Qassem : Les efforts du Liban pour désarmer le Hezbollah « ne sont pas dans l’intérêt du pays »
Qualifiant le plan de désarmement du gouvernement "d'israélo-américain", le chef du groupe terroriste affirme que, puisque Tsahal continue de frapper le Hezbollah, celui-ci n'a plus besoin de rendre ses armes
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Le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, Naïm Qassem, a affirmé dimanche que les pressions visant à désarmer son mouvement relevaient d’un « plan israélo-américain », accusant Israël de ne pas respecter l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024.
Sous la pression des États-Unis et d’Israël, l’armée libanaise est censée achever d’ici la fin de l’année le désarmement du mouvement pro-iranien au sud du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière avec Israël, avant d’étendre l’opération au reste du pays.
« Le déploiement de l’armée libanaise au sud du Litani au cours de la période écoulée n’était requis que si Israël avait respecté ses engagements […] à mettre fin à l’agression, à se retirer, à libérer les prisonniers et à lancer la reconstruction », a déclaré Qassem dans une allocution télévisée.
« Alors que l’ennemi israélien n’a appliqué aucune des clauses de l’accord […] le Liban n’est plus tenu de prendre la moindre mesure, à quelque niveau que ce soit, avant que les Israéliens ne respectent leurs obligations », a-t-il ajouté.
Malgré le cessez-le-feu de 2024 censé mettre fin à plus d’un an d’hostilités entre Israël et le Hezbollah, l’État hébreu a poursuivi ses frappes sur le Hezbollah et maintenu des troupes dans cinq zones jugées stratégiques dans le sud du pays.
Selon l’accord, le Hezbollah devait retirer ses forces au nord du fleuve Litani et voir ses infrastructures militaires démantelées dans les zones évacuées.
Hezbollah’s Secretary General, Sheikh Naim Qassem, delivers speech https://t.co/UxfNLb2szI
— Live Stream (@Stream_liv) December 28, 2025
« Le désarmement est un plan israélo-américain », a indiqué Qassem, ajoutant que « réclamer le monopole des armes alors qu’Israël mène une agression et que l’Amérique impose sa volonté au Liban en le privant de sa force signifie qu’on n’agit pas dans l’intérêt du Liban, mais dans celui d’Israël ». Les armes devraient être transférées à l’armée libanaise.
« L’État n’est pas tenu d’être le gendarme d’Israël ni de renoncer à sa souveraineté », a-t-il poursuivi.
Israël a mis en doute l’efficacité de l’armée libanaise dans le processus de désarmement du Hezbollah, qu’il accuse de se réarmer, alors que le groupe terroriste chiite libanais rejette les appels à céder ses armes.
Mardi, le chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, a affirmé que l’armée était « en train d’achever la première phase du plan ».
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