Le ministre de la Défense, Israel Katz, a rappelé vendredi que le cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, entré en vigueur à minuit, n’était que « temporaire », que l’armée israélienne ne se retirerait pas du territoire libanais et que les objectifs restants d’Israël dans ce pays seraient atteints, par la force si nécessaire.
« Tsahal contrôle et continuera de contrôler toutes les zones qu’il a sécurisées et capturées », a déclaré Katz dans un communiqué. « La manœuvre terrestre au Liban et les frappes contre le Hezbollah à travers tout le pays ont permis d’atteindre de nombreux objectifs, mais elles ne sont pas encore achevées. »
« Nous sommes à l’intérieur du Liban, en pleine guerre contre le Hezbollah, avec un gel temporaire des opérations et un cessez-le-feu de dix jours », a-t-il ajouté, évoquant l’accord annoncé jeudi après-midi.
« L’objectif que nous avons défini, à savoir le démantèlement des armes du Hezbollah par des moyens militaires ou diplomatiques, était et reste l’objectif de la campagne », a-t-il ajouté. « Nous restons déterminés à l’atteindre. Un levier diplomatique important a également été créé grâce à l’implication directe du président américain et à son engagement en faveur de cet objectif, ainsi qu’à ses pressions sur le gouvernement libanais. »
Donald Trump a, de son côté, salué la perspective de pourparlers directs entre le Liban et Israël à la suite du cessez-le-feu.
Israel Katz a fièrement annoncé que plus de 1 700 terroristes du Hezbollah avaient été éliminés, soulignant de manière quelque peu maladroite que ce chiffre est plus de deux fois supérieur au bilan de la deuxième guerre du Liban de 2006, largement considérée comme n’ayant pas atteint ses objectifs. Il a ajouté que la zone tampon le long de la frontière avait été vidée des membres du Hezbollah ainsi que des habitants.
« Elle restera débarrassée de toute infrastructure terroriste, y compris les maisons des villages frontaliers libanais qui étaient devenues de véritables avant-postes », a-t-il déclaré.
Il a toutefois reconnu que la nouvelle zone de sécurité dans le sud du Liban, qui s’étend jusqu’au fleuve Litani, abritait encore des membres du Hezbollah et des armes, et a indiqué qu’elle serait « nettoyée » soit dans le cadre d’un accord diplomatique, soit par une reprise des combats.
« Si les hostilités reprennent, tout habitant qui retourne dans la zone de sécurité devra être évacué afin de permettre la poursuite des opérations », a-t-il déclaré, ajoutant qu’Israël frapperait également des cibles du Hezbollah au nord du fleuve Litani.