Les pourparlers entre Israël et le Liban prolongés d’une journée
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Israël et le Liban vont clore leur troisième journée de négociations menées sous l’égide des États-Unis à Washington sans être parvenus à un accord sur un retrait partiel d’Israël du Sud-Liban. Les deux parties ont toutefois convenu de prolonger les négociations pour une quatrième journée qui se tiendra vendredi au Département d’État, a déclaré un porte-parole de l’ambassade d’Israël au Times of Israel.
Le cinquième cycle devait s’achever jeudi au Département d’État – les États-Unis espérant qu’il aboutirait à la signature d’un accord-cadre qui ouvrirait la porte au retrait partiel d’Israël de petits secteurs de sa vaste zone tampon dans le sud du Liban. Les soldats israéliens seraient alors remplacés par des membres des Forces armées libanaises.
Les zones où ce changement de garde pourrait être prévu ont été baptisées « zones pilotes ». Une source israélienne a fait valoir qu’il était difficile de seulement parler de retrait, l’armée israélienne maintenant toujours sa zone tampon au Sud-Liban : elle ne se retirerait ainsi que des zones où elle a d’ores et déjà éliminé les infrastructures du Hezbollah.
Dans certains cas, Tsahal a éliminé ces infrastructures en rasant entièrement des villages libanais situés le long de la frontière israélienne, arguant que le Hezbollah utilisait une grande partie de ces villages pour planifier et mener des attaques contre Israël.
Malgré l’absence d’accord entre Israël et le Liban, une source proche des négociations a confié au Times of Israel que les parties avaient réalisé des progrès jeudi, après deux premières journées mouvementées.
Israël et le Liban ont tous les deux abordé ce cinquième cycle de négociations furieux contre les États-Unis – en raison de la décision qui a été prise par ces derniers de signer la semaine dernière un accord avec l’Iran incluant un cessez-le-feu au Liban.
Israël et le Liban ont affirmé que ce protocole d’accord sapait un élément déterminant de leurs pourparlers directs, que les États-Unis avaient précisément mis en place pour tenter d’empêcher l’Iran d’avoir son mot à dire sur les affaires libanaises.
L’attitude des États-Unis a conduit Israël à durcir dans un premier temps son positionnement lors des négociations avec le Liban cette semaine, en limitant considérablement les zones du sud du Liban d’où il se disait prêt à se retirer, a précisé la source.
Le Liban, quant à lui, a estimé qu’il devait adopter une ligne plus dure dans les négociations avec Israël pour contrer l’idée qui laisse croire que l’Iran exercerait une plus grande influence sur les affaires sur le territoire libanais que ce n’est le cas en réalité, a-t-elle continué.
En conséquence, les négociateurs libanais ont présenté des cartes proposant un retrait plus étendu que ce qu’Israël était prêt à accepter à ce stade — ce qui est déjà très peu en raison des pressions politiques auxquelles est confronté le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a poursuivi la source.
Au cours des dernières 24 heures, les divergences entre les deux parties concernant un éventuel retrait israélien se sont réduites, même si cela n’est pas encore suffisant pour parvenir à un accord.
Toutefois, en raison des pressions importantes exercées par les États-Unis sur les parties pour qu’elles sortent des négociations de cette semaine avec un accord, celles-ci ont convenu de se rendre à nouveau au Département d’État vendredi afin de voir si un consensus peut être trouvé, a-t-elle expliqué.
la Communauté du Times of Israël !







