Le général de l’armée israélienne en charge de la Cisjordanie a affirmé que les avant-postes agricoles illégaux qui ont été récemment établis « renforcent considérablement la sécurité » dans ce territoire.
Alors qu’il s’exprimait hier lors d’une conférence organisée par le groupe dit « Farm Union », le général de division Avi Bluth, le chef du Commandement central, a déclaré que les avant-postes « s’inscrivent parfaitement dans le concept de sécurité. Ils ne le contredisent pas ».
« Ils s’y intègrent, à condition que cela se reflète également dans la conduite opérationnelle ainsi que dans la conduite éthique et ce, conformément à la loi », a-t-il précisé.
« Tout cela renforce considérablement la sécurité », a ajouté Bluth.
« J’ai une grande confiance en vous tous ici. Je regarde chacun d’entre vous droit dans les yeux. Je vous aime, je vous apprécie, et j’apprécie ce que vous faites », a-t-il continué.
L’organisation de gauche la Paix Maintenant, qui milite contre les implantations israéliennes en Cisjordanie, affirme qu’environ 120 avant-postes agricoles illégaux ont été créés au cours des trois dernières années et demie, depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement.
Certains de ces avant-postes agricoles sont devenus des foyers de violence, avec des extrémistes juifs qui terrorisent les communautés palestiniennes voisines, tandis que des militants utilisent ces communes agricoles pour étendre l’emprise d’Israël sur le territoire de la Cisjordanie.
Ces avant-postes sont souvent implantés sur des terres définies comme appartenant à l’État, mais sans autorisation du Conseil des ministres, ce qui signifie qu’ils sont illégaux au regard de la loi israélienne.
Toutefois, les ministères ont directement financé ces avant-postes agricoles, en leur fournissant du matériel de sécurité et des subventions pour l’élevage.
Le gouvernement cherche à les légaliser.