Marwan Barghouti aurait été frappé à trois reprises par des gardiens, ces dernières semaines
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L’avocat de Marwan Barghouti, prisonnier sécuritaire palestinien de premier plan, a dit avoir découvert lors d’une récente visite à son client que ce dernier avait été violemment battu à trois reprises par des gardiens israéliens au cours des dernières semaines.
« Le 8 avril, à la prison de Ganot, il a été violemment passé à tabac et laissé en sang pendant plus de deux heures. Il a demandé des soins médicaux, mais on lui a refusé tout traitement », a commenté Ben Marmarelli dans un communiqué.
« Le 25 mars, il a été agressé lors de son transfert de Megiddo à Ganot. Le 24 mars, à la prison de Megiddo, des gardiens sont entrés dans sa cellule avec un chien ; ils l’ont plaqué au sol et le chien l’a attaqué à plusieurs reprises », a-t-il ajouté.
« Il ne s’agit pas d’incidents isolés. Ils constituent un modèle évident d’escalade des abus : violence, négligence médicale et traitements qui le mettent en danger immédiat », a écrit Marmarelli.
« Il avait beaucoup à dire. Avant tout, il voulait en savoir plus sur sa famille et sur le peuple palestinien », a expliqué l’avocat.
Ces informations ont entraîné de nombreuses condamnations de la part des responsables de l’Autorité palestinienne.
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, « a exprimé sa ferme condamnation de la répression, des abus et des agressions brutales qui sont subis par les détenus palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne, qui portent atteinte à leur dignité humaine », a indiqué son bureau dans un communiqué.
Barghouti, qui est considéré par de nombreux Palestiniens comme un successeur potentiel d’Abbas, est incarcéré depuis 2002. Il purge cinq peines de prison à perpétuité cumulées, plus 40 ans de prison, pour avoir aidé à planifier des attentats terroristes pendant la deuxième Intifada qui ont coûté la vie à cinq civils.
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