Le ministre syrien des Affaires étrangères affirme que des officiers turcs se sont rendus sur la base frappée par Israël, niant tout déploiement militaire
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Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Al-Shaibani, a démenti auprès d’Axios l’existence de plans prévoyant le déploiement de forces turques sur une base aérienne en Syrie qu’Israël a bombardée cette semaine. Damas l’aurait indiqué à Jérusalem avant l’attaque, a-t-il précisé.
« Il n’y avait aucun renforcement militaire turc sur la base, d’une manière ou d’une autre, qui justifiait une telle interprétation », a-t-il dit au site d’information. « La base était, en réalité, en grande partie vide. Elle n’avait pas encore été entièrement remise en état et elle n’était pleinement opérationnelle, et les travaux sur place en étaient encore au stade de la remise en état ».
« Par conséquent, établir un lien entre la frappe et une présence militaire turque sur la base n’était pas corroboré par la situation sur le terrain telle qu’elle était à ce moment-là », a ajouté Al-Shaibani, qui a reconnu que des officiers de l’armée turque s’étaient rendus à la base d’Abou Duhur quelques jours avant les frappes – dans le cadre, selon lui, « d’une coopération militaire continue dans les domaines de la formation et de l’échange d’expertise ».
« La Syrie s’efforce actuellement de reconstruire ses institutions militaires et civiles et de développer leurs capacités. Elle bénéficie donc de programmes de coopération et de formation avec plusieurs pays, et pas uniquement avec la Turquie. Une coopération similaire a eu lieu et se poursuit avec l’Arabie saoudite, la Jordanie, le Qatar et la Russie », a-t-il continué. « La Syrie est un État souverain, et elle a le droit d’établir des relations de coopération et d’alliance avec n’importe quel pays, y compris la Turquie ».
Al-Shaibani a également confié à Axios que son gouvernement avait informé l’administration Trump « que nous ne faisons pas confiance aux intentions d’Israël envers la Syrie, et nous estimons que la politique israélienne actuelle, notamment son escalade militaire et ses actions sur le terrain, ne contribue pas à la stabilité en Syrie ni dans la région ».
« La sécurité ne peut pas être unilatérale. Tout comme nous prenons en compte les préoccupations d’Israël en matière de sécurité, Israël doit également tenir compte des préoccupations de la Syrie en la matière et répondre sérieusement à nos inquiétudes concernant sa politique expansionniste et ses opérations militaires sur le territoire syrien ».
la Communauté du Times of Israël !







