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A Gaza, des centaines de personnes manifestent contre le Hamas pour la première fois depuis un an

La participation semble se limiter à quelques centaines de personnes, alors que des membres armés du Hamas ont été déployés pour réprimer les rassemblements ; L'armée israélienne affirme avoir tué sept membres du Hezbollah qui transportaient des armes près de sa zone tampon au sud du Liban

Des Palestiniens manifestent contre le Hamas à Gaza, le 26 juin 2026. (Capture d'écran/X)
Des Palestiniens manifestent contre le Hamas à Gaza, le 26 juin 2026. (Capture d'écran/X)

Liban: des partisans du Hezbollah manifestent à Beyrouth contre l’accord avec Israël

Des hommes circulent en scooter en arborant une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 26 juin 2026, au plus fort de l'Achoura, une période de dix jours commémorant l'assassinat, au VIIe siècle, de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. (Crédit: Joseph Eid/AFP)
Des hommes circulent en scooter en arborant une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 26 juin 2026, au plus fort de l'Achoura, une période de dix jours commémorant l'assassinat, au VIIe siècle, de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet. (Crédit: Joseph Eid/AFP)

Des partisans du mouvement chiite pro-iranien Hezbollah ont manifesté dans la nuit de vendredi à samedi dans les rues de Beyrouth contre l’accord-cadre conclu entre le Liban, Israël et les Etats-Unis, selon l’Agence libanaise d’information (ANI) et des journalistes de l’AFP sur place.

Selon l’ANI, une agence officielle, « des partisans du Hezbollah ont sillonné les rues de Beyrouth à moto », notamment dans les quartiers centraux proches du Parlement et le long d’une route menant à l’aéroport, et ont bloqué au moins une route avec des pneus enflammés.

Un correspondant de l’AFP a vu des personnes à moto circuler sur une route, ainsi que des postes de contrôle temporaires de l’armée libanaise mis en place dans plusieurs rues.

Reprise des exportations d’engrais via le détroit d’Ormuz

Selon les informations disponibles, les exportations d’engrais via le détroit d’Ormuz auraient commencé à reprendre suite à l’entrée en vigueur de l’accord intérimaire visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Les spécialistes soulignent toutefois qu’il faudra du temps avant qu’elles ne retrouvent le niveau d’avant le conflit et n’apportent un soulagement au marché.

Avant que les États-Unis et Israël ne déclenchent la guerre, le 28 février dernier, près d’un tiers de l’urée — l’engrais le plus utilisé de la planète — et près de la moitié du soufre transporté par voie maritime transitaient par le détroit.

La fermeture quasi totale de cette voie navigable stratégique pendant la majeure partie du conflit a drastiquement fait chuter les exportations.

Depuis l’annonce de l’accord conclu entre Washington et Téhéran le 15 juin dernier, près de 640 000 tonnes métriques de soufre — crucial pour la fabrication d’engrais comme le phosphate de diammonium (DAP) — ont quitté le détroit et mis le cap vers des destinations telles que l’Indonésie, le Maroc, la Tanzanie ou encore la Chine, selon la dernière analyse des flux réalisée par l’agence de cotation Argus. En comparaison, 80 000 tonnes ont été expédiées pendant les trois mois et demi qu’a duré la guerre.

De la même manière, ce sont près de 427 000 tonnes d’urée qui ont transité par le détroit dans le sillage de l’accord intérimaire, contre 275 000 tonnes lors du conflit, d’après les derniers chiffres en date du cabinet de conseil CRU.

Les exportations d’autres engrais clés, tels que les phosphates, mais aussi l’ammoniac (un intrant de fabrication), ont elles aussi légèrement progressé depuis la signature de cet accord.

Des hommes armés du Hamas déployés dans les rues de Gaza pour réprimer les manifestations contre le groupe

Des images circulant sur les réseaux sociaux ont semblé montrer des hommes armés du Hamas déployés dans les rues de la bande de Gaza pour empêcher les manifestations organisées dans le cadre d’une journée de protestation contre le groupe terroriste.

Ces images sont difficiles à vérifier et elles n’ont pas été diffusées par les principaux médias de Gaza – où le Hamas a menacé les civils, leur demandant de ne pas participer aux manifestations.

Toutefois, un habitant du centre de la bande, qui a souhaité garder l’anonymat par crainte pour sa sécurité, a confirmé au Times of Israel que des hommes masqués affiliés au Hamas étaient présents depuis quelques heures dans les rues de Deir al-Balah pour empêcher les protestataires de se rassembler.

Ce résident a aussi indiqué qu’un petit nombre de personnes a pris part à des manifestations anti-Hamas à Gaza-City et dans d’autres parties du nord de Gaza, tandis que les habitants du centre de l’enclave sont restés chez eux, suite aux avertissements qui ont été lancés par le Hamas sur les réseaux sociaux, les sommant de ne pas se rendre aux rassemblements.

Des médias affiliés au Hamas ont publié des images montrant des carrefours déserts là où des manifestations étaient prévues, proclamant « l’échec de la révolution du 26 juin ».

