Michal Herzog condamne l’inscription d’Israël sur la liste noire de l’ONU des violences sexuelles
Itamar Ben Gvir fustige le secrétaire général des Nations unies, jugeant l'inscription d'Israël sur la liste noire des pays accusés de violences sexuelles, "honteuse"
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La Première dame Michal Herzog a dénoncé vendredi la mention d’Israël dans un rapport des Nations unies sur les violences sexuelles liées aux conflits.
« Scandale. Honte. Déception. Je ne trouve pas les mots pour décrire ce que je ressens à la lecture du rapport du secrétaire général de l’ONU sur les violences sexuelles liées aux conflits », a-t-elle indiqué dans un communiqué publié sur le compte X du président Isaac Herzog.
« Ayant moi-même rencontré les otages et constaté leur douleur et leurs souffrances après leur retour chez eux, après une captivité insupportable dans les cachots de Gaza, je pose la question suivante : comment peut-on accepter un rapport partial qui commence par un paragraphe affirmant que leurs témoignages de violences sexuelles ne peuvent être vérifiés ? », a écrit la Première dame.
Le rapport indique que les témoignages des otages n’ont pas pu être vérifiés en raison du « refus persistant du gouvernement israélien d’accorder l’accès aux organes compétents de l’ONU pour mener des enquêtes ».
Le rapport précise que l’ONU a vérifié certaines allégations d’abus commis par les autorités israéliennes, sans toutefois en détailler la procédure.
« Aux courageux otages qui ont enduré l’enfer des violences sexuelles infligées par des terroristes et qui sont rentrés chez eux : nous vous croyons. Nous sommes là pour vous. Et vos voix seront entendues », a écrit Herzog.
La Première dame a été l’une des principales porte-paroles d’une campagne visant à dénoncer le recours systématique à la violence sexuelle contre les femmes par le groupe terroriste du Hamas lors de son assaut barbare contre Israël depuis Gaza, le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre qui a suivi.
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a aussi « condamné sans réserve » le rapport du secrétaire général de l’ONU.
« Ce rapport honteux de l’ONU prouve une fois de plus que cette organisation a perdu tout sens moral », a-t-il écrit sur le réseau social X.
« Alors que le Hamas, Daech et les talibans commettent des crimes de guerre, des meurtres, des viols et des prises d’otages, l’ONU choisit de placer ces terroristes et ceux qui les combattent sur la même liste. »
Le groupe terroriste palestinien du Hamas avait été ajouté à la liste noire l’an dernier.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, avait déjà déclaré qu’il s’attendait à ce qu’Israël soit ajouté à la liste et, qualifiant cette décision « d’outrageante », avait indiqué que Jérusalem n’avait jamais reçu de cas spécifiques auxquels répondre avant que la décision ne soit prise.
« Nous leur avons dit : s’il y a des plaintes spécifiques, envoyez-nous les cas afin que nous puissions fournir des réponses précises. Mais nous n’avons reçu aucun cas spécifique », avait rapporté Danon au Times of Israel jeudi.
À la suite de cette décision, Israël a rompu ses relations avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, dont le mandat de dix ans doit expirer le 31 décembre.
Nava Freiberg a contribué à cet article.
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