Un tribunal lève l’interdiction faite à un militant de gauche de se rendre dans un village de Cisjordanie
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Nurit Yohanan est la correspondante du Times of Israel pour le monde arabe et palestinien.
Dans une décision inhabituelle, le tribunal de district central a donné raison au colonel Doron Meinert, réserviste de l’armée israélienne, arrêté mardi à Khirbet al-Tawil, en Cisjordanie, au sud de Naplouse, pour avoir pénétré dans une zone militaire fermée.
Meinert, militant de l’organisation de gauche « Looking the Occupation in the Eye », a été arrêté après s’être rendu sur le site d’une citerne d’eau palestinienne dont se seraient emparés des résidents d’implantations.
Les images qu’il a filmées sur place montrent des soldats aux côtés de résidents d’implantations près de la citerne utilisée par les habitants palestiniens du secteur, qui se trouve en dehors de la zone militaire fermée décrétée par Tsahal.
Interrogée par le Times of Israel au sujet de ces images, l’armée a affirmé ne pas avoir connaissance de la présence de soldats sur les lieux.
Meinert a déclaré mardi au Times of Israel que les soldats avaient appelé la police, qui lui avait indiqué qu’il se trouvait dans une zone militaire fermée. Lorsqu’il a refusé de quitter les lieux, il a été arrêté.
Il avait alors affirmé se trouver en dehors du périmètre concerné par l’ordre de fermeture, tandis que les résidents d’implantations présents à l’intérieur de la zone militaire fermée n’avaient été ni évacués ni arrêtés.
Lors d’une audience devant un tribunal de première instance mercredi, un juge a suivi la position de la police et a interdit à Meinert l’accès à Khirbet al-Tawil pendant dix jours.
Mais, saisi jeudi en appel, le tribunal de district a retenu l’argument de Meinert selon lequel il se trouvait en dehors du périmètre concerné par l’ordre de fermeture et s’est interrogé sur l’absence d’interpellation des résidents d’implantations présents sur les lieux.
« Il convient d’exprimer son étonnement face à la décision des autorités chargées de l’application de la loi de ne placer en détention que l’appelant, qui n’avait pas quitté les lieux, alors qu’il apparaît clairement que de nombreux résidents d’implantation étaient présents sur les lieux… et qu’aucun d’entre eux n’a été placé en détention ou arrêté », indique le jugement.
la Communauté du Times of Israël !