Les Émirats arabes unis demandent à la population de ne pas tenir compte de l’alerte au missile

Illustration : Un panache de fumée noire s’élève d’un entrepôt dans la zone industrielle de Sharjah, aux Émirats arabes unis, à la suite d’informations faisant état de frappes iraniennes à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 1er mars 2026. (AP Photo/Altaf Qadri)
Illustration : Un panache de fumée noire s’élève d’un entrepôt dans la zone industrielle de Sharjah, aux Émirats arabes unis, à la suite d’informations faisant état de frappes iraniennes à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 1er mars 2026. (AP Photo/Altaf Qadri)

Les Émirats arabes unis ont diffusé un message demandant à la population de ne pas tenir compte d’une alerte apparue un peu plus tôt, laquelle laissait entendre qu’il pourrait y avoir une menace de missile.

Les autorités ont par la suite publié un second message indiquant : « Veuillez ne pas tenir compte du précédent avertissement », sans plus d’explications.

La cause exacte du déclenchement de cette alerte est encore indéfinie. Ce type de message rappelle ceux émis au plus fort de la guerre contre l’Iran, lorsque des missiles et des drones iraniens visaient le territoire émirati.

Gaza : Des images montrent des manifestations anti-Hamas pour la première fois depuis un an

Des Palestiniens participent à une manifestation anti-Hamas, appelant à la fin de la guerre avec Israël, à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 mars 2025. (Crédit : AFP)
Des Palestiniens participent à une manifestation anti-Hamas, appelant à la fin de la guerre avec Israël, à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 mars 2025. (Crédit : AFP)

Des images circulant sur les réseaux sociaux donnent à voir ce qui semble être des centaines de manifestants en train de défiler contre le Hamas dans la bande de Gaza, suite à des appels à descendre dans la rue qui ont été lancés ces dernières semaines pour protester contre le groupe terroriste.

On voit des manifestants brandir des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Si Dieu le veut, le Hamas partira », « Nous (les habitants de Gaza) ne sommes pas de simples pions » ou encore « Nous voulons vivre ». Dans l’une des vidéos, on peut entendre scander le slogan : « Marre des destructions » (à Gaza).

Le lieu exact de la manifestation, dans la bande de Gaza, n’est pas encore établi. Aujourd’hui, la page Facebook « Révolution du 26 juin » appelait à manifester en 18 lieux du territoire.

Il s’agit de la première manifestation d’opposition claire au Hamas dans la bande de Gaza depuis la vague de protestations du printemps et de l’été 2025, laquelle s’était essoufflée en juillet 2025.

Ces images n’ont pas été relayées par les principaux médias de Gaza affiliés au Hamas. Elles circulent sur les réseaux sociaux et sont relayées par des journalistes installés en dehors de la bande de Gaza.

En début de semaine, des habitants de Gaza avaient confié au Times of Israel que le Hamas avait dissuadé les journalistes locaux de couvrir ces rassemblements.

Les Emirats alertent les habitants par message d’une « potentielle menace de missile »

Un panache de fumée s'élève au-dessus d'Abou Dhabi depuis le site d'une frappe de missile iranien le 28 février 2026 .(Crédit: AFP)
Un panache de fumée s'élève au-dessus d'Abou Dhabi depuis le site d'une frappe de missile iranien le 28 février 2026 .(Crédit: AFP)

Les habitants des Emirats arabes unis ont reçu vendredi une alerte officielle sur leurs téléphones, levée peu après, pour les prévenir d’une « potentielle menace de missile » pour la première fois depuis plus d’un mois.

L’Iran, qui a signé mi-juin un protocole d’accord avec les Etats-Unis pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, avait ciblé quasi quotidiennement ses voisins du Golfe pendant trois mois en représailles à l’offensive américano-israélienne sur Téhéran. Les habitants recevaient alors plusieurs fois par jour des alertes sur leurs téléphones pour les prévenir de tirs de missiles, la grande majorité du temps interceptés.

Le personnel de la société nucléaire d’État russe pourrait retourner à la centrale de Bushehr en Iran — PDG

Un ouvrier à vélo devant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, juste à l'extérieur de la ville méridionale de Bushehr, en Iran, le 26 octobre 2010. (Crédit : Mehr News Agency, Majid Asgaripour/AP)
Un ouvrier à vélo devant le bâtiment du réacteur de la centrale nucléaire de Bushehr, juste à l'extérieur de la ville méridionale de Bushehr, en Iran, le 26 octobre 2010. (Crédit : Mehr News Agency, Majid Asgaripour/AP)

La société nucléaire d’État russe Rosatom prévoit de renvoyer son personnel à la centrale nucléaire de Bushehr en Iran dans les semaines à venir si la situation sur place reste stable, a annoncé son PDG, Alexei Likhachev.

Rosatom, qui construit deux nouvelles tranches à Bushehr, avait évacué des centaines de membres de son personnel après que les États-Unis et Israël ont lancé une guerre contre l’Iran le 28 février.

Sud-Liban: Tsahal a tué 7 terroristes du Hezbollah qui transportaient des armes

L’armée de l’air israélienne a frappé et tué sept terroristes du Hezbollah dans le sud du Liban dans la matinée – après avoir repéré les hommes armés qui transportaient des armes aux abords de la zone tampon israélienne, a noté Tsahal.

Les militaires ont précisé que ces individus ont été repérés par des soldats de l’unité de commandos Egoz, à proximité du village de Manzala, alors qu’ils transportaient des armes vers un bâtiment « servant de poste de combat et d’observation ». Ils ont ajouté qu’ils se préparaient à mener des attaques contre les soldats.

« Les agissements des terroristes à ce poste, ainsi que la présence d’armes à l’intérieur de ce dernier, constituaient une menace pour les soldats », a expliqué l’armée.

