Les Palestiniens toujours bloqués chez eux, 11 jours après le début du siège des extrémistes juifs
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Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Environ 11 jours après que les partisans du mouvement pro-implantations ont commencé à assiéger plusieurs habitations palestiniennes à la périphérie du village de Qusra, au nord de la Cisjordanie, les habitants de ces maisons ont fait savoir au Times of Israel qu’ils étaient toujours pris au piège à l’intérieur.
Il aura fallu environ une semaine aux soldats rien que pour évacuer plusieurs avant-postes illégaux qui avaient été établis par les extrémistes juifs à proximité des trois habitations assiégées le 9 août.
L’armée a déclaré la zone « zone militaire interdite », mais les soldats se sont largement abstenus d’appliquer cette directive à l’encontre des partisans du mouvement pro-implantations qui ont continué à arpenter quotidiennement le secteur pour intimider les habitants de Qusra.
Aucun Israélien n’a été arrêté pour avoir pris part au siège – qui semble être une répétition de la stratégie qui avait été utilisée le mois dernier pour pousser une famille palestinienne à fuir son domicile dans le village voisin de Jalud. Le bâtiment avait ensuite été pris d’assaut par des partisans du mouvement pro-implantations.
Les habitants de deux des trois maisons assiégées à Qusra ont déclaré au Times of Israel que les soldats qui mènent des opérations dans la zone leur avaient indiqué qu’ils n’étaient pas autorisés à quitter leur domicile à moins de coordonner leur sortie avec Tsahal au préalable.
Ils ont toutefois indiqué qu’ils hésitaient à sortir, même brièvement, craignant que les partisans du mouvement pro-implantations, que l’armée israélienne refuse d’arrêter, ne profitent de l’occasion pour s’emparer de leurs habitations.
« Nous ne pouvons toujours pas aller travailler ni nous rendre au [centre du] village. Nous sommes toujours assiégés », a raconté Qusay Abu Ridi, qui vit dans l’une de ces habitations.
Une maison qui appartient à son frère Louai Abu Ridi, qui est arrivé mardi de l’Ohio après avoir suivi le siège grâce aux caméras de sécurité qu’il avait installées sur la maison de Qusra.
« Les colons sont toujours là. Nous ressentons la même chose [que ces derniers jours] », a renchéri Yusuf Hassan, propriétaire de la deuxième maison prise pour cible.
L’avocat des deux familles, Roni Pelli, de l’organisation Yesh Din, a adressé lundi une lettre à l’armée israélienne concernant les restrictions qui ont été imposées aux habitants et l’absence d’évacuation des colons de l’ensemble de la zone, mais il n’a pas reçu de réponse.
Tsahal n’a pas répondu aux demandes de commentaires.
la Communauté du Times of Israël !







