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La famille d’un otage demande aux manifestants de ne plus utiliser sa photo

Une manifestante tenant une affiche d'Avinatan Or lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Césarée, le 30 mars 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)
Une manifestante tenant une affiche d'Avinatan Or lors d'une manifestation devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Césarée, le 30 mars 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

Les proches de l’otage Avinatan Or protestent contre l’utilisation de son nom et de sa photo par des manifestants lors de rassemblements appelant à la conclusion d’un accord sur les otages et à la tenue d’élections.

Or, 30 ans, est le petit ami de Noa Argamani, dont l’expression terrifiée alors qu’elle était transportée loin de son compagnon lors de leur enlèvement à la rave Supernova de Reïm est devenue emblématique de la campagne internationale visant à obtenir la libération des otages.

Yaron et Shimon Or demandent que les manifestants cessent d’utiliser des images d’Avinatan, respectivement leur fils et leur neveu, après avoir vu son visage sur des affiches près de la maison du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée, samedi soir.

Le rassemblement réclamait un accord sur les otages, ainsi que des élections.

« Il est tout à fait irrespectueux de parler en notre nom lors de ces rassemblements, que ni moi ni la majorité absolue des familles des otages ne soutenons », accuse Yaron Or, le père d’Avinatan. « Les manifestants et la plupart des médias nous utilisent comme des instruments politiques », affirme-t-il.

Yaron Or critique le gouvernement en raison de sa « lenteur » à Gaza, comme il le dit lui-même. Mais utiliser son fils pour promouvoir cette critique est une « erreur », ajoute-t-il.

« Les manifestations anti-Netanyahu ont simplement intégré les otages dans la manifestation, et c’est choquant », déclare l’oncle d’Avinatan Shimon.

Un certain nombre de familles de personnes détenues à Gaza ont annoncé qu’elles soutenaient les manifestations antigouvernementales, estimant que l’éviction du Premier ministre était le meilleur moyen de parvenir à un accord pour la libération de leurs proches.

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