Œuvre anti-Israël effacée : Un district scolaire de New York paie 125 000 $
Long Island a été condamné à indemniser une élève dont l’œuvre représentant une pastèque ornée d'un motif de keffieh sur sa place de parking avait été recouverte par le lycée
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JTA — Le district scolaire de Long Island a accepté de verser 125 000 dollars à une ancienne élève dont l’œuvre anti-Israël avait été recouverte de peinture.
Ce procès faisait suite à un incident survenu en septembre 2024 au lycée High School West, qui avait autorisé les élèves de terminale à décorer leur place de stationnement sur le campus.
Une élève musulmane américaine, alors en terminale, avait peint une pastèque ornée d’un motif de keffieh, avec son nom en arabe et la phrase « Que la paix soit avec vous » sur sa place de stationnement.
À l’époque, les manifestations contre la guerre à Gaza battaient leur plein. De plus, la pastèque et le keffieh, le foulard traditionnel palestinien, sont deux symboles largement utilisés pour exprimer la solidarité avec la cause palestinienne adopté par les manifestants de gauche anti-Israël.
Le lycée avait recouvert l’image après qu’elle eut suscité un tollé parmi certains parents juifs du district, qui estimaient qu’elle enfreignait les règles de l’établissement interdisant les motifs à caractère politique.
« Pour le district scolaire, la neutralité est la question la plus importante lorsqu’il s’agit de limiter la liberté d’expression », a déclaré Me Jacob Feldman, l’avocat du district scolaire de Half Hollow Hills, lors d’une réunion du conseil scolaire, selon un article de Newsday de l’époque.
A former student at Half Hollow Hills High School West on Long Island has reached a $125,000 settlement with her school district after a dispute over a pro-Pales-tinian symbol she painted on her assigned parking spot. The artwork, created in September 2024 as part of a senior… pic.twitter.com/qi3idkgAoN
— TMJ News Network (@tmjnewsnetwork) May 14, 2026
L’élève, dont l’identité n’a pas été révélée publiquement, a témoigné lors de cette réunion l’an dernier.
« Mon directeur m’a dit que la pastèque était interprétée comme antisémite par des adultes anonymes », a-t-elle déclaré, selon Newsday.
« Je suis profondément offensée que le mot antisémite ait été utilisé pour décrire l’une de mes œuvres d’art. »
En mars 2025, la section new-yorkaise du Council on American-Islamic Relations (CAIR) controversé avait intenté un procès au nom de l’élève, assistée du cabinet d’avocats Stoll, Glickman & Bellina LLP.
Le CAIR, dont le directeur avait salué le 7-Octobre, alléguait que le district avait violé son droit à la liberté d’expression et lui avait causé une détresse émotionnelle.
« La censure du discours anti-Israël de la plaignante n’avait pas pour but d’empêcher une perturbation substantielle des activités scolaires ou une atteinte aux droits d’autrui, puisque Half Hollow autorisait et amplifiait même les discours sur d’autres sujets tout aussi, voire plus, controversés », indiquait la plainte, selon l’Associated Press.
Dans le dossier judiciaire, Me Steven Stern, un avocat désigné par l’assureur du district, a écrit que l’image de la pastèque constituait « un discours de haine antisémite symbolisé », et a affirmé que le district devait pouvoir dicter les œuvres d’art autorisées sur le parking.
« N’importe quel élève, enseignant ou membre du public aurait pu entrer sur le parking et raisonnablement comprendre que l’école approuvait un message politique – ou pire, un discours de haine antisémite – en l’autorisant », a écrit Me Stern, selon Newsday.
Ce règlement, approuvé par le conseil scolaire de Half Hollow Hills lors d’une réunion le 21 avril, sera pris en charge par l’assureur du district, selon le directeur John O’Farrell.
Dans une déclaration obtenue par Newsday, O’Farrell a déclaré que les élèves n’étaient plus autorisés à peindre leurs places de stationnement « à la suite de l’incident et des perturbations qu’il a causées ».
Ce procès n’était pas la première fois que le district scolaire était au cœur d’une controverse liée à Israël.
L’an dernier, le district avait déjà fait l’objet d’une attention particulière après qu’un guide d’étude distribué à certains élèves de seconde avait décrit le sionisme comme « un exemple de nationalisme extrême », ce qui avait suscité la condamnation de la députée Elise Stefanik.
Me Christina John, avocate au sein de la section new-yorkaise du CAIR, qui a intenté le procès aux côtés du cabinet Stoll, Glickman & Bellina LLP, s’est félicitée de cette issue dans un communiqué.
« Cet accord envoie un message clair : la discrimination fondée sur les opinions et la censure de l’expression palestinienne ne peuvent être justifiées sous le prétexte de la neutralité », a déclaré Me John.
« Aucun élève ne devrait être interrogé, réduit au silence ou puni pour avoir exprimé pacifiquement son identité ou sa solidarité avec les peuples opprimés. »
la Communauté du Times of Israël !