Katz lance une nouvelle menace contre l’Iran — cette fois-ci en farsi

Le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, a posté une publication en farsi sur X, dans laquelle il affirme que toute attaque iranienne contre Israël serait la « plus grande erreur » susceptible d’être commise par Téhéran.

Katz s’en est pris au commandant des forces al-Quds iraniennes, Esmail Qaani, après que ce dernier a déclaré jeudi que si Israël ne se retirait pas volontairement du sud du Liban, il finirait par être contraint de partir, vaincu.

Sud-Liban: Tsahal aurait largué des tracts dans un village, sommant les habitants de ne pas s’approcher

Selon les médias libanais, des tracts auraient été largués par un drone de l’armée israélienne au-dessus de la ville de Mansouri, dans le sud du Liban, à proximité de Tyr.

« Zone dangereuse ! Ne vous approchez pas ! Toute approche des forces de l’armée israélienne vous met en danger », est-il écrit sur ces prospectus.

L’armée israélienne n’a pas confirmé cette information.

Des dizaines de manifestants réclament l’incorporation des Haredim à Bnei Brak

Des dizaines de manifestants se sont rassemblés dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak pour réclamer l’incorporation des hommes haredim dans l’armée, en réaction aux manifestations contre la conscription qui ont eu lieu en début de semaine.

Sur des images, des manifestants réclament « l’égalité des responsabilité ». Une séquence montre une altercation avec un piéton haredi sur la route, à un carrefour.

Des soldats de l’armée israélienne, notamment des réservistes et des conscrits, ainsi que des mères de soldats, ont participé à ce rassemblement.

Six ados mis en examen pour terrorisme après l’incendie d’une mosquée de Cisjordanie

Des incendies font rage autour de la ville palestinienne de Deir Dibwan à la suite d’un incendie criminel perpétré par des partisans du mouvement pro-implantation, dans la région de Ramallah, le 14 juin 2026. (Captures d’écran/X)
Des incendies font rage autour de la ville palestinienne de Deir Dibwan à la suite d’un incendie criminel perpétré par des partisans du mouvement pro-implantation, dans la région de Ramallah, le 14 juin 2026. (Captures d’écran/X)

Six adolescents accusés d’avoir participé à une attaque menée par des partisans du mouvement pro-implantation dans un village palestinien de Cisjordanie ont été mis en examen aujourd’hui pour terrorisme. Ils auraient, semble-t-il, mis le feu à une mosquée alors que des fidèles s’y trouvaient.

Les prévenus, cinq mineurs et un jeune de 18 ans, sont accusés de s’être associés à d’autres extrémistes le 14 juin pour commettre « une série d’actes violents, d’incendies criminels et d’atteintes aux biens et à la vie humaine pour des motifs nationalistes », selon la police.

Le parquet a noté que le groupe avait fait irruption dans le village de Deir Dibwan, à l’est de Ramallah, le visage dissimulé et armé de couteaux, de gaz lacrymogène, de gants et de matériaux inflammables.

Sur place, les prévenus auraient mis le feu à l’entrée de la mosquée locale pendant la prière, à l’aide d’une substance inflammable. Un fidèle a été blessé à l’oeil, alors qu’un assaillant l’aspergeait de cette substance.

Les attaquants ont pris pour cible des habitations ; ils ont mis le feu au porche d’une famille alors que cette dernière se trouvait à l’intérieur de sa maison, et ils ont incendié cinq véhicules dans la localité, ont indiqué les forces de l’ordre. Ils auraient également mis le feu à des terres agricoles, à proximité.

Les prévenus sont poursuivis devant le tribunal de district de Jérusalem pour une série d’infractions violentes – notamment pour émeutes, incendie criminel à caractère terroriste, dégradation de biens à caractère raciste et agression à caractère raciste.

La circulation dans le détroit d’Ormuz ne peut être garantie sans coordination avec Téhéran – Iran

Illustration : Des cargos au large du terminal à conteneurs de Khor Fakkan, le seul port naturel en eau profonde de la région et l’un des principaux ports à conteneurs de l’émirat de Sharjah, le long du golfe d’Oman, le 19 juin 2026. (Crédit : AFP)
Illustration : Des cargos au large du terminal à conteneurs de Khor Fakkan, le seul port naturel en eau profonde de la région et l’un des principaux ports à conteneurs de l’émirat de Sharjah, le long du golfe d’Oman, le 19 juin 2026. (Crédit : AFP)

DUBAÏ, Émirats arabes unis — Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a assuré que la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz ne pouvait être garantie sans coordination avec l’Iran, et que l’absence de coordination pourrait entraîner la suspension de tout itinéraire désigné.

Ces propos, qui ont été rendus publicsvendredi sur le réseau social X, ont fait suite à la décision qui a été prise par Oman, en coordination avec l’Organisation maritime internationale, de désigner des routes temporaires pour le passage dans le détroit.

Le président libanais salue les efforts de Paris et Rome pour former une coalition succédant à la FINUL

Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)
Le président libanais Joseph Aoun s'exprimant lors d'une conférence de presse, à l'issue du sommet de l'Union européenne, à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026. (Crédit : Petros Karadjias/AP)

Le président libanais, Joseph Aoun, a salué vendredi les efforts de la France et de l’Italie pour former une coalition multinationale appelée à succéder à la force de maintien de la paix de l’ONU dans son pays, dont le mandat expire fin 2026.

