Netanyahu aurait envisagé d’attribuer des places réservées à des députés ayant obtenu de mauvais résultats aux primaires du parti
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu envisagerait d’attribuer certaines des places que le Comité central du Likud a accepté de réserver aux candidats choisis par ses soins à plusieurs députés du Likud n’ayant obtenu que des résultats médiocres à l’issue des primaires du parti, qui se sont tenues lundi.
Trois places de ce type sont encore disponibles parmi les 25 premières de la liste des candidats du Likud à la Knesset : les 3e, 7e et 11e. Le Likud serait actuellement crédité de 22 à 23 sièges dans les sondages, à l’approche des élections du 27 octobre.
Des places réservées ont déjà été attribuées au ministre de la Défense Israel Katz (4e sur la liste), au ministre des Affaires étrangères Gideon Saar (5e) et au président du Comité central du Likud, Haim Katz (18e). La semaine dernière, Netanyahu a nommé l’homme d’affaires Oren Dobronsky à la 9e place.
Parmi les députés que Netanyahu pourrait choisir de faire passer à des places plus réalistes sur la liste figurent Tsega Melaku, Keti Shitrit, Zeev Elkin et Hanoch Milwidsky, a fait savoir la chaîne publique Kan.
Elkin, qui a assuré à Kan ne pas avoir fait pression pour obtenir une place réservée, est un ancien député du Likud qui a réintégré le parti dans le cadre de la récente fusion avec la faction Nouvel Espoir (Tikva Hadasha) de Saar. Milwidsky, président de la commission des Finances de la Knesset, bénéficie du soutien des électeurs ultra-orthodoxes. Il fait actuellement l’objet d’une enquête pour viol.
En début de semaine, la chaîne publique Kan a rapporté que Netanyahu envisageait d’attribuer l’une des places réservées au ministre de l’Agriculture, Avi Dichter, après que ce dernier a échoué à obtenir une place réaliste aux primaires.
Selon certaines informations, Netanyahu cherche également à conserver des places réalistes afin de pouvoir les utiliser, si nécessaire, pour renforcer les chances de son bloc de coalition actuel. Il pourrait devoir encourager Itamar Ben Gvir, du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, à accepter une fusion technique avec le parti HaTzionout HaDatit de Bezalel Smotrich, autre dirigeant d’extrême droite, qui risque de ne pas atteindre le seuil minimum pour entrer à la Knesset. Il pourrait ainsi tenter de rendre cet accord plus attractif en proposant une place du Likud à un représentant de l’un de ces partis. De manière similaire, il pourrait vouloir pousser un ou plusieurs membres des nombreux petits partis de droite actuellement en lice à renoncer à se présenter à la Knesset s’ils risquent de ne pas franchir le seuil électoral, en leur offrant une place au sein du Likud.
Même si cette éventualité semble peu probable, certaines rumeurs laissent entendre que Netanyahu pourrait inscrire son fils Yair, qui vit principalement à l’étranger, à Miami, en Floride, depuis mars 2023, sur l’une des places réservées. Le jeune Netanyahu est connu pour ses publications provocatrices sur les réseaux sociaux et pour ses liens avec des personnalités politiques et publiques d’extrême droite, tant en Europe qu’aux États-Unis.
Interrogé hier sur cette possibilité lors d’une interview accordée à la chaîne de la Knesset, l’ancien député Michael Kleiner, actuel président de la Cour suprême interne du Likud, a répondu que la nomination de Yair Netanyahu sur la liste du Likud serait légale au regard des statuts du parti.
Le Likud de Netanyahu stagne régulièrement dans les sondages autour de 20 %, et près d’un tiers des 30 premières places de la liste du Likud sont réservées à des candidats choisis par le Premier ministre. La quasi-totalité de ceux qui ne se sont pas classés parmi les 16 premiers à l’issue des primaires ne devraient donc pas entrer à la prochaine Knesset.
la Communauté du Times of Israël !







