Marche interconfessionnelle pour « les droits de l’homme et la paix » à Jérusalem
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Des centaines de personnes, sous la houlette de chefs religieux juifs, musulmans, chrétiens et druzes, se sont rendues ce soir à la porte de Jaffa, à Jérusalem, dans le cadre d’une marche interconfessionnelle en faveur des « droits de l’homme et de la paix ».
Ce rassemblement, organisé depuis quatre ans par des organisations religieuses de gauche, entend répondre à la marche du drapeau, un événement nationaliste et souvent violent qui traverse la Vieille Ville à Yom Yeroushalayim.
Plusieurs centaines de militants partisans de la coexistence sont partis du YMCA de Jérusalem, et ont descendu la rue du Roi David. Dans le cortège, on pouvait voir de nombreuses pancartes arborant des mots tels que « Justice », « Paix » et « Âme » en hébreu, en arabe et en anglais.
Des religieuses ont également participé à la marche.
Avi Dabush, l’un des organisateurs de l’événement, candidat aux primaires du parti Les Démocrates, a présenté cette marche comme une alternative à Yom Yeroushalayim, la semaine dernière, au cours duquel des groupes de jeunes Juifs extrémistes ont harcelé et agressé des habitants arabes de la Vieille Ville.
« La Journée de Jérusalem devrait être l’occasion de célébrer cette ville dans toute sa richesse, ainsi que tous ceux qui l’ont choisie comme foyer, et non une journée où l’on exclut les autres », a-t-il déclaré. « La violence et le racisme à l’égard des membres d’autres confessions sont une honte, à plus forte raison si l’on se réfère à notre propre tradition morale juive, qui enseigne que chaque être humain a été créé à l’image de Dieu. »
À leur arrivée à la porte de Jaffa, les marcheurs ont été invités à prier à différents endroits par un rabbin, un prêtre et un militant social musulman. Ils ont ensuite été accueillis par une mélodie de la chanteuse Noa, qui a interprété sa chanson « There Must Be Another Way ».
Le cheikh Younes Amasha, un religieux druze qui préside le Forum des chefs religieux en Israël, a appelé les participants à « faire entendre la voix des minorités en Syrie » lors de l’événement principal, en particulier celle des Druzes, « qui ont été victimes de massacres, d’enlèvements et de violences graves infligées à des innocents… par des organisations extrémistes ».
la Communauté du Times of Israël !