Dans un communiqué, M. Aoun a qualifié cette initiative d’ »expression sincère de l’engagement international en faveur du soutien à la souveraineté et à la stabilité du Liban, et une reconnaissance réelle du rôle joué par l’(armée libanaise) dans le maintien de la sécurité et l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de son territoire », en particulier dans le sud du pays.

Le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, ont annoncé jeudi vouloir mettre en place une « coalition » multinationale sous leur direction à la fin du mandat de la force onusienne de la Finul, pour renforcer la « souveraineté au Liban » et empêcher que le pays ne devienne « une base pour une escalade régionale ».

L’Iran estime que le détroit d’Ormuz doit être géré par lui-même et Oman

Des pétroliers et des navires de charge sont visibles dans le golfe d'Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d'Ormuz à la mer d'Oman, le 16 juin 2026. (Crédit: AP)
Des pétroliers et des navires de charge sont visibles dans le golfe d'Oman, le long des routes maritimes reliant le détroit d'Ormuz à la mer d'Oman, le 16 juin 2026. (Crédit: AP)

L’Iran affirme qu’une déclaration commune qui a été faite par les États-Unis et par le Conseil de coopération du Golfe contient des « positions interventionnistes, irresponsables et provocatrices », et le pays a estimé que la présence militaire américaine dans le Golfe était une source d’insécurité et de division dans la région.

Dans le communiqué qui a été émis par le ministère iranien des Affaires étrangères, Téhéran a répété également que le détroit d’Ormuz devait être géré par ses soins, aux côtés d’Oman, conformément aux termes du protocole d’accord qui a été conclu avec les États-Unis.

Le chef du Hezbollah qualifie le protocole d’accord de déclaration de « défaite » d’Israël et des US

Le chef du Hezbollah, le cheikh Naim Qassem, apparaît sur un écran lors d'un sermon marquant le premier jour de l'Achoura, devant la tombe de l'ancien chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah (à gauche), à Beyrouth, au Liban, le 17 juin 2026. ( Crédit: AP/Hussein Malla)
Le chef du Hezbollah, le cheikh Naim Qassem, apparaît sur un écran lors d'un sermon marquant le premier jour de l'Achoura, devant la tombe de l'ancien chef du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah (à gauche), à Beyrouth, au Liban, le 17 juin 2026. ( Crédit: AP/Hussein Malla)

Le dirigeant du Hezbollah, Naïm Qassem, a qualifié vendredi le protocole d’accord irano-américain, qui a conduit à une trêve au Liban, de « déclaration de défaite » de Washington et d’Israël, et a réclamé le retrait « inconditionnel » des forces israéliennes de son pays.

« Ils voulaient une guerre majeure (…) pour éliminer notre existence », « nous avons pu arrêter cette agression et obtenir une grande victoire », a déclaré Naïm Qassem dans une allocution télévisée pour l’Achoura, journée de deuil pour la mort de Hussein, figure clé de l’islam chiite, saluant la fermeté de l’Iran pour parvenir à un protocole d’accord « qui est une déclaration officielle de la défaite de l’Amérique et d’Israël ».

« Israël n’a d’autre choix que de se retirer complètement de chaque centimètre de notre terre libanaise (…) Israël doit partir sans conditions », a-t-il ajouté.

Une vérification nucléaire « très poussée » est nécessaire en Iran après la guerre, selon le chef de l’AIEA

Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), assistant à la réunion spéciale sur l’Iran, initiée par la Russie, avant la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, au siège de l’agence, à Vienne, en Autriche, le 2 mars 2026. (Crédit : Joe Klamar/AFP)
Rafael Grossi, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), assistant à la réunion spéciale sur l’Iran, initiée par la Russie, avant la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, au siège de l’agence, à Vienne, en Autriche, le 2 mars 2026. (Crédit : Joe Klamar/AFP)

Un système de vérification « très poussé » est nécessaire en Iran après le récent conflit afin de s’assurer que le pays ne développe pas d’armes nucléaires, a déclaré vendredi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

« Je pense que l’objectif de cet accord (récent entre les États-Unis et l’Iran) est de garantir qu’il n’y ait pas de développement d’armes nucléaires en Iran. Le gouvernement iranien a déclaré très clairement que ce n’est pas son intention », a indiqué Rafael Grossi lors d’une conférence de presse au Japon.

« Mais bien sûr, les intentions ne suffisent pas. Nous devons mettre en place un système de vérification très poussé (…) dès que possible », a ajouté M. Grossi.

Sud-Liban: Quatre soldats de Tsahal blessés hier lors d’un affrontement avec un terroriste

Un soldat israélien à bord d’un Humvee lors d’un déplacement dans le sud du Liban, le 18 juin 2026. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)
Un soldat israélien à bord d’un Humvee lors d’un déplacement dans le sud du Liban, le 18 juin 2026. (Crédit : Emanuel Fabian/Times of Israel)

Quatre soldats de l’armée israélienne, dont deux officiers, ont été blessés hier lors d’un affrontement avec un terroriste dans le sud du Liban, a indiqué l’armée.

Un officier de combat a été blessé modérément lors de cet incident, tandis qu’un autre officier et les deux soldats ont été légèrement blessés, a précisé Tsahal.

Ils ont été transportés à l’hôpital pour y être soignés, et leurs familles ont été informées.

