L’UNRWA licencie 70 membres de son personnel à Gaza
Un groupe de veille pro-israélien a salué cette mesure, mais il a accusé l'agence pour les réfugiés palestiniens d'hypocrisie pour avoir refusé de reconnaître ouvertement ses liens avec le Hamas
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L’agence pour les réfugiés palestiniens des Nations unies a expliqué avoir licencié 70 employés à Gaza « dans le but d’atténuer les risques pour la sûreté et pour la sécurité des réfugiés », alors qu’Israël accuse depuis longtemps l’instance de compter de nombreux terroristes du Hamas dans son personnel.
Annonçant cette mesure dans la journée de jeudi, le directeur par intérim de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), Christian Saunders, a expliqué que ces licenciements prenaient « effet immédiatement », ajoutant qu’ils ont « fait suite à une évaluation en matière de sûreté et de sécurité des opérations de l’UNRWA à Gaza ».
Toutefois, le communiqué n’a pas mentionné le Hamas et il a précisé que « le licenciement du personnel ne s’inscrit pas dans le cadre d’une procédure disciplinaire et il ne constitue en aucun cas une validation des allégations qui ont été portées à son encontre ».
« L’UNRWA a demandé à plusieurs reprises aux autorités israéliennes de fournir des informations et des preuves permettant d’étayer les allégations qui ont été portées contre des membres du personnel de l’UNRWA à Gaza – sans recevoir de réponse à ce jour », a affirmé le communiqué.
Israël a présenté des preuves, dans le passé, qui établissaient clairement que des employés de l’agence étaient activement impliqués dans les activités des groupes terroristes de la bande de Gaza. Certaines avaient démontré que des personnels de l’UNRWA avaient pris part au pogrom commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023.
L’État juif a également montré que les infrastructures de l’UNRWA étaient utilisées de manière répétée à des fins terroristes, apportant des preuves des incitations à la haine et de la glorification du terrorisme qui peuvent avoir lieu dans les écoles des agences, auprès des jeunes élèves palestiniens.
UN Watch, un groupe de pression pro-israélien auprès des Nations unies, a salué cette initiative, mais il a accusé l’UNRWA d’hypocrisie pour avoir refusé de reconnaître ouvertement ses liens avec le Hamas.
« Notre travail de documentation continu sur la profonde infiltration de l’UNRWA de la part du Hamas – avec notamment notre carte du réseau terroriste de l’UNRWA qui a permis d’identifier au moins 400 coupables – un travail mené en collaboration avec l’inspecteur général de l’USAID, a finalement contraint l’agence à agir », a commenté Hillel Neuer, directeur exécutif d’UN Watch.
« Depuis des années, UN Watch dénonce les liens étroits qui existent entre les enseignants, les directeurs d’école et d’autres employés de l’UNRWA avec le Hamas – avec des chefs terroristes qui ont pris la tête des syndicats du personnel. La mesure qui a été prise aujourd’hui, si elle est bienvenue, n’est qu’un tout petit début », a ajouté Neuer.
« Cette prise de position incohérente — avec ces licenciements d’individus, tout en refusant d’en reconnaître les raisons — révèle une institution toujours plus soucieuse de se protéger elle-même et son personnel, que de faire preuve d’une véritable neutralité ou de rendre des comptes, même si ses employés ont été infiltrés par le Hamas », a poursuivi UN Watch.
L’UNRWA avait été créée en 1949 dans le sillage de la guerre d’indépendance d’Israël. Elle fournit des aides, des soins de santé et une éducation à des millions de Palestiniens à Gaza, en Cisjordanie et dans les pays arabes voisins — Syrie, Liban et Jordanie.
Environ 5,9 millions de personnes sont enregistrées en tant que réfugiés palestiniens par l’UNRWA, dans la mesure où elles descendent d’Arabes qui avaient été déplacés lors de la guerre de 1948.
Israël soutient depuis longtemps que l’UNRWA perpétue le conflit israélo-palestinien en utilisant cette définition unique du réfugié, avec un statut qui se transmet de génération en génération.
C’est l’une des deux agences des Nations unies chargées des réfugiés : tandis que l’UNRWA s’occupe des Palestiniens, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés est responsable de tous les autres réfugiés à travers le monde.
Israël accuse également depuis longtemps l’UNRWA de laisser ses établissements scolaires servir de tribune aux incitations à la haine à l’encontre de l’État juif et à la glorification du terrorisme.
Depuis le pogrom qui avait été commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, Israël a affirmé que certains membres du personnel de l’UNRWA avaient pris part à cette attaque surprise et que plus de 10 % des employés à Gaza entretenaient des liens avec des groupes terroristes.
Un certain nombre d’otages qui ont été remis en liberté par le groupe terroriste ont également témoigné après leur retour en Israël qu’ils avaient été retenus en captivité dans des écoles et dans des installations de l’UNRWA – et des caméras de sécurité avaient filmé, le 7 octobre 2023, des images des hommes armés, avec notamment un employé de l’UNRWA, en train de faire monter l’otage Yonatan Samerano dans une jeep de l’UNRWA.
Au mois de février 2024, l’armée israélienne avait révélé l’existence d’un centre de données souterrain du Hamas qui était situé directement sous le siège de l’UNRWA dans la bande de Gaza. Tsahal a également pris pour cible à plusieurs reprises des centres de commandement du Hamas et des hommes armés qui se cachaient dans des écoles de l’UNRWA.
Toutefois, certains de ses partisans ont souligné le rôle de premier plan que joue l’agence dans l’aide apportée aux Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie et dans la prévention d’une pauvreté encore plus grande qui serait par ailleurs susceptible d’alimenter davantage la violence et le terrorisme – affirmant qu’aucun autre organisme ou groupe n’est en mesure d’assumer cette responsabilité.
Washington a longtemps été le plus grand donateur de l’UNRWA. L’administration américaine avait néanmoins gelé son financement au mois de janvier 2024 après qu’Israël a accusé le personnel de l’agence d’avoir pris part au massacre du 7-Octobre.
la Communauté du Times of Israël !







