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Les dirigeants de Shas et Yahadout HaTorah rendent visite à des réfractaires à la conscription en détention et leur promettent un soutien sans faille

Le chef du parti Shas, Aryeh Deri (au centre), et des députés de son parti, dans une prison où sont détenus des réfractaires haredim, à Beit Lid, le 7 juin 2026. (Crédit : Shas)
Le chef du parti Shas, Aryeh Deri (au centre), et des députés de son parti, dans une prison où sont détenus des réfractaires haredim, à Beit Lid, le 7 juin 2026. (Crédit : Shas)

Les dirigeants des partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah ont déclaré avoir rendu visite aujourd’hui à des réfractaires haredim en détention afin de « leur remonter le moral ».

Le chef de Yahadout HaTorah, Yitzhak Goldknopf, le chef de Shas, Aryeh Deri, ainsi que d’autres dirigeants du parti, ont rendu visite à une dizaine de détenus. Selon un communiqué du parti Shas, cette visite visait à assurer aux détenus qu’ils « faisaient tout leur possible pour obtenir leur libération rapide et régler leur situation ».

Deri a accusé les autorités de traiter les étudiants de la Torah comme des criminels et a affirmé qu’il continuerait de faire avancer le projet de loi protégeant leur statut.

Ces visites interviennent alors que Shas et Yahadout HaTorah font pression cette semaine pour faire adopter une loi consacrant l’étude de la Torah comme Loi fondamentale, afin de consolider davantage les exemptions de service militaire pour les hommes ultra-orthodoxes.

Au cours des deux dernières années, l’armée a envoyé des dizaines de milliers d’ordres d’enrôlement à des membres de la communauté ultra-orthodoxe dont les exemptions du service obligatoire dans Tsahal ont été révoquées en vertu d’un arrêt de la Haute Cour de 2024.

La plupart d’entre eux ont ignoré ces ordres, ce qui a conduit un grand nombre de jeunes hommes à être classés comme déserteurs et à faire l’objet d’arrestations ou d’autres sanctions.

Bien que l’armée n’ait pris aucune mesure pour arrêter les 80 000 hommes ultra-orthodoxes âgés de 18 à 24 ans considérés comme aptes au service, la détention d’un nombre même restreint d’entre eux a déclenché la colère, voire des violences, dans les quartiers haredim.

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