Washington réfute les infos selon lesquelles il encouragerait la Syrie à envoyer des troupes combattre le Hezbollah
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Tom Barrack, envoyé spécial américain pour la Syrie, a écrit sur le réseau social X : « Les informations selon lesquelles les États-Unis encourageraient la Syrie à envoyer des forces au Liban sont fausses et inexactes. »
Reporting regarding the United States encouraging Syria to send forces into Lebanon is false and inaccurate.
— Ambassador Tom Barrack (@USAMBTurkiye) March 17, 2026
Quelques heures plus tôt, Reuters avait rapporté que les États-Unis avaient encouragé la Syrie à envisager d’envoyer des forces dans l’est du Liban pour aider à désarmer le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Citant cinq sources anonymes proches du dossier, Reuters a indiqué que Damas était réticent à se lancer dans une telle mission, craignant d’être entraîné dans la guerre au Moyen-Orient et d’attiser les tensions sectaires.
La proposition qui aurait été faite au gouvernement syrien, allié des États-Unis, refléterait l’intensification des efforts visant à désarmer le Hezbollah pro-République islamique, qui a ouvert le feu sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, provoquant une offensive israélienne au Liban.
L’idée a été discutée pour la première fois par des responsables américains et syriens l’année dernière, ont déclaré deux sources syriennes et deux autres personnes proches des discussions. Tous se sont exprimés sous couvert d’anonymat en raison du caractère sensible du sujet.
L’idée a été soulevée à nouveau par des responsables américains au moment où les États-Unis et Israël ont lancé leur guerre contre la République islamique d’Iran. Les deux responsables syriens ont indiqué qu’une demande américaine était intervenue peu avant le début de la guerre. Une source des services de renseignement occidentaux a précisé que c’était juste après le début de celle-ci.
Pour rédiger cet article, Reuters a interrogé dix sources : six responsables et conseillers gouvernementaux syriens, deux diplomates occidentaux, un responsable européen et une source des services de renseignement occidentaux. Tous ont déclaré que le gouvernement syrien, dirigé par des islamistes sunnites, envisageait avec prudence une opération transfrontalière, mais qu’il restait hésitant.
L’encouragement américain en faveur d’une opération syrienne dans l’est du Liban et l’hésitation de la Syrie à la mener n’avaient pas été rapportés auparavant.
Un porte-parole du département d’État américain a refusé de commenter ces « communications diplomatiques privées » et a renvoyé Reuters vers les gouvernements syrien et libanais pour obtenir des informations sur leurs opérations.
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