L’accord US-Iran permet aux inspecteurs d’accéder aux sites, insiste le directeur général de l’AIEA

Cette image, réalisée le 17 avril 2021 et tirée d'une vidéo diffusée par Iran Broadcasting, IRIB, une chaîne de télévision d’État, montre plusieurs centrifugeuses bordant la salle endommagée le 11 avril 2021, à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, à 322 km au sud de la capitale, Téhéran. (Crédit : IRIB via AP)
Cette image, réalisée le 17 avril 2021 et tirée d'une vidéo diffusée par Iran Broadcasting, IRIB, une chaîne de télévision d’État, montre plusieurs centrifugeuses bordant la salle endommagée le 11 avril 2021, à l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, à 322 km au sud de la capitale, Téhéran. (Crédit : IRIB via AP)

TOKYO, Japon — Le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran permet aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’accéder au territoire iranien, a déclaré le directeur général de l’agence, après que Téhéran a expliqué que les sites les plus importants resteront interdits d’accès jusqu’à la conclusion d’un accord définitif avec Washington et jusqu’à la levée des sanctions.

« Il y a un accord, et pour respecter cet accord, l’AIEA devra avoir accès aux sites et les inspecter », a commenté Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, lors d’une conférence de presse au Japon. « Nous espérons pouvoir nous y rendre prochainement ».

La Corée du Sud annonce que trois autres de ses navires bloqués s’apprêtent à quitter le détroit d’Ormuz

Des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit : AFP)
Des navires à l'ancrage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit : AFP)

SÉOUL, Corée du Sud — Le président sud-coréen Lee Jae Myung a fait savoir que trois navires supplémentaires devraient quitter le détroit d’Ormuz ce week-end.

Il a ajouté qu’il resterait ainsi cinq cargos sud-coréens bloqués dans cette voie navigable stratégique depuis le début de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, lorsque ce dernier a imposé la fermeture du détroit.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

Les US envisagent de délocaliser en Israël certaines bases du Golfe endommagées par l’Iran — média

Cette image satellite fournie par 2026 Planet Labs PBC le 1er mars 2026 montre de la fumée s’élevant des zones endommagées de la base navale de la 5e flotte américaine à Manama, la capitale de Bahreïn, après qu’elle a été touchée par des frappes iraniennes. (© 2026 Planet Labs PBC / AFP)
Cette image satellite fournie par 2026 Planet Labs PBC le 1er mars 2026 montre de la fumée s’élevant des zones endommagées de la base navale de la 5e flotte américaine à Manama, la capitale de Bahreïn, après qu’elle a été touchée par des frappes iraniennes. (© 2026 Planet Labs PBC / AFP)

Les États-Unis réévaluent leur posture militaire au Moyen-Orient, a fait savoir un article du Wall Street Journal qui a cité des images satellites qui ont révélé des dégâts bien plus importants que ce que les États-Unis avaient ouvertement admis sur une base navale stratégique située à Bahreïn.

L’article a noté que les États-Unis envisageaient de réaménager la base de Bahreïn tout en réduisant leur présence militaire au Koweït et en Arabie saoudite, pour déplacer leurs bases et leurs opérations vers l’ouest, où elles seraient plus éloignées des missiles et des drones iraniens.

Israël serait l’un des lieux vers lesquels certaines bases pourraient être transférées, ont déclaré au Journal deux des responsables cités dans l’article.

Saudi Aramco reprend le chargement de pétrole à Ras Tanura après quatre mois d’interruption

Saudi Aramco a repris le chargement de pétrole sur son terminal de Ras Tanura après une interruption de près de quatre mois, selon des données maritimes.

Deux très grands pétroliers ont été aperçus en train de charger du brut sur le terminal du Golfe, tandis qu’un autre attendait à proximité, indiquent ces données.

Les pourparlers entre Israël et le Liban prolongés d’une journée

Des soldats de la 36ᵉ division de l'armée israélienne opérant dans le sud du Liban, sur une photo d’archive publiée le 11 juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de la 36ᵉ division de l'armée israélienne opérant dans le sud du Liban, sur une photo d’archive publiée le 11 juin 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Israël et le Liban vont clore leur troisième journée de négociations menées sous l’égide des États-Unis à Washington sans être parvenus à un accord sur un retrait partiel d’Israël du Sud-Liban. Les deux parties ont toutefois convenu de prolonger les négociations pour une quatrième journée qui se tiendra vendredi au Département d’État, a déclaré un porte-parole de l’ambassade d’Israël au Times of Israel.

Le cinquième cycle devait s’achever jeudi au Département d’État – les États-Unis espérant qu’il aboutirait à la signature d’un accord-cadre qui ouvrirait la porte au retrait partiel d’Israël de petits secteurs de sa vaste zone tampon dans le sud du Liban. Les soldats israéliens seraient alors remplacés par des membres des Forces armées libanaises.

Les zones où ce changement de garde pourrait être prévu ont été baptisées « zones pilotes ». Une source israélienne a fait valoir qu’il était difficile de seulement parler de retrait, l’armée israélienne maintenant toujours sa zone tampon au Sud-Liban : elle ne se retirerait ainsi que des zones où elle a d’ores et déjà éliminé les infrastructures du Hezbollah.

Dans certains cas, Tsahal a éliminé ces infrastructures en rasant entièrement des villages libanais situés le long de la frontière israélienne, arguant que le Hezbollah utilisait une grande partie de ces villages pour planifier et mener des attaques contre Israël.

Malgré l’absence d’accord entre Israël et le Liban, une source proche des négociations a confié au Times of Israel que les parties avaient réalisé des progrès jeudi, après deux premières journées mouvementées.

Israël et le Liban ont tous les deux abordé ce cinquième cycle de négociations furieux contre les États-Unis – en raison de la décision qui a été prise par ces derniers de signer la semaine dernière un accord avec l’Iran incluant un cessez-le-feu au Liban.

Israël et le Liban ont affirmé que ce protocole d’accord sapait un élément déterminant de leurs pourparlers directs, que les États-Unis avaient précisément mis en place pour tenter d’empêcher l’Iran d’avoir son mot à dire sur les affaires libanaises.

L’attitude des États-Unis a conduit Israël à durcir dans un premier temps son positionnement lors des négociations avec le Liban cette semaine, en limitant considérablement les zones du sud du Liban d’où il se disait prêt à se retirer, a précisé la source.

Le Liban, quant à lui, a estimé qu’il devait adopter une ligne plus dure dans les négociations avec Israël pour contrer l’idée qui laisse croire que l’Iran exercerait une plus grande influence sur les affaires sur le territoire libanais que ce n’est le cas en réalité, a-t-elle continué.

En conséquence, les négociateurs libanais ont présenté des cartes proposant un retrait plus étendu que ce qu’Israël était prêt à accepter à ce stade — ce qui est déjà très peu en raison des pressions politiques auxquelles est confronté le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a poursuivi la source.

Au cours des dernières 24 heures, les divergences entre les deux parties concernant un éventuel retrait israélien se sont réduites, même si cela n’est pas encore suffisant pour parvenir à un accord.

Toutefois, en raison des pressions importantes exercées par les États-Unis sur les parties pour qu’elles sortent des négociations de cette semaine avec un accord, celles-ci ont convenu de se rendre à nouveau au Département d’État vendredi afin de voir si un consensus peut être trouvé, a-t-elle expliqué.

Trump annonce que les États-Unis achèteront des produits agricoles grâce aux fonds iraniens débloqués

Le président américain Donald Trump photographié lors de la signature d’un décret sur l’informatique quantique, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 22 juin 2026. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP)
Le président américain Donald Trump photographié lors de la signature d’un décret sur l’informatique quantique, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, à Washington, le 22 juin 2026. (Crédit : Jacquelyn Martin/AP)

Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis achèteraient bientôt du blé, du soja et du maïs auprès d’agriculteurs américains en utilisant des avoirs iraniens qui avaient été gelés en vertu des sanctions américaines.

L’Iran a nié que ses fonds soient utilisés à de telles fins ou que les États-Unis puissent dicter la manière dont ils seront dépensés.

Malgré les objections, Trump informe le Congrès américain d’une vente de moteurs d’avion à la Turquie

Le président américain Donald Trump arrive pour prendre la parole lors d’une visite au site de production de Mack Trucks dans la Lehigh Valley, à Macungie, en Pennsylvanie, le 23 juin 2026. (Crédit : AP)
Le président américain Donald Trump arrive pour prendre la parole lors d’une visite au site de production de Mack Trucks dans la Lehigh Valley, à Macungie, en Pennsylvanie, le 23 juin 2026. (Crédit : AP)

L’administration du président américain Donald Trump a officiellement informé le Congrès de son intention de vendre des moteurs d’avion à la Turquie pour un montant de 700 millions de dollars, selon deux sources et selon une copie de la notification officielle qui a été consultée par Reuters.

C’est Reuters qui a été le premier à annoncer mercredi que l’administration Trump prévoyait de poursuivre cette vente malgré les objections de certains députés qui s’inquiètent du fait que la Turquie continue de détenir des systèmes de défense russes acquis en 2019.

Cette décision constitue un geste important envers Ankara à la veille d’un sommet crucial de l’OTAN qui s’y tiendra le mois prochain, ainsi qu’envers le président turc Tayyip Erdogan, que Trump considère comme un allié de premier plan.

Le Département d’État n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Le Hezbollah affirme que des civils ont été tués lors d’une frappe israélienne visant ses membres

Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a accusé Israël d’une violation « flagrante » du cessez-le-feu, affirmant que ce dernier a lancé un drone et tué trois civils dans le sud du Liban.

Le groupe terroriste a affirmé que cette attaque constituait une « attaque directe » contre des « civils », après que le ministère libanais de la Santé a fait état de la mort de trois personnes lors d’une frappe sur une voiture à Mayfadoun — sans toutefois les identifier.

Tsahal avait auparavant déclaré que cinq membres du Hezbollah avaient été tués à cette occasion. Il est difficile d’expliquer ces chiffres différents.

Le Hezbollah a noté qu’il s’agissait de la troisième « violation flagrante » par Israël « du cessez-le-feu auquel il s’est engagé jusqu’à présent ».

L’Iran a tiré sur un cargo dans le détroit d’Ormuz – responsables américains

Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)
Des navires sont visibles au mouillage dans le détroit d'Ormuz, au large de la ville portuaire de Khasab, sur la péninsule de Musandam, au nord d'Oman, le 17 mai 2026. (Crédit: AFP)

L’Iran a tiré sur un cargo qui avait signalé plus tôt avoir été touché par un projectile alors qu’il tentait de franchir le détroit d’Ormuz, ont confié à Reuters deux responsables américains qui se sont exprimés sous couvert d’anonymat.

Le navire a signalé avoir été touché à tribord par un projectile à 7,5 milles marins au sud-est du port omanais de Dahit, a indiqué l’agence britannique de la marine UKMTO.

L’Iran n’a pas commenté cet incident. Les Gardiens de la révolution iraniens avaient expliqué, dans la journée, que le passage en toute sécurité dans le détroit ne serait possible que par les routes désignées par l’Iran, ajoutant qu’ils prendraient des mesures contre les navires qui ne s’y conformeraient pas.

Le plan d’évacuation du détroit d’Ormuz suspendu après une attaque dans le golfe d’Oman -organisation maritime

Des pétroliers et des navires de marchandises, dans le golfe d'Oman, le long des voies maritimes reliant le détroit d'Ormuz et la mer d'Arabie, le 16 juin 2026. (Crédit : AP)
Des pétroliers et des navires de marchandises, dans le golfe d'Oman, le long des voies maritimes reliant le détroit d'Ormuz et la mer d'Arabie, le 16 juin 2026. (Crédit : AP)

Le plan d’évacuation du détroit d’Ormuz a été suspendu jeudi après une attaque dans le golfe d’Oman visant un navire qui avait franchi le détroit, a annoncé l’Organisation maritime internationale (OMI) dans un communiqué.

« J’ai décidé de suspendre temporairement sa mise en oeuvre afin de reconfirmer que les garanties de sécurité nécessaires restent en place pour les navires figurant sur notre liste d’évacuation ainsi que pour tous ceux se trouvant dans la région », a déclaré son secrétaire général Arsenio Dominguez, cité dans ce communiqué.

Israël dit avoir tué des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban

Des soldats libanais montent la garde à l'endroit d'une frappe aérienne israélienne qui a touché un appartement à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2026. (Photo AP/Bilal Hussein)
Des soldats libanais montent la garde à l'endroit d'une frappe aérienne israélienne qui a touché un appartement à Dahiyeh, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 14 juin 2026. (Photo AP/Bilal Hussein)

L’armée israélienne a dit jeudi avoir tué des membres du Hezbollah dans le sud du Liban, malgré une accalmie dans les hostilités entre Israël et le mouvement islamiste pro-iranien.

L’armée, qui occupe une partie du sud du pays, a indiqué dans un communiqué avoir « identifié cinq combattants » dans le secteur de Zawtar al-Sharqiya et un autre dans le secteur de la crête d’Ali al-Taher, qui représentaient selon elle « une menace » et qui ont été « éliminés » par les forces aériennes et terrestres.

Tsahal a tué six terroristes du Hezbollah lors de frappes

L’armée israélienne a annoncé que les soldats ont frappé et éliminé au moins six terroristes du Hezbollah qui représentaient une menace pour ses soldats stationnés au sud-Liban.

Selon Tsahal, lors d’un incident qui est survenu à Zawtar al-Sharqiyah, des soldats de la brigade Golani ont repéré cinq hommes armés du Hezbollah à proximité. Lors d’un autre incident, dans la région de la crête d’Ali Taher, des soldats de la brigade de commandos ont repéré un tireur du groupe terroriste.

Dans les deux cas, l’armée de l’air israélienne a mené des frappes et les forces terrestres ont ouvert le feu sur ces membres du Hezbollah, les tuant.

L’armée a ajouté qu’elle poursuit actuellement ses opérations sur la crête d’Ali Taher, sous laquelle le Hezbollah dispose d’un vaste complexe souterrain où se sont retranchés une trentaine de terroristes.

Tsahal a affirmé qu’elle « ne permettra pas aux terroristes du Hezbollah de sortir du réseau de tunnels souterrains ni de mener des opérations dans la zone de la crête ».

Le centre de coordination de Gaza serait sur le point d’être réorganisé

Du personnel au travail au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) dirigé par les États-Unis, dans la ville de Kiryat Gat, dans le sud du pays, le 19 novembre 2025. (Crédit : Ahikam Seri / AFP)
Du personnel au travail au Centre de coordination civilo-militaire (CMCC) dirigé par les États-Unis, dans la ville de Kiryat Gat, dans le sud du pays, le 19 novembre 2025. (Crédit : Ahikam Seri / AFP)

Le Centre de coordination civilo-militaire de Kiryat Gat devrait faire l’objet d’une refonte visant à le rendre plus opérationnel et à renforcer sa coordination avec le Conseil de paix du président américain Donald Trump, a fait savoir la chaîne d’information N12.

Le CMCC avait été créé dans le sud d’Israël au mois d’octobre dernier dans le cadre du plan de Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Il avait pour mission de surveiller le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’élaborer des politiques d’après-guerre pour le territoire palestinien.

Selon trois diplomates au fait de ces projets, le centre sera rebaptisé « Centre international d’aide à Gaza », tandis que la « Force internationale de stabilisation » proposée — qui est destinée à sécuriser la bande de Gaza pendant une période de transition d’après-guerre, après le retrait d’Israël et le désarmement du groupe terroriste Hamas — devrait jouer un rôle bien plus important dans ses activités.

Le reportage a indiqué que le nombre de pays et de représentants participant aux discussions de haut niveau sur l’avenir de Gaza sera également réduit afin de rationaliser le processus décisionnel. Ces changements, qui ont été présentés lors d’une réunion cette semaine après plus de deux mois de préparation, devraient être mis en œuvre dans un avenir proche.
N12 a aussi noté que des négociations avancées sont actuellement en cours avec la Géorgie et le Vietnam concernant l’envoi de soldats au sein de l’ISF.

Si ces accords sont finalisés, ces pays rejoindraient la Grèce, le Maroc, l’Indonésie, le Kosovo, le Kazakhstan et l’Albanie, qui ont déjà accepté d’envoyer des forces.

