Manifestations anti-Israël en France : Plusieurs milliers de personnes dans les rues
"J'ai honte d'être française, notre gouvernement soutient [le Premier ministre israélien] Benjamin Netanyahu", a déclaré une ingénieure de Caen ayant répondu à l'appel de l'Association France Palestine Solidarité
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Samedi, plusieurs milliers de personnes ont manifesté en France, dont 1 200 dans le centre de Lyon, pour défendre les droits des Palestiniens, à l’appel d’associations et d’organisations syndicales anti-Israël.
« Nous sommes des milliers à Paris et dans toute la France », a déclaré Vincent Gay, membre de l’association altermondialiste Attac, qui avait notamment appelé à manifester place de la Bastille.
La préfecture de police de Paris n’était pas en mesure de communiquer immédiatement le nombre de participants dans la capitale.
Ces manifestations ont eu lieu alors qu’un adolescent palestinien de 15 ans a succombé a ses blessures après avoir été blessé par balle vendredi soir des soldats de l’armée israélienne opérant dans le camp de réfugiés de Dheisheh, en Cisjordanie, selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP).
Les violences en Cisjordanie ont fortement augmenté depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
« L’Union européenne n’a toujours pas rompu ses accords avec Israël », a déploré Gay, estimant par ailleurs que « la France ne condamne que de manière très timide » les exactions commises par des résidents d’implantations extrémistes.
La France et l’UE ont néanmoins pris des sanctions contre des résidents d’implantations israéliens extrémistes, et le gouvernement français a demandé au gouvernement israélien de les juger pour leurs exactions.
Dans le centre de Lyon, sous la bruine, environ 1 200 personnes se sont réunies sur la place Bellecour avant de partir pour une marche, selon le décompte de la préfecture.
« Je suis là pour montrer mon opposition à toutes les velléités coloniales », dit Reda Gassa, un ingénieur de 37 ans, qui évoque Gaza, mais aussi Cuba.
Selon lui, Israël, qui « ne respecte aucune règle », ne peut être un pays « avec lequel on a des relations économiques normales ».
L’une des nombreuses banderoles et pancartes affichait : « La libération de la Palestine commence dans ta rue ».
À Caen, quelques centaines de manifestants ont défilé à l’appel de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS).
« Je suis ici car je suis en colère contre mon pays, la France, qui est complice des crimes de guerre d’Israël, en totale violation du droit international », a déclaré à l’AFP Youmna Bahout, une ingénieure de 27 ans.
« J’ai honte d’être française, notre gouvernement soutient [le Premier ministre israélien] Benjamin Netanyahu », a-t-elle ajouté.
« On aimerait que les criminels de guerre soient jugés partout sur la planète. Si [le président russe Vladimir] Poutine survolait la France, on l’arrêterait immédiatement. Netanyahu, on le laisse faire : c’est un permis de tuer », a-t-elle également estimé.
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