Trump : « sans la capacité d’agir, l’Iran n’est plus le tyran du Moyen-Orient »
Téhéran dément toute prorogation du cessez-le-feu, tandis que 30 pays condamnent les exécutions auxquelles a procédé la République islamique pour réprimer la contestation
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Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis maintiendraient le blocus des ports iraniens et l’Iran que le détroit resterait fermé tant que ses exigences ne seraient pas satisfaites.
« Les États-Unis ont le contrôle total du détroit d’Ormuz. JE CROIS bien QUE NOUS ALLONS LE GARDER ! », a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social. « Notre blocus naval est qualifié par tout le monde de « MUR D’ACIER », et l’Iran ne peut rien faire contre. »
« Ils n’ont plus de Marine, plus de force aérienne, ce qui leur reste de soldats ne sont plus payés, le [Corps des gardiens de la révolution islamique] est décimé et en fuite, et leur « autorité » est incertaine, dans le meilleur des cas ! Ils n’ont plus d’argent – Leur pays est « foutu » », a écrit Trump.
« Tout ce qu’ils ont, ce sont des FAKE NEWS et une INFLATION À 300 %, qui ne fait que s’aggraver ! L’Iran, ce n’est plus que des mots : sans la capacité d’agir, il n’est plus le tyran du Moyen-Orient », a écrit Trump. « Rendons grâce à Allah ! »
L’Autorité iranienne du détroit du golfe Persique – créée par la République islamique en mai dernier pour contrôler le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz – a écrit sur X : « Les affirmations et publications répétées des autorités américaines selon lesquelles le détroit d’Ormuz ne serait plus bloqué ne changent rien à la réalité : le détroit d’Ormuz est toujours bloqué et ne sera pas rouvert tant que les exigences de l’Iran ne seront pas acceptées. »
Dernièrement, Trump s’est répandu en insultes envers les dirigeants iraniens, après les avoir qualifiés de beaucoup plus raisonnables que leurs prédécesseurs il y a de cela moins de deux mois, au moment de la signature du protocole d’accord avec Téhéran supposé mettre définitivement fin à la guerre entre les deux pays et rouvrir le détroit.
Le président américain aimerait se déclarer vainqueur de l’Iran, sans pour autant être parvenu à un accord sur le programme nucléaire iranien, et ce afin de se désengager du dossier, ce qui risque, faute de démanteler le blocus, de maintenir le prix du carburant à un niveau élevé et de laisser la porte ouvert à de nouvelles frappes iraniennes contre ses voisins qui déstabilisent la région.
Mercredi, le ministre de l’Intérieur du Pakistan s’est rendu en Iran pour évoquer des questions liées à la sécurité et la stabilité régionales, entre autres, a indiqué son cabinet.
« Il s’entretient des relations bilatérales, de la sécurité, de la sécurité et de la stabilité régionales, ainsi que d’un engagement constructif entre les parties prenantes et événements de la région », a déclaré le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, Tahir Andrabi, dont le gouvernement joue le rôle de médiateur afin de mettre un terme aux combats.
L’agence de presse turque Anadolu, citant des sources gouvernementales pakistanaises, a rapporté que Téhéran et Washington étaient convenus de proroger le cessez-le-feu de 60 jours dans le cadre de leur accord intérimaire signé en juin dernier, ce que l’Iran a démenti. Il n’y a eu aucune discussion entre l’Iran et les États-Unis en ce qui concerne la prorogation du cessez-le-feu, a déclaré à Reuters une source iranienne de haut rang.
« Il n’est pas question d’une prorogation car, du point de vue de l’Iran, la période prévue n’a jamais commencé et il n’y a donc rien à proroger. Les États-Unis ont enfreint l’accord intérimaire 48 heures après sa conclusion et s’en sont retirés quelques jours plus tard », a expliqué la source en question.
« L’une des questions abordées par l’intermédiaire des médiateurs est le retour des États-Unis à l’accord intérimaire et la définition du calendrier de mise en oeuvre effective des engagements. Il n’y a absolument aucun progrès sur cette question », a ajouté la source.
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