Lors d’un office de Yom Kippour, Brad Lander et Mahmoud Khalil accusent Israël de « génocide »
« Que Dieu se rappelle qu'Israël commet un génocide », a déclaré le militant anti-sioniste. « Que Dieu, à travers nous tous, tienne Israël pour responsable. »
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

NEW YORK — Brad Lander, candidat juif de New York au Congrès, et Mahmoud Khalil, militant anti-sioniste, ont encore une fois accusé Israël de « génocide » lors d’une cérémonie organisée lundi à New York à l’occasion de Yom Kippour.
« En tant qu’individu qui se sent lié à Israël et qui se préoccupe de ce pays, je ressens aujourd’hui profondément que mon viddouï, ma confession, doit porter sur ma complicité, sur notre complicité, dans ce que je considère comme un génocide à Gaza », a déclaré Lander devant la foule rassemblée à Grand Army Plaza, à Brooklyn.
Lander, ancien contrôleur financier de la ville de New York, est également un allié du maire Zohran Mamdani. Il a remporté la primaire démocrate pour un siège à la Chambre des représentants des États-Unis plus tôt cette année, et devrait sortir vainqueur de l’élection générale.
Lander a admis avoir hésité à qualifier la guerre à Gaza de « génocide », et reconnu la montée de l’antisémitisme.
« À tous les Juifs qui partagent ce lien avec Israël. Lorsque nous reconnaissons aujourd’hui nos fautes collectives devant Dieu, comment pourriez-vous ne pas considérer, ainsi que je le fais, la destruction aveugle de Gaza, la famine exacerbée par le manque d’aide, le vol de terres et les meurtres en Cisjordanie comme formant le cœur même de nos fautes communes ? », a-t-il ajouté. « Nous sommes coupables. »
Sur l’estrade de l’événement, une pancarte indiquait : « Nous expions le péché de génocide. »
Khalil, ancienne figure de proue des manifestations à l’université Columbia, a déclaré : « Il est difficile de se repentir à une époque où nos frais de scolarité, nos impôts, nos votes servent à tuer, mutiler et déplacer des Palestiniens. »
« Le projet sioniste tente de nous faire oublier que nous ne faisons qu’un, que nous sommes tous des êtres humains », a-t-il ajouté.
« Que Dieu se rappelle qu’Israël commet un génocide », a-t-il poursuivi. « Que Dieu, à travers nous tous, tienne Israël pour responsable. »
NOW: Mahmoud Khalil Speaks at Yom Kippur Yizkor Service for Gaza at Grand Army Plaza Brooklyn NYC
Video By Jonathan Fernandes | Licensing @FreedomNTV Desk@freedomnews.tv pic.twitter.com/RMYxIW62Cq
— Oliya Scootercaster ???? (@ScooterCasterNY) September 21, 2026
Cet événement de Yom Kippour a été organisée par les groupes d’extrême gauche Jews for Economic and Racial Justice et Rabbis for Ceasefire, avec le soutien des groupes anti-sionistes radicaux IfNotNow et Jewish Voice for Peace.
Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles des membres du conseil municipal de New York issus de l’extrême gauche, devaient y participer, avaient indiqué les organisateurs à l’approche de l’événement.
Lander est une figure historique des cercles juifs de gauche de la Grosse Pomme. Il s’est rallié à une ligne politique anti-israélienne depuis le début de la guerre à Gaza, tout en se présentant comme un « sioniste libéral ».
Il a battu le représentant américain Dan Goldman lors des primaires qui ont été organisées plus tôt cette année. Lander et Goldman sont tous deux des Juifs progressistes, mais Lander a adopté une ligne beaucoup plus anti-israélienne. Il a d’ailleurs placé les critiques à l’encontre du lobby pro-israélien de l’AIPAC au cœur de sa campagne.
En juin, Lander a déclaré au New York Times que les attaques dirigées contre l’AIPAC lui donnaient la « nausée » tant elles faisaient écho aux tropes antisémites sur les Juifs et l’argent, ajoutant cependant : « Je n’ai pas le choix. »
À la fin du mois dernier, pendant une manifestation, des militants anti-sionistes ont qualifié Lander de « sioniste ».
Khalil a été l’un des principaux organisateurs des manifestations anti-sionistes qui ont secoué le campus de l’université Columbia. Il s’est fait connaître lorsque l’administration Trump l’a placé en détention et a tenté de l’expulser l’année dernière. L’affaire est toujours en cours devant les tribunaux.
Dans d’autres discours, Khalil a diabolisé Israël et le sionisme, exhortant à ce que « le projet génocidaire sioniste et l’idéologie de suprématie sur laquelle il repose s’effondrent complètement ».
Le « génocide » est un crime international dont la définition juridique est stricte. Les organisations anti-israéliennes ont été accusées de tenter de modifier cette définition afin de dénigrer l’État juif. À ce jour, aucun tribunal international n’a conclu qu’Israël en avait perpétré un.
Pour certains universitaires et militants juifs, l’accusation de génocide est diffamatoire et préjudiciable aux Juifs, au même titre que les accusations d’apartheid et de nettoyage ethnique.
la Communauté du Times of Israël !







