Le président américain, Donald Trump, a annoncé avoir annulé une attaque de grande envergure contre l’Iran, qui devait avoir lieu mardi. Il affirme que cette décision a été prise après que les alliés du Golfe lui ont assuré qu’un accord avec Téhéran était désormais possible grâce à la reprise de « négociations sérieuses ».
« L’émir du Qatar, Tamim ben Hamad al-Thani, le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane al-Saoud, et le président des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed al-Nahyan, m’ont demandé de suspendre notre attaque militaire prévue contre la République islamique d’Iran, qui devait avoir lieu demain, car des négociations sérieuses sont actuellement en cours et, selon eux, un accord tout à fait acceptable pour les États-Unis, ainsi que pour tous les pays du Moyen-Orient et au-delà, sera conclu », a écrit Trump sur Truth Social.
« Cet accord inclura, et c’est important, AUCUNE ARME NUCLÉAIRE POUR L’IRAN ! », a écrit Trump, faisant manifestement référence à un engagement iranien de ne pas enrichir d’uranium, bien qu’il ne soit pas clair s’il s’agirait d’un engagement permanent. La semaine dernière, il a en effet indiqué qu’il serait disposé à se contenter d’un gel de vingt ans de l’enrichissement d’uranium par l’Iran, ce qui constitue un revirement après avoir affirmé à maintes reprises qu’il ne fallait jamais permettre à l’Iran d’enrichir de l’uranium.
« Compte tenu du respect que je porte aux dirigeants susmentionnés, j’ai donné pour instruction au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, au chef d’état-major interarmées, le général Daniel Caine, et à l’armée des États-Unis, que nous ne mènerons PAS l’attaque prévue contre l’Iran demain », a écrit Trump.
« Mais [j’ai] également donné pour instruction qu’ils se tiennent prêts à lancer une offensive totale et à grande échelle contre l’Iran, à tout moment, au cas où un accord acceptable ne serait pas conclu. »
Depuis le début de la guerre contre la République islamique, le 28 février, Trump a menacé à de nombreuses reprises de lancer d’importantes offensives militaires en Iran, avant de les annuler en invoquant des progrès dans les négociations.
Téhéran n’a donné aucun signe indiquant qu’il était prêt à mettre définitivement fin à son programme nucléaire, à restreindre son programme de missiles ou à cesser de soutenir ses milices, autant d’exigences sur lesquelles Israël a insisté pour qu’elles soient formulées par les États-Unis.