le quotidien britannique The Times a rapporté que les récentes critiques de Trump concernant l’accord sur les Chagos s’expliquaient par le fait que la Grande-Bretagne n’avait pas encore autorisé l’utilisation des bases pour d’éventuelles frappes contre l’Iran, par crainte d’une violation du droit international.
Interrogé sur l’article du Times, le ministère britannique de la Défense a déclaré ne pas commenter les questions opérationnelles et a ajouté que la Grande-Bretagne soutenait le processus politique en cours entre les États-Unis et l’Iran.
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