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Sharaa affirme que le Golan est syrien et évoque un accord fondé sur 1974

Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.

Le président syrien, Ahmed al-Sharaa, arrivant à la séance plénière générale des dirigeants lors de la COP30, la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Belém, dans l'État du Pará, au Brésil, le 6 novembre 2025. (Crédit : Mauro Pimentel/AFP)
Le président syrien, Ahmed al-Sharaa, arrivant à la séance plénière générale des dirigeants lors de la COP30, la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, à Belém, dans l'État du Pará, au Brésil, le 6 novembre 2025. (Crédit : Mauro Pimentel/AFP)

Le président syrien Ahmad al-Sharaa a déclaré, lors d’une interview accordée au Forum d’Antalya en Turquie, que toute reconnaissance de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan est illégitime et porte atteinte aux droits du peuple syrien.

Israël a conquis le plateau du Golan à la Syrie lors de la guerre des Six Jours en 1967 avant de l’annexer par la suite. La majorité de la communauté internationale ne reconnaît pas cette souveraineté, à l’exception des États-Unis.

« Le Golan appartient au peuple syrien, et aucun pays ne cédera une partie de son territoire », a déclaré Sharaa.

Il a ajouté que les négociations avec Israël progressaient par étapes. La première porterait sur un accord prévoyant un retrait israélien vers les lignes du cessez-le-feu de 1974, établies après la guerre de Kippour en 1973 et qui ont servi de frontière de facto entre les deux pays pendant près de cinquante ans.

Sharaa, ancien chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ex-branche d’Al-Qaïda en Syrie, a pris le pouvoir après que la coalition qu’il dirigeait a renversé le dirigeant de longue date Bashar al-Assad fin 2024, à l’issue d’une guerre civile dévastatrice de quatorze ans.

À la suite de ce renversement, Israël a déployé des troupes dans certaines zones du sud de la Syrie, près de la frontière, afin d’y établir une zone tampon.

Selon Sharaa, l’accord en discussion repose en grande partie sur le respect de l’arrangement de 1974, tout en laissant le Golan sous contrôle israélien à ce stade.

« Cet accord a tenu pendant 50 ans jusqu’à ce qu’Israël le viole après la chute du régime d’Assad », a-t-il déclaré. « Par la suite, si cela aboutit, nous entamerons des négociations à long terme pour résoudre la question du Golan occupé. »

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