Royaume-Uni : les poursuites contre les soutiens de Palestine Action suspendues
Le 13 février, la justice britannique a jugé "disproportionnée" l'inscription de ce groupe sur la liste des organisations terroristes et son interdiction à partir de juillet 2025
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les poursuites en cours au Royaume-Uni contre des personnes accusées de soutenir le groupe Palestine Action sont suspendues jusqu’à la fin du mois de juillet, après qu’un tribunal a rejeté en première instance l’interdiction de ce mouvement par le gouvernement, a annoncé mardi un juge britannique.
Le 13 février, la justice britannique a jugé « disproportionnée » l’inscription de Palestine Action sur la liste des organisations terroristes et son interdiction à partir de juillet 2025 par le gouvernement travailliste de Keir Starmer.
Le gouvernement a fait appel, mais l’interdiction reste en vigueur dans l’attente de l’examen de cet appel.
Mardi, trois personnes qui avaient été inculpées pour soutien à un groupe terroriste pour avoir exprimé leur soutien à Palestine Action lors d’une manifestation à Londres en juillet dernier, ont comparu devant un tribunal londonien.
Lors de l’audience, le juge Paul Goldspring a décidé que leur procès, prévu le 16 mars, devait être ajourné, tout comme ceux de toutes les autres personnes inculpées pour les mêmes faits.
Selon le juge, préparer des dossiers qui « pourraient ne pas être » nécessaires représente « une tâche énorme pour tout le monde, y compris pour les tribunaux ».
Il serait « judicieux » d’examiner tous les dossiers en cours, a-t-il ajouté, se disant « réticent » à fixer des dates de procès dans ce contexte.
Il a indiqué que tous les dossiers seraient réexaminés le 30 juillet.
Le gouvernement avait classé Palestine Action comme organisation terroriste, au même titre qu’Al-Qaïda, le Hezbollah ou l’Armée républicaine irlandaise (IRA), peu après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de l’armée de l’air britannique, qui auraient porté atteinte à la sécurité nationale.
Plus de 2 700 personnes ont été arrêtées depuis juillet et plusieurs centaines inculpées à l’issue de dizaines de manifestations de soutien au groupe interdit, selon l’association Defend Our Juries, qui les organise.
En vertu de cette interdiction, toute expression de soutien à Palestine Action est à ce stade passible d’une sanction allant jusqu’à six mois de prison.
L’appartenance au groupe ou l’organisation d’événements de soutien peut quant à elle être punie de peines allant jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.
la Communauté du Times of Israël !







