Shas et Degel HaTorah se disputent le contrôle du Conseil religieux de Jérusalem
Lors des réunions de faction, des députés de haut rang des deux partis ultra-orthodoxes se sont mutuellement accusés de nuire à la religion en Israël
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La querelle entre les partis ultra-orthodoxes Shas et Degel HaTorah au sujet du contrôle du Conseil religieux de Jérusalem a éclaté au grand jour, des législateurs de haut rang des deux partis s’accusant mutuellement de porter atteinte à la religion en Israël.
Degel HaTorah est l’une des deux factions qui composent le parti Yahadout HaTorah.
Selon le site d’information Behadrei Haredim, lors de la réunion hebdomadaire de la faction Shas à la Knesset, lundi, l’ancien ministre des Affaires religieuses, Michael Malkieli, a accusé le député Moshe Gafni, chef de Degel HaTorah, de s’être « allié aux ennemis de la religion et de l’opposition » pour empêcher l’approbation d’une enveloppe de 30 millions de shekels destinée à la rénovation des bains rituels, « simplement parce qu’ils estimaient mériter un certain rôle ».
Malkieli aurait également remis en question la « prise de décision dans tous les domaines liés à la religion en Israël ».
La semaine dernière, Degel HaTorah s’était abstenu de voter en faveur d’un financement supplémentaire pour le ministère des Affaires religieuses, sujet qui tient particulièrement à cœur à Shas, dans le cadre de la lutte pour la nomination du nouveau président du Conseil religieux de Jérusalem.
Selon le site d’information ultra-orthodoxe Kikar HaShabbat, Gafni s’est opposé à la nomination de Hananel Shem Tov, un proche du chef de Shas, Aryeh Deri, à ce poste, estimant que c’était à son parti de le choisir.
De son côté, Shas a fait valoir que son accord de coalition lui donnait le pouvoir de choisir le président du conseil.
Lors de sa réunion de faction, lundi, Yahadout HaTorah a décidé de boycotter les votes sur les projets de loi de la coalition cette semaine, afin de gagner en influence dans cette querelle.
Ce boycott marque une escalade par rapport au boycott partiel des projets de loi que le parti applique depuis des mois. Dans ce cadre, il a notamment refusé de voter sur les lectures préliminaires des projets de loi privés présentés par des députés de la coalition.
En réponse aux déclarations de Malkieli, un porte-parole de Gafni a publié un communiqué attribué à ses collaborateurs dans lequel il dénonce des « tentatives de diffamation mesquines » motivées par « la peur de perdre le contrôle, le pouvoir et l’autorité ».
« Le député rabbin Gafni agit en accord avec les conseils de nos maîtres et rabbins, les grands sages de la Torah, à chaque étape », a déclaré le porte-parole, accusant Shas de mauvaise gestion des questions religieuses.
« Nous avons tous été témoins des dégâts et de la destruction qu’ils ont causés ces dernières années en matière de casheroute, de mikvaot et de toutes les questions religieuses, y compris à Jérusalem. L’époque où la communauté Degel HaTorah n’était pas représentée sur ces questions dans tout le pays – de Metula à Eilat, y compris Jérusalem, où Degel HaTorah est la plus grande faction de la ville – est révolue », a déclaré le porte-parole.
« Si certains membres de Shas n’ont pas encore compris la nouvelle réalité, ils devraient l’intérioriser. Le peuple s’est déjà exprimé. Le changement est déjà en marche. »
Shas fait depuis longtemps du contrôle des rabbinats locaux une priorité politique majeure.
la Communauté du Times of Israël !







