Références à la « Palestine » supprimées par le British Museum : l’AP se tourne vers le gouvernement de Londres
L'établissement avait supprimé en février certaines références à la Palestine dans certaines de ses expositions
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

L’ambassadeur de l’Autorité palestinienne (AP) au Royaume-Uni, Husam Zomlot, a demandé au ministère britannique des Affaires étrangères d’intervenir après que le British Museum a supprimé certaines références à la « Palestine » dans certaines de ses expositions, a rapporté jeudi le Guardian.
En février, le musée avait modifié le contenu de certains de ses panneaux à la suite de plaintes concernant l’exactitude historique formulées par le groupe pro-Israël UK Lawyers for Israel (UKLFI).
Le musée avait alors déclaré aux médias que « pour les galeries consacrées au Moyen-Orient et aux cartes illustrant les anciennes régions culturelles, le terme « Canaan » est pertinent pour le sud du Levant à la fin du deuxième millénaire avant notre ère. Nous utilisons la terminologie de l’ONU sur les cartes indiquant les frontières modernes, par exemple Gaza, la Cisjordanie, Israël, la Jordanie, et nous désignons les ‘Palestiniens’ comme un identifiant culturel ou ethnographique lorsque cela est approprié. »
La province romaine de Judée a été rebaptisée « Syria-Palestina » après la répression de la révolte juive menée par Simon Bar-Kochba par les Romains en 135 de notre ère. Le nom « Palestine » aurait été choisi pour faire écho à celui des Philistins, un peuple qui vivait dans la région à l’âge du fer (1200-586 avant notre ère) et qui apparaît fréquemment dans la Bible comme l’un des ennemis des Israélites.
Selon le Guardian, une fois les modifications apportées, Zomlot a contacté le musée pour le persuader de les annuler.
En mars, il a été invité à rencontrer le directeur du musée, Nicholas Cullinan. Cependant, ce dernier n’a pas donné suite à sa demande, ce qui a incité l’ambassadeur à s’adresser au ministère des Affaires étrangères.
« J’ai envoyé une lettre au ministre chargé des Affaires étrangères, et nous attendons [une réponse] », a déclaré Zomlot.
« Pour moi, ce n’est pas seulement une question politique. Ce n’est pas seulement une question juridique. Ce n’est même pas seulement une question historique. C’est une question existentielle. Car effacer notre passé, c’est effacer notre présent. »
Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré au Guardian : « Les musées et les galeries d’art au Royaume-Uni sont indépendants du gouvernement, ce qui signifie que les décisions relatives à la gestion de leurs collections relèvent de la compétence de leurs administrateurs. »
la Communauté du Times of Israël !







