Selon Yesh Atid, le gouvernement tente de retarder la décision sur le gel des fonds destinés aux écoles ultra-orthodoxes
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Yesh Atid a accusé le gouvernement de délibérément retarder sa réponse au recours déposé par le parti auprès de la Haute Cour visant à bloquer le transfert de fonds publics supplémentaires aux écoles ultra-orthodoxes.
Le parti, qui est dirigé par le chef de l’opposition Yair Lapid, a affirmé que ces manoeuvres dilatoires ont pour objectif de permettre au gouvernement de transférer une partie des fonds avant qu’une décision de justice ne soit rendue.
Yesh Atid, avec son recours, souhaitait obtenir de la cour une « injonction provisoire d’urgence » contre le transfert d’environ 1 milliard de shekels provenant du solde du budget de l’État pour 2025 vers des établissements d’enseignement ultra-orthodoxes.
La Haute Cour de justice avait donné au gouvernement jusqu’à 8 heures aujourd’hui pour répondre à ce recours.
Le gouvernement, dans la matinée, a demandé à bénéficier d’une prolongation de ce délai, s’engageant en outre « à suspendre tout nouveau transfert de fonds vers les établissements d’enseignement haredim non supervisés et hors-la-loi jusqu’à ce que la Haute Cour rende sa décision ».
Yesh Atid estime toutefois que cette réponse relève d’une tactique malhonnête : « Alors que les requérants attendaient une réponse de l’État, celui-ci a préféré mettre en place des ‘faits sur le terrain’. Une partie des fonds a déjà été transférée à des établissements d’enseignement ultra-orthodoxes », a souligné le parti.
En réponse, le parti a annoncé demander « à la Haute Cour de rendre un avis sur la réponse de l’État au recours ».
Le recours concernait l’approbation, la semaine dernière, par la commission des Finances de la Knesset, d’une enveloppe de 786 millions de shekels destinée aux réseaux scolaires affiliés aux partis ultra-orthodoxes Shas et Yahadout HaTorah, et de 136 millions de shekels destinés aux écoles dites « reconnues mais non officielles », qui sont censées enseigner 75 % du programme scolaire du tronc commun défini par l’État mais qui, souvent, ne le font pas.
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