Stanford : les poursuites contre les manifestants anti-Israël vont être abandonnées
Les militants ont versé 52 000 $ à titre de dédommagement et se sont engagés à effectuer 100 heures de TIG après que le procès sur l'incident de 2024 s'est soldé par un non-lieu
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Cinq manifestants anti-Israël, dont le procès tenu en début d’année concernant une manifestation organisée en 2024 à l’université de Stanford s’était soldé par un vice de procédure, verront les charges retenues contre eux abandonnées s’ils effectuent des travaux d’intérêt général et versent des dommages-intérêts, ont déclaré lundi les procureurs.
Les accusés, qui sont un étudiant actuel et quatre anciens étudiants de Stanford, faisaient partie des milliers de manifestants arrêtés sur des campus à travers tout le pays en 2024 lors de manifestations liées à la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas. La plupart des accusations pénales ont été classées sans suite, mais les étudiants de Stanford ont été jugés dans le comté de Santa Clara.
Les cinq accusés étaient poursuivis pour vandalisme et association de malfaiteurs en vue d’une intrusion, après que des manifestants se furent barricadés pendant plusieurs heures, le 5 juin 2024, dans les bureaux du président et du vice-recteur de l’université.
Les procureurs avaient déclaré, au moment du dépôt des accusations, qu’au moins un suspect était entré dans le bâtiment en brisant une fenêtre. La police a arrêté 13 personnes le 5 juin 2024 en lien avec cet incident, et l’université a déclaré que le bâtiment avait subi des dégâts « importants ».
Les manifestants avaient rebaptisé le bâtiment « Bureau du Dr. Adnan », en référence à Adnan al-Bursh, un médecin palestinien décédé dans une prison israélienne après plusieurs mois de détention.
En 2024, des manifestations ont éclaté sur les campus à travers tout le pays à la suite du conflit entre Israël et le Hamas. Les étudiants avaient installé des campements et exigeaient que leurs universités cessent toute relation commerciale avec Israël ou avec les entreprises soutenant ses efforts de guerre contre le groupe terroriste palestinien. Environ 3 200 personnes avaient été arrêtées dans tout le pays cette année-là.
Alors que certains établissements ont mis fin aux manifestations en concluant des accords avec les étudiants ou en attendant simplement qu’elles s’essoufflent, d’autres ont fait appel à la police. La plupart des poursuites pénales ont toutefois été classées sans suite.
Certains étudiants juifs ont déclaré que les manifestations avaient pris une tournure antisémite et qu’ils craignaient désormais de mettre les pieds sur le campus.
En février, un juge a prononcé l’annulation du procès, les jurés n’étant pas parvenus à un verdict. Douze manifestants avaient initialement été inculpés de vandalisme, un délit grave. Sept d’entre eux avaient auparavant accepté des négociations de peine ou des programmes de déjudiciarisation.
Le procureur du comté de Santa Clara, Jeff Rosen, avait déclaré qu’il comptait demander un nouveau procès, mais les avocats de la défense ont réussi à faire valoir que lui-même et son bureau devaient être écartés de l’affaire. Ils ont invoqué plusieurs motifs, notamment des déclarations de Rosen et une collecte de fonds pour sa réélection qui liaient les poursuites à la lutte contre l’antisémitisme.
En mai, la juge Kelley Paul, de la Cour supérieure du comté de Santa Clara, a écarté Rosen et ordonné au bureau du procureur général de prendre en charge l’affaire.
Le bureau du procureur général Rob Bonta a déclaré lundi que les accusés devaient verser une indemnisation totale d’environ 52 000 dollars à l’université et effectuer chacun 100 heures de travaux d’intérêt général. Cette indemnisation a été intégralement versée, selon un communiqué publié au nom des manifestants.
Me Avi Singh, avocat commis d’office adjoint du comté de Santa Clara, qui représentait l’un des accusés, a déclaré au San Francisco Chronicle que tous avaient « intégralement versé l’indemnisation et accepté d’effectuer un nombre important d’heures de travail d’intérêt général afin de pouvoir aller de l’avant dans leur vie ».
« Alors que cette saga touche à sa fin, nous sommes touchés par l’élan de soutien de la communauté et nous tournons à nouveau notre regard vers Gaza, le point de repère de notre lutte, pour réaffirmer notre engagement en faveur de la solidarité », a déclaré Germán González, l’un des accusés, dans ce communiqué.
Sept autres accusés ont déjà bénéficié de diverses mesures de diversion ou de sursis à l’exécution du jugement par les tribunaux dans l’affaire de Stanford.
la Communauté du Times of Israël !