Selon N12, le Conseil de paix n’a pas démenti cette information, déclarant au média qu’il continuait à faire avancer les plans relatifs à la gouvernance, à la sécurité et à la reconstruction à Gaza « afin de rationaliser les efforts et d’accroître la transparence ». Il a précisé que l’ISF et le Centre de coordination civilo-militaire préparaient « différents modèles visant à renforcer la coordination et l’intégration » à mesure que la mission prendra de l’ampleur, ajoutant qu’aucune réduction d’effectifs n’est actuellement prévue et que des discussions avec d’autres pays concernant l’envoi de soldats sont en cours.

La Géorgie et le Vietnam n’ont pas commenté cette information, a ajouté N12.

Vance : Un mécanisme de prévention des conflits réunira CGRI et CENTCOM

Le vice-président américain JD Vance avant d’embarquer à bord de l’Air Force Two à la base aérienne militaire d’Emmen, en Suisse, le lundi 22 juin 2026. (Crédit: Nathan Howard/Photo Pool via AP)
Le vice-président américain JD Vance avant d’embarquer à bord de l’Air Force Two à la base aérienne militaire d’Emmen, en Suisse, le lundi 22 juin 2026. (Crédit: Nathan Howard/Photo Pool via AP)

Le vice-président américain JD Vance a annoncé que le canal de coordination qui a été mis en place d’un commun accord par Washington et Téhéran lors des pourparlers qui ont eu lieu en Suisse le week-end dernier comprend des représentants du Corps des gardiens de la révolution islamique et du Commandement central de l’armée américaine (CENTCOM), qui siégeront tous deux au Qatar.

« L’une des choses que nous souhaitions obtenir [était] un canal du côté iranien [pour réduire les conflits], ce que nous avons fait », a dit Vance dans le cadre d’une interview accordée au site d’information britannique UnHerd, réalisée lundi alors que le vice-président rentrait de ces négociations en Suisse.

L’entretien a été publié aujourd’hui.

« Ils ont dit en substance : ‘D’accord, très bien, nous enverrons quelqu’un du CGRI pour qu’il se rende à Doha et pour qu’il y rencontre un représentant du CENTCOM’, et c’est ainsi que nous allons régler bon nombre de ces différends ».

Alors que des responsables américains ont récemment révélé que des contacts avaient été établis avec le CGRI lors des négociations avec l’Iran depuis le début de la guerre, le fait que Vance affirme désormais que ces échanges se déroulent au niveau militaire est particulièrement remarquable, étant donné que les États-Unis ont désigné le CGRI comme une organisation terroriste étrangère.

Avant de quitter la Suisse dans la journée de lundi, Vance a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a vanté ce qu’il a présenté comme deux nouveaux mécanismes que les États-Unis et l’Iran ont convenu de mettre en place lors de leurs négociations du week-end : l’un visant à garantir que le détroit d’Ormuz restera ouvert, et l’autre à maintenir un cessez-le-feu régional, notamment au Liban.

Il est difficile de dire quel mécanisme Vance a évoqué dans l’interview accordée à UnHerd. Il est aussi difficile de dire si le centre de coordination entre le CGRI et le CENTCOM, qui aurait été mis en place à Doha, a été chargé de traiter ces deux questions.

Le mécanisme de désescalade pour le Liban a provoqué la fureur d’Israël, qui a fait valoir que l’Iran ne devrait avoir aucun mot à dire sur ce qui se passe dans ce pays. Mais soit en raison de l’influence considérable de l’Iran dans le détroit d’Ormuz, soit parce que Washington estime que l’Iran est indispensable pour contenir le Hezbollah, les États-Unis ont accepté les exigences de Téhéran visant à ce que le protocole d’accord signé la semaine dernière inclue un cessez-le-feu au Liban. Ils ont ensuite accepté de permettre à l’Iran de faire partie du mécanisme de désescalade qui a été mis en place pour garantir ce cessez-le-feu.

Dans cette interview, Vance a insisté sur le fait que l’accord final que les États-Unis cherchent à conclure avec l’Iran par le biais de ce protocole d’accord sera « radicalement différent » de l’accord sur le nucléaire de 2015 qui avait été signé par l’ancien président américain Barack Obama, car le régime d’inspection sera plus strict et les stocks d’uranium enrichi de l’Iran seront « éliminés » — ce que l’Iran a déclaré ne pas être prêt à accepter.

Le vice-président a également affirmé que son accord transformera le Moyen-Orient en favorisant une plus grande coopération entre l’Iran et le reste de la région.

Les États arabes sont plus favorables au protocole d’accord « en raison des discussions qu’ils mènent avec les Iraniens », a dit Vance. », affirme Vance.

« Les Émiratis — qui sont de loin le pays le plus belliciste et le plus pro-israélien du CCG — mènent avec les Iraniens des discussions sans précédent, y compris avec le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), au sujet de divers types d’incitations économiques — ‘Voici ce dont nous aurions besoin pour que votre pays devienne attractif pour les investisseurs’ — et les Iraniens répondent : ‘D’accord, oui, nous sommes prêts à faire tout cela’, » a commenté Vance.

Les analystes s’accordent massivement à dire que ces nouveaux échanges entre l’Iran et ses voisins du Golfe s’expliquent par le constat de ces derniers, à la suite de la récente guerre, qu’ils ne peuvent pas compter uniquement sur les États-Unis pour assurer leur sécurité, et par leur sentiment que l’amélioration des relations avec leur adversaire est le seul moyen d’y parvenir.

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