Regev : La guerre à Gaza va continuer ; Israël ne doit pas « craindre » l’occupation
La ministre du Likud se dit "optimiste" quant à la conclusion d'un accord partiel, et dit qu'en cas d'échec, Israël devra "instaurer un gouvernement militaire" et réoccuper l'enclave
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La ministre des Transports, Miri Regev, a déclaré mercredi, dans une interview, qu’elle ne soutiendrait aucun cessez-le-feu permanent à Gaza, et qu’Israël ne devait pas « avoir peur » d’engager une occupation militaire de l’enclave palestinienne.
S’exprimant dans le podcast d’actualité politique 120 and One de Ynet, Regev (Likud), a indiqué à la journaliste Moran Azoulay qu’elle soutenait l’accord de cessez-le-feu partiel et de libération des otages actuellement en négociation, mais pas un accord qui mettrait fin à la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui dure depuis 21 mois.
« Il n’y aura pas de fin à la guerre », a-t-elle déclaré, arguant que « ceux qui parlent de mettre fin à la guerre poussent le Hamas à durcir ses positions ».
Lorsque l’animatrice a fait remarquer à Regev que les otages n’avaient pas le temps d’attendre d’autres accords partiels, Regev a concédé qu’elle était « prête à accepter un cessez-le-feu de 60 jours, mais nous ne reviendrons pas à la réalité d’avant le 7 octobre. Le Hamas ne pourra pas rester sur place en tant qu’organisation disposant de capacités opérationnelles et gouvernementales ».
« C’est le Hamas qui empêche la conclusion d’un accord », a-t-elle affirmé, ajoutant qu’elle était « optimiste » quant à la signature prochaine d’un accord grâce aux efforts du président américain Donald Trump.
Elle a toutefois précisé que « si aucun accord n’est conclu, nous devrons occuper la bande de Gaza et instaurer un gouvernement militaire. Nous devons cesser d’avoir peur de cette option ».
« Il faut créer une pression et instaurer un gouvernement militaire jusqu’à ce que le régime du Hamas soit renversé et qu’une population émerge, prête à élire des dirigeants et un gouvernement qui souhaitent vivre en paix », a-t-elle poursuivi.
Interrogée sur le projet gouvernemental controversé de « ville humanitaire » – qui prévoit le transfert d’environ 600 000 Gazaouis dans une zone bouclée construite sur les ruines de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, Regev a déclaré qu’elle soutenait « la séparation entre la population et le Hamas ».
Le présentateur du podcast l’a alors interrogée sur ce que cela signifierait concrètement pour les Gazaouis vivant dans cette nouvelle zone, d’autant plus que, selon le plan, Tsahal empêcherait toute sortie une fois les habitants installés.
« C’est donc, en quelque sorte, une prison ? », a-t-il demandé.
« Ils vivent déjà aujourd’hui dans une prison dirigée par le Hamas », a répondu Regev.
Les négociations en vue d’un accord sont en cours depuis le 6 juillet. Le texte en discussion prévoit la libération de 10 otages vivants et la restitution des corps de 18 otages tués, en échange d’un nombre encore indéterminé de prisonniers palestiniens emprisonnés pour activités liées au terrorisme, le tout dans le cadre d’une trêve de 60 jours.
Une fois le cessez-le-feu temporaire entré en vigueur, les parties engageraient des discussions sur les conditions d’un cessez-le-feu permanent et sur la libération des 22 otages restants, dont une dizaine seraient encore en vie.
Les médiateurs se sont dits optimistes la semaine dernière, après qu’Israël a accepté d’abandonner ses exigences initiales sur l’ampleur de sa présence militaire à Gaza pendant la trêve. Depuis, le Hamas fait traîner sa réponse aux concessions israéliennes. Selon une source, mardi soir, le groupe ne s’était toujours pas exprimé.
La guerre à Gaza a été déclenchée par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, au cours duquel des terroristes du groupe et d’autres, ainsi que des civils de Gaza ont assassiné plus de 1 200 personnes et en ont enlevé 251 pour les emmener en otages dans la bande de Gaza.
Depuis, environ 58 000 personnes auraient été tuées à Gaza, selon le ministère de la Santé de l’enclave, contrôlé par le Hamas. Ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et ne distinguent pas les civils des terroristes.
la Communauté du Times of Israël !







