Un journaliste a interrogé le président américain, Donald Trump, dans le Bureau ovale, sur son plan pour l’Iran au lendemain de la guerre.
Ce dernier a esquivé la question, mais a réaffirmé que si les États-Unis mettaient fin à la guerre, il faudrait dix ans à l’Iran pour se reconstruire.
« Nous ne sommes pas encore prêts à partir, mais nous le ferons dans un… avenir très proche », a déclaré Trump.
Trump a également réitéré sa déception envers l’OTAN, qui a refusé de répondre à la demande américaine d’assurer la sécurité du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran.
« L’OTAN commet une erreur très stupide. »
« On aurait pu penser qu’ils auraient dit : ‘Nous serions ravis d’envoyer quelques dragueurs de mines.’ Ce n’est pas grand-chose. Cela ne coûte pas très cher. Mais ils ne l’ont pas fait », a-t-il déclaré.
« Je n’ai pas exercé de pression maximale car je pense que si je l’avais fait, ils auraient probablement » accepté d’aider, a affirmé Trump, tout en insistant à nouveau sur le fait que les États-Unis n’ont de toute façon pas besoin de l’aide de l’OTAN.
Les États-Unis ont également demandé à leurs alliés du Moyen-Orient de contribuer à assurer la sécurité du détroit d’Ormuz, mais aucun d’entre eux n’a accepté publiquement de le faire non plus.
Interrogé à ce sujet, Trump a fait l’éloge de la conduite de ces pays, sans confirmer qu’ils avaient accepté de se joindre à une initiative menée par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.
Interrogé sur d’éventuelles répercussions pour l’OTAN suite au refus de ses membres de répondre à l’appel américain, il a répondu : « Je n’ai rien en tête pour l’instant. »
Interrogé sur les avertissements iraniens selon lesquels une opération terrestre américaine en Iran se transformerait en un scénario semblable à celui de la guerre du Vietnam, il a déclaré : « Je n’ai vraiment peur de rien. »
Il a indiqué que sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping aurait lieu dans cinq ou six semaines, après avoir été reportée en raison de la guerre contre la République islamique d’Iran.