Microsoft : 4 employés licenciés pour avoir protesté contre les liens avec Israël
Après un sit-in dans le bureau du président pour protester contre l'utilisation présumée du cloud Azure par Israël, Microsoft dénonce une violation grave de ses règles internes
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WASHINGTON — Microsoft a licencié quatre employés qui avaient participé à des manifestations organisées dans les locaux de l’entreprise pour dénoncer les liens de celle-ci avec Israël, dans le contexte de la guerre en cours opposant l’État juif et le Hamas à Gaza. Deux de ces quatre employés avaient pris part à un sit-in cette semaine dans le bureau du président de l’entreprise.
Anna Hattle et Riki Fameli ont reçu des messages vocaux les informant de leur licenciement, a annoncé mercredi le groupe anti-Israël No Azure for Apartheid dans un communiqué.
Deux autres employés, Nisreen Jaradat et Julius Shan, ont également été renvoyés, a ajouté le groupe jeudi. Tous deux faisaient partie des manifestants ayant récemment installé des campements au siège de Microsoft.
Dans un communiqué, Microsoft a justifié ces licenciements par des « violations graves » de ses règles internes, précisant que les manifestations menées sur ses sites avaient « créé d’importants problèmes de sécurité ».
Le groupe No Azure for Apartheid, qui tire son nom de la plateforme de cloud Azure, réclame la fin de toute collaboration avec Israël et le versement de réparations aux Palestiniens.
« Si nous sommes ici, c’est parce que Microsoft continue de fournir à Israël les outils dont il a besoin pour commettre un génocide, en trompant ses propres salariés et en détournant leur attention de cette réalité », a affirmé Anna Hattle dans une déclaration.
Israël dément avec véhémence l’existence d’un génocide à Gaza. L’État juif assure prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les Gazaouis ne soient pas touchés et cibler le Hamas qui, selon lui, est profondément ancré dans les infrastructures civiles de Gaza, notamment les hôpitaux, les mosquées et les camps de personnes déplacées.
Hattle et Fameli figuraient parmi les sept personnes arrêtées mardi après le sit-in dans le bureau du président, Brad Smith. Les cinq autres étaient d’anciens employés ou des militants extérieurs à l’entreprise.
Microsoft « respecte la liberté d’expression de ses employés, mais tant qu’elle s’exerce dans le cadre de la loi », a rappelé Brad Smith.
Par ailleurs, une enquête conjointe de plusieurs médias publiée ce mois-ci a révélé qu’une agence de surveillance militaire israélienne utilisait le cloud Azure pour stocker massivement des enregistrements d’appels téléphoniques de Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza.
Selon cette enquête menée par le Guardian, le magazine israélo-palestinien +972 et le média d’extrême gauche en hébreu Local Call, Israël s’appuie également sur le cloud de Microsoft pour procéder à une surveillance massive de la population palestinienne.
Face à ces révélations, Microsoft a annoncé avoir mandaté le cabinet d’avocats Covington & Burling LLP pour examiner les faits.
D’autres employés du géant américain ont également protesté contre les liens unissant Microsoft et Israël.
Au mois d’avril, le discours prononcé par Mustafa Suleyman, PDG de Microsoft AI, à l’occasion du 50e anniversaire de l’entreprise, a été interrompu par une employée pro-palestinienne qui protestait contre les liens de la firme avec Israël. Cette employée et un autre manifestant ont également été licenciés par la suite.
Des entreprises et des universités ont été confrontées à des manifestations en raison de leurs liens avec Israël, dans un contexte d’aggravation de la crise humanitaire en cours à Gaza et d’intensification des attaques israéliennes.
Cette dernière vague de violence en date d’un conflit israélo-palestinien durant depuis plusieurs décennies a été déclenchée en octobre 2023, lorsque des terroristes du Hamas ont attaqué Israël, tuant 1 200 personnes et en prenant environ 250 autres en otage.
La campagne menée ensuite par Israël contre le groupe terroriste à Gaza a entraîné la mort de dizaines de milliers de Palestiniens, parmi lesquels plus de 20 000 terroristes, selon l’armée israélienne, provoqué une crise alimentaire, déplacé l’ensemble de la population de Gaza, et donné lieu à des accusations de crimes de guerre, ainsi qu’à une pression internationale croissante pour mettre fin aux combats.
la Communauté du Times of Israël !